ELWATAN-ALHABIB
dimanche 31 août 2014
 

Formation militaire britannique pour les miliciens de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL)!

 

 

 

août 31, 2014
Cet article est une dépêche de l’agence ANI, une des deux grandes agences indiennes de presse avec PTI,
La dépêche résume en fait un article du Daily Star, un tabloïd anglais, Dans l‘article de ce tabloïd on peut aussi lire l’avis d’une source militaire britannique qui explique que compte tenu du fait qu’on estime à 600 le nombre de Britanniques enrôlés dans l’Etat Islamique en Irak et au Levant, on ne doit pas s’étonner si un ou deux ont eu une expérience militaire dans l’armée de Sa majesté.
Pourtant on a du mal à s’imaginer un ou deux anciens soldats britanniques former à leurs méthodes des bataillons entiers d’une milice dont l’effectif compte plusieurs milliers de combattants. Or on nous parle de miliciens recevant une formation typiquement britannique d’un bon niveau…
Ces formateurs originaires de Grande Bretagne sont donc sans doute plus nombreux et on voit mal l’armée britannique accueillir dans ses rangs autant de soldats qui se transformeraient par la suite en « djihadistes » .
L’hypothèse la plus plausible est que nous sommes là devant des mercenaires, une profession en plein essor depuis le début du 21ème siècle comme on a pu le voir en Afghanistan mais aussi en Irak où des sociétés privées ont prêté main forte aux troupes d’occupation étrangères.
La question qui me vient est : qui les paye et pourquoi?

MI6, CIA : des anciens membres de l’armée britannique entraînent maintenant les militants de l’Etat Islamique en Syrie et en Irak.

DNA News (Inde) 31 août 2014 traduit de l’anglais par Djazaïri
ANI -Un article a révélé que le MI6, services secrets britanniques, et la Central Intelligence Agency (CIA) américaine ont intercepté des conversations sur téléphones mobiles et des e-mails qui montrent que plusieurs anciens membres de l’armée britannique ont rejoint les rangs de l’Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL).
Selon une source militaire, des agents proches de l’EIIL ont aussi révélé que des personnes avec des accents anglais et un passé militaire entraînent maintenant les membres de l’organisation terroriste en Irak et en Syrie, a rapporté le Daily Star. Ils ont peut-être servi dans l’armée régulière britannique ou dans la Territorial Army (réserve formée de volontaires).
La Territorial Army britannique avait été déployée en Irak en 2004
La Territorial Army britannique avait été déployée en Irak en 2004
Ces anciens personnels de l’armée utilisent les mêmes exercices et les mêmes techniques que ceux en vigueur dans l’armée britannique. La source affirme que les recrues qui rejoignent l’EIIL reçoivent une formation militaire d’un niveau « assez bon » avant d’être autorisées à participer aux combats. On ne leur apprend pas seulement à combattre mais aussi à économiser les munitions, à tirer à bon escient, à organiser des embuscades et entreprendre des opérations de jour comme de nuit. Ceux qui excellent dans le maniement des armes sont aussi formés à l’utilisation de fusils de précision et d’autres armes à longue portée.
Près de 6000 ressortissants britanniques ont rejoint l’organisation jusqu’à présent, indique la source.
Entretemps, le premier ministre David Cameron a reconnu que l’EIIL était différent de tout ce que la Grande Bretagne avait connu auparavant. Vendredi, il a également qualifié le niveau de la menace de « grave ».
 
 
Netanyahu: On a retiré l'armée en crainte que nos soldats ne soient tués ou capturés à Gaza
 
 
 
[ 31/08/2014 - 19:39 ]
Jérusalem occupée – CPI

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a justifié le retrait de son armée de la Bande de Gaza au cours de la récente agression par sa peur de la poursuite de la chute des soldats comme morts, blessés ou prisonniers.
Dans une interview avec la deuxième chaîne hébreu, Netanyahu a déclaré, hier, qu'il ne voulait pas  pousser toutes les forces armées israéliennes au front de Gaza, ainsi drainer les capacités d'Israël sur un front, tandis que les fronts syrien et libanais sont enflammés.
Il a déclaré qu'il a individuellement pris la décision du cessez-le-feu et l'acceptation de l'initiative égyptienne, après avoir obtenu un mandat du Cabinet pour prendre une telle décision.
En réponse sur une question concernant son intention d'occuper la Bande de Gaza et la destruction du pouvoir du Hamas, Il a vu qu'il est juste dans cette phase d'effectuer l'offensive militaire qui a détruit la majorité de la capacité du Hamas, selon ses allégations, au moment où il n'a pas exclu de prendre telle mesure en cas de détérioration de la situation à venir.
Il a parlé sur le prix élevé qui sera payé par Israël si elle a tenté d'occuper la Bande de Gaza, alors que telle mesure a besoin d'un long séjour dans le secteur qui , selon lui,  ne le voulait pas.
Il a fait allusion au processus de paix et ses relations avec le président de l'AP, Mahmoud Abbas, en l'appelant à renoncer au partenariat avec le Hamas et le mettre en rebut afin de commencer alors un processus politique menant à un accord de paix.
Il a affirmé: "Abou Mazen doit choisir entre la paix avec Israël ou le Hamas", soulignant que dans le cas de l'abandon d'un partenariat avec le Hamas serait prêt à aller pour un accord de paix".
 
 

Israël veut s'approprier 400 hectares de terres en Cisjordanie

 

 

Le Monde.fr avec AFP 
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Israël a décidé de s'approprier 400 hectares de terres situées en Cisjordanie dans le secteur de Bethléem, en réponse au meurtre de trois jeunes Israéliens en juin dans le territoire occupé, a indiqué l'armée dimanche 31 août. Les autorités ont annoncé le lancement de la procédure déclarant propriété de l'Etat israélien ces 400 hectares proches de la colonie de Gva'ot, a indiqué l'armée. Les parties concernées ont quarante-cinq jours pour faire appel.

La décision a été prise par « les instances politiques » après le meurtre, en juin, de trois étudiants israéliens enlevés au bord de la route dans le même secteur, connu des Israéliens sous le nom de Gush Etzion, un groupe de colonies que les Israéliens entendent bien conserver dans toute éventualité de règlement du conflit avec les Palestiniens.
UNE « PUNITION COLLECTIVE »
La mort des trois jeunes Israéliens a enclenché une nouvelle spirale de violences israélo-palestiniennes et, le 8 juillet, le début de la guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza. Israël a attribué le meurtre des trois étudiants israéliens au Hamas, l'organisation islamiste qui contrôle la bande de Gaza. Le Hamas nie et dit que, si des membres du Hamas sont impliqués, lui-même n'a jamais été informé de leur projet.
La décision d'accaparer ces 400 hectares est une « punition collective infligée aux Israéliens que l'on éloigne encore davantage d'une perspective de paix avec deux Etats  pour deux peuples », a dénoncé Hagit Ofran, une responsable de l'association israélienne La Paix maintenant, qui milite pour la fin du conflit israélo-palestinien.
Selon l'ONG, l'appropriation est fondée sur une loi ottomane de 1858 en vertu de laquelle l'Etat peut récupérer des terres non occupées et non cultivées. Le conseil des colonies de Gush Etzion a, lui, salué dans un communiqué l'annonce faite dimanche comme le prélude à l'expansion de Gva'ot et à la naissance d'une « nouvelle ville ».
 
 
Malgré le respect de la trêve, une incertitude inquiétante plane sur Gaza
 
 
 
 
 
par Kharroubi Habib
Le cessez-le-feu «illimité» ayant mis un terme à cinquante jours d'agression d'Israël contre la bande de Gaza est respecté par les deux parties depuis son entrée en vigueur. L'on s'en réjouit pour la population gazaouie qui renoue grâce au calme revenu avec un semblant de vie normale. Du moins autant qu'elle le peut au regard de la gravité des problèmes auxquels elle est confrontée conséquence des terribles effets des barbares bombardements israéliens. Tout est à reconstruire à Gaza en même temps que tout y manque.

L'allègement du blocus israélo-égyptien a certes permis aux aides internationales de commencer à affluer vers la bande de Gaza et de parer à l'urgence qui est de faire parvenir à la population le minimum en produits de première nécessité dont elle a besoin pour alléger l'inhumaine précarité dans laquelle l'a plongée l'agression sioniste. Mais si le répit qui dure permet à la population de respirer, il n'en plane pas moins une incertitude inquiétante sur la durabilité du cessez-le-feu « illimité » accepté par les deux parties.

Il ne peut en être autrement du moment que l'on assiste à un échange de part et d'autre de mises en garde qui sont le signe qu'aucun des belligérants ne croit réellement à la solidité de ce cessez-le-feu. Qu'il ait été prévu que de nouveaux pourparlers s'ouvrent entre eux dans un délai d'un mois après l'entrée en vigueur de la trêve observée n'a rien de rassurant sachant que les deux camps donnent des explications contradictoires sur ce qu'ils auraient accepté pour parvenir au cessez-le feu et dont ils pourraient se prévaloir de sa violation pour reprendre les hostilités.

Il est en tout cas utopique d'entrevoir une paix illimitée entre les Israéliens et la résistance palestinienne à partir de Gaza si les pourparlers envisagés ne s'engagent pas sur la base de la fin immédiate de l'occupation israéliennes en Cisjordanie et la levée inconditionnelle du blocus de Gaza. Le monde entier sait que les actes de résistance dont Israël et son territoire sont la cible ne sont pas de nature « terroriste » mais légitime, reflexe de défense contre l'ennemi israélien occupant et affameur. Tant que la fin de l'occupation et du blocus n'est pas solennellement proclamée par l'Etat sioniste, nul ne peut exiger le désarmement de la résistance palestinienne.

Usant de l'amalgame consistant à présenter les combattants palestiniens comme des terroristes qui plus est imprégnés d'une idéologie fanatique, les Israéliens cherchent en fait à jouer sur les peurs que des djihadistes apatrides inspirent à l'opinion internationale par leurs méfaits qu'ils commettent en différents endroits de la planète. Si la communauté internationale est réellement excédée par le comportement voyou de l'Etat sioniste, elle doit prendre l'initiative de s'impliquer dans les pourparlers palestino-israéliens prévus non pas pour pousser les deux parties à se faire des concessions illusoires quant à leur résultat sur le fond du conflit, mais à faire pression sur Israël pour qu'admettant enfin que celui-ci étant de nature colonialiste il accepte d'en négocier la fin en tant que telle.

Pour l'immédiat, les amis du peuple palestinien doivent amplifier leur mouvement de solidarité à son égard en répondant aux besoins qui sont ceux des Gazaouis qui, rappelons-le, manquent de tout et se démènent tragiquement pour survivre.
 
samedi 30 août 2014
 
Oui, la résistance palestinienne a triomphé à Gaza. La preuve : en chiffres!!
L.Mazboudi
On ne peut que saluer la modestie des factions de la résistance palestinienne, qui dans leur conférence de presse de mercredi soir dernier ont évité de prononcer un discours pompeux qui vante l’exploit qu’ils ont réalisé en 51 jours de guerre. Par la voix de leur porte-parole, ils ont dit préférer ajourner cette célébration en grandes pompes au jour de la libération de la mosquée d’al-Aqsa.
Une modestie qui en dit long sur les leçons qu’ils ont tirées de cette troisième guerre israélienne contre la bande de Gaza, en moins de 5 ans.
Pourtant, leur triomphe est incontestable, quoiqu’en disent le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu ou les experts consultés ici et là par les agences internationales.
D’ailleurs, le public israélien est de leur avis. À 59%. Même s’il l’exprime en terme qu’ « Israël n’a pas gagné la guerre ». Il a surtout perdu, de nouveau, sa force de dissuasion. Une menace vitale compte tenu de sa conjoncture, selon sa doctrine militaire.

Il est vrai qu’une comparaison superficielle des chiffres, aussi bien ceux des pertes humaines que matérielles, entre les deux belligérants ne peut que donner raison aux opinions les plus pessimistes, ou aux sionistes les plus aveuglés.
Le nombre des victimes palestiniennes (2.147 martyrs et 11.000 blessés) n’est pas comparable à celui des Israéliens tués  (71 israéliens et plus de 2.00 blessés)
Il équivaudrait à dire que contre chaque israélien abattu, ce sont près de 34 palestiniens qui sont tués.

Or, quand on s’approfondit un peu plus dans l’histoire, via une petite comparaison avec la première guerre contre la bande de gaza, on comprend mieux les progrès enregistrés. 
En 2009, pendant les 22 jours de l'offensive « Plomb durci », il y a eu quelques 1.400 palestiniens tués contre 9 Israéliens.
L’équation était alors d’un israélien contre 155 palestiniens !!

En terme militaire, l’échec est plus flagrant.
Alors que l’armée israélienne assure avoir tué 900 "terroristes", le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), bien plus fiable, estime que la grande majorité des morts et des blessés sont des civils et assure avoir comptabilisé 215 combattants palestiniens parmi les morts dont elle a pu vérifier l'identité. (Journal français l’Humanité)
Seule exploit de Tsahal : il a admirablement bien tué des civils !

De leur côté, les Palestiniens peuvent se targuer que ce sont des militaires leurs victimes majoritaires : 69 selon le bilan le plus récent (Yediot Aharonot).
Une équation en découle : un militaire israélien contre 3 combattants palestiniens !! Pas mal!!
Il en découle aussi, sur fond de comparaison avec 2009, que le nombre des soldats israéliens tués a été multiplié par 6,9. Il était de 6 en 2009. Sachant que le dernier tué de cette guerre a été un soldat israélien ! Comme si la résistance a eu le dernier mot.  

Le nombre des tirs de roquettes et leur portée pour leur part ont connu une hausse vertigineuse : dans la première guerre, les Palestiniens avaient tiré 571 roquettes et 205 obus, selon les chiffres israéliens (source : Amnesty internationale), et leur portée maximale étant de 40 Km.
En 2014, le nombre des roquettes tirés est de 4.500, dont 3792 qui n’ont pas été interceptés par Dôme d’acier (selon le Yediot Aharonot) (3.934 selon des chiffres officiels israéliens, dont 3.356 qui se sont abattus, et seuls 578 qui ont été interceptés par Dôme d’acier).   
Et leur portée, comme nous l’avons tous vu a atteint pour certain les 160 km.
Même remarque pour le nombre de villes et de localités israéliennes touchées par les roquettes palestiniennes et qui a nettement augmenté.

Le fait aussi que la guerre a perduré 51 jours n’est pas sans signification. C’est la preuve qu’Israël peinait à réaliser ses objectifs. De surcroit, elle contredit la nouvelle doctrine militaire israélienne qui préconise les guerres éclairs.
Signe encore plus fort : les tirs palestiniens ont gardé le même rythme durant ces jours, contraignant l’administration israélienne à négocier sous le feu.
Le tout en dépit d’une force de feu israélienne qui a été multipliée par 4.  4450 missiles israéliens se sont abattus sur cette minuscule enclave de 130 km2, et plus de 5.000 cibles ont été visées (Yediot Aharonot).   
Cette performance palestinienne est d’autant plus louable que la bande de Gaza est une enclave fermée, assiégée par terre, par mer et par air. Elle incarne l’intelligence, la force et la persévérance, de ceux qui l’ont rendue possible durant ces dernières années.
Tout cela rappelle la guerre 2006 avec le Hezbollah. Mais pour la résistance palestinienne, c’est une première. 


En termes d’objectifs militaires, le constat est également désolant pour Israël.
Malgré la prudence de son gouvernement dans le choix de ses mots, évitant  de lancer des  positions pompeuses, du style : « nous voulons écraser la résistance », il était bien clair qu’il voulait en finir une fois pour toutes avec la résistance palestinienne, dans toutes ses activités directes et indirectes : stopper les  tirs de roquettes, élimination de ses commandants, destructions des tunnels...

La force de feu déployée par Tsahal montrait qu’il préconisait une solution finale pour Gaza.
Le contexte régional aurait dû l’aider sachant que deux acteurs clés dans l’axe de la résistance sont occupés ailleurs : la Syrie et le Hezbollah. Auquel s’ajoutent des relations au plus bas avec le seul voisin arabe, l’Égypte de Sissi, qui identifie la bande de Gaza au Hamas, l’allié de sa bête noire le Frère musulman Morsi. Sans omettre non plus l’implication sournoise d’Etats arabes, et dont la normalisation avec Israël se fait au-dessus et en-dessous de la table.
Et ne  pas omettre non plus le mutisme et l’impunité traditionnels dont il dispose sur le plan international, qui lui permettent  de commettre toutes les atrocités et tous les massacres contre les civils y compris les enfants et les femmes et de commettre toutes destructions.

Sur ce point, c’est au peuple palestinien que reviennent les preuves de bravoure. Etant dans toutes les guerres le souffre-douleur du courroux israélien, lorsque celui-ci  est incapable de léser les combattants, il a su par sa persévérance et sa patience amortir cette tactique sanguinaire.
Sa leçon aux Israéliens : ce n’est pas en tuant le plus de civils ou en détruisant leurs maisons et leur infrastructure qu’on gagne une guerre.

Même amortissement pour les attaques visant la résistance : ce n’est ni en liquidant ses commandants, ni en traquant ses combattants, ni non plus en détruisant les tunnels,..., que la résistance sera décimée.
Au fil des guerres israéliennes, contre le Liban et la Bande de Gaza, tous ces stratagèmes ont affiché leurs limites : leur impact n’agit que sur le court terme....

Il est vrai que toutes les circonstances sont en faveur de l'entité sioniste, lequel dispose de surcroit de tous les moyens pour triompher. Mais comme il n’y arrive pas,  son fiasco est plus qu’éclatant.

En effet, la futilité de la supériorité d’Israël est signe de sa défaite. 
A contrario, l’efficacité de la résistance, malgré son infériorité est l’incarnation de sa victoire.
 
Lorsque grande puissance et petite puissance sont à égalité, c’est signe que la première descend la pente, et la deuxième la monte.

Un constat qui devrait faire  tourner dans leurs tombes les fondateurs de l’entité sioniste, au bout de 68 années d’occupation.  
Les résistants palestiniens en sont pleinement conscients et ont l’œil sur la mosquée AlAqsa. Pour eux, cette guerre n’est que le prélude…








 
    


Source: Spécial notre site
 
 
L'Etat islamique: de père inconnu? 
 
 
 
 
Par M'hammedi Bouzina Med : Bruxelles 


L'Etat islamique (EI) déroute les Occidentaux. Ils sont fascinés par le mystère qui l'entoure. El Qaïda a disparu du langage politico-médiatique. Pas le terrorisme d'obédience islamique. Curieux.

Etat islamique (EI). C'est donc d'un Etat qu'il s'agit, même s'il n'est inscrit nulle part, dans aucune institution internationale, n'a pas de capitale politique, pas de citoyens identifiables, pas d'histoire… excepté des hordes armées, venues d'ailleurs et un chef autoproclamé, baptisé par lui-même «Abou Bakr El Baghdadi». Cela suffit pour être identifié, partout dans le monde des médias et celui des plus hauts responsables politiques comme «L'Etat islamique» ou encore «Daech» selon la traduction phonétique arabe «d'Etat islamique dans les pays du Sham», entendez le Proche et Moyen-Orient. L'accroche fonctionne et fascine : un Etat islamique existe, donc et guerroie pour conquérir d'autres territoires et les soumettre à «sa loi». El Qaïda n'est plus qu'un souvenir tragique dans le langage diplomatique, politique et médiatique: l'Etat islamique est le nouveau «tsunami» terroriste qui déferle sur le Moyen et Proche-Orient et enfante d'autres Etats islamiques «alliés», comme «Boko Haram» au nord du Nigeria qui vient d'adopter le label.

D'où est né ce nouveau monstre terroriste ? Qui est derrière le recrutement de ses hordes d'assassins ? D'où leur viennent les armes, l'argent et la logistique ? Et enfin, comment une telle organisation arrive-t-elle à se structurer et à mettre en échec les armées conventionnelles des pays où elle sévit et à affoler les premières armées du monde, celle des USA et leurs alliés européens ? Les Occidentaux, en premier les USA, suivent grâce aux nombreux satellites géostationnaires, en live et en grand format, le moindre déplacement du moindre individu sur la planète Terre, écoutent jusqu'aux conversations téléphoniques privées dans les chaumières des montagnes ou sous les tentes du déserts et pourtant affichent leur surprise et leur peur et avouent leur incapacité à détruire le monstre dans l'immédiat. Plus intrigant : au moment même où les USA accentuent leurs bombardements dans la région et les Européens leurs fournitures d'armes, aux combattants kurdes et irakiens, les hordes de l'Etat islamique frappent un grand coup: 160 soldats de l'armée syriennes exécutés, dans la région de Raqa et plus de 40 ‘Casques bleus' de l'Onu faits prisonniers, à la frontière du Golan syrien. Si l'on résume: évalués entre 10 et 15.000 hommes, les hordes de l'Etat islamique se meuvent, à découvert, dans les montagnes et déserts arabes, conquièrent des villes et villages, prennent en otages des «Casques bleus» (militaires), se réunissent et discutent de stratégies de combat et … médiatique, mangent, dorment et pensent à l'avenir, comme tout «peuple» de n'importe quel Etat, dans le monde, sans prendre au sérieux leurs adversaires. «L'Etat islamique» existe, donc, avec cette nuance que les Occidentaux font mine d'ignorer d'où il vient et jusqu'où ira-t-il. Voilà le nouveau défit du siècle : combattre cette monstruosité débarquée sur terre, provenant de l'inconnu, comme les envahisseurs dans les films de fiction, venus d'une autre planète pour asservir les Terriens. Sauf que… le chef-calife de l'Etat islamique, Abou Bakr El Baghdadi a séjourné, dans la prison de Guantanamo, entre 2004 et 2009. Les Américains le connaissent bien. Sauf qu'une partie de ses hordes d'assassins partent d'Europe et d'ailleurs, en passant les procédures douanières. Et par dessus tout, l'Etat islamique s'est annoncé à partir de la Syrie, en allant vers l'Irak. Deux pays qui concentrent, autour d'eux, les plus grandes forces militaires coalisées de l'Occident. Deux pays qui vivent, comme par hasard, de terribles guerres civiles. Pourquoi? Comment? C'est vrai qu'il y eut l'intervention, par «esprit de solidarité», des Occidentaux, en Irak, pour libérer les Irakiens de Saddam Hussein ; en Syrie contre El Assad, en Libye contre Kadhafi… Trois pays qui ne répondent plus, eux, à la notion «d'Etat». Qui sont devenus des champs de batailles, de chaos et de désolation. Il est curieux d'entendre les dirigeants et diplomates du monde, affirmer qu'il n'y a plus d'Etat en Libye et soutenir qu'il y a un Etat islamique, à cheval sur plusieurs pays du Moyen-Orient. Il est surprenant d'entendre dire, les plus hautes sommités du monde, y compris celles de l'Onu, défendre le principe du dialogue et de la voie politique, pour résoudre les crises et conflits et d'appeler, dans le même temps à armer, encore plus, la région du Moyen-Orient. Certes, Kaddafi, Saddam étaient cruels avec leurs peuples; certes, Al Assad est un dictateur capable de tuer son peuple pour rester au pouvoir, mais sont-ils les seuls dictateurs dans ce bas monde ? Il se trouve que deux de ces trois pays ont un dénominateur commun: ils disposent des plus grandes réserves de pétrole (Irak , Libye) et deux d'entre eux (Irak, Syrie) sont situés sur les routes de l'autre source d'énergie (gaz), venant des pays de l'Asie centrale, au sud de la Russie. Et l'Etat islamique s'est annoncé, à la jonction exacte des routes de l'énergie du futur. Ce ne sera, nullement, une surprise que les djihadistes de Libye annoncent, un jour, leur vassalité à «l'Etat islamique» d'Orient. Comme au temps où El Qaïda enregistrait, partout dans les contrées arabes et, succinctement en Occident, des affidés. Dieu nous garde de cette énième monstruosité qu'est l'Etat islamique (EI), surtout qu'il reste, encore, quelques «survivants» d'El Qaïda, y compris chez nous.
 
vendredi 29 août 2014
 
Mechaal réclame l’ouverture du passage de Rafah, Abbas vante ses exploits


Le chef en exil du Hamas Khaled Mechaal a dit que la dernière bataille à Gaza a permis de réaliser plusieurs objectifs importants, dont la fin de la théorie de "l'armée invincible", et la réalisation d'un équilibre de force et de terreur.
Dans un point de presse tenu jeudi soir depuis la capitale qatarie Doha, Mechaal s'est félicité que cette guerre ait renforcé les espoirs quant à une libération prochaine d'al-Qods et de la sainte mosquée d'al-Aqsa et confirmé que le choix de la résistance est le meilleur choix vers la fin de l'occupation.
Il a appelé l'Egypte à ouvrir le passage de Rafah et remercié le Qatar, la Turquie, la Tunisie, l'Algérie et la Malaisie et "des parties tierces pour leur soutien à Gaza et à la résistance lors de la guerre".  
"La résistance palestinienne a ravi le monde entier, alors que les dirigeants de l'ennemi israélien cherchent une victoire fictive à Gaza", a-t-il souligné, précisant que l'élite de l'armée israélienne n'a pas tenu bon devant la créativité des combattants.
Il a par ailleurs promis une reconstruction rapide des immeubles résidentiels dans la Bande de Gaza.

S'adressant aux Israéliens, Mechaal a dit: "Votre direction vous ment et vous entrainera dans les gouffres. Nous ne sommes pas opposés à vous à cause de votre religion mais à cause de la politique de l'occupation, de la judaisation et de la colonisation".
Et de mettre en garde Israël contre le non respect de ses engagements considérant que l'arme de la résistance est la garantie.

"Les armes de la résistance sont sacrées. Et nous n'accepterons pas qu'elles soient à l'ordre du jour", a déclaré le chef du Hamas. Le droit aux armes "ne peut faire l'objet de marchandages ou de négociations. Personne ne peut désarmer le Hamas et sa résistance", a-t-il dit jeudi soir lors d'une conférence de presse.

Mahmoud Abbas: "C'est moi qui ai assuré la réussite du cessez-le-feu"


Le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré qu'Israël paiera le prix de ses crimes contre le peuple palestinien, avertissant que les Palestiniens pourront faire beaucoup de choses en cas d'échec d'une solution politique prochaine, dont le recours aux cours internationales.

Il a ajouté qu'il n'a épargné aucun effort pour mettre fin à l'offensive israélienne et qu'il est derrière la réussite de l'initiative égyptienne et de l'arrêt des massacres israéliens.
Dans une interview télévisée sur la chaine palestinienne Watan, abbas a dit que l'accord de Genève sera le dernier recours faute de solution politique très prochaine, surtout la commission d'enquête internationale qui enquêtera sur les crimes israéliens envers les Palestiniens dans la Bande de Gaza.
Ensuite cette commission présentera son rapport au Conseil de sécurité. Le chef de l'autorité palestinienne s'est dit confiant que tous les pays seront aux côtés du peuple palestinien et le protègeront à la base d'une demande présentée par l'Autorité palestinienne.
"Sois un Etat palestinien sur les frontières de 67 sois rien. Voici les frontières de notre Etat et les Etats-Unis l'ont approuvé. Reste à régler la question des frontières pour parler ensuite du statut final. Délimiter les frontières nécessite une heure pas plus.  J'ai dit à Netanyahu prends une semaine voire un mois et vous êtes le bienvenu si tu l'acceptes. Il n'est pas permis qu'Israël reste le seul pays dont les frontières sont inconnues", a-t-il dit.
Abordant son rôle dans la fin de l'offensive, Abbas a indiqué avoir tout fait pour obtenir ce résultat. "J'ai mené des contacts arabes et internationaux. J'ai appelé le président égyptien parce que je comprends bien les tensions entre lui et le Hamas. Je lui ai demandé de mener une médiation et il a accepté.
Et au sujet des aides humanitaires destinées à Gaza, il a souligné que ce qui entrera à Gaza passera par l'Autorité palestinienne, le pouvoir qui gouverne l'Etat de Palestine et représentant du peuple palestinien. Parce que le Hamas n'est pas reconnu internationnellement.

Le Jihad islamique défile dans les rues de Gaza  
 
 Des milliers de combattants et de sympathisants du Jihad islamique ont participé vendredi dans les rues de Gaza à une parade militaire. Masqués, arborant tenues militaires kaki et fusils d'assaut ou armes de poing, ils ont défilé en brandissant plusieurs roquettes similaires à celles tirées sur Israël durant la guerre.

Le porte-parole de la branche armée du Jihad islamique à Gaza, les brigades Al-Qods, a pris la parole et remercié l'Iran et le Hezbollah pour leur soutien et assuré que son organisation "redoublerait d'efforts" pour se réarmer.
Israël "ne peut pas gagner à Gaza", a déclaré le porte-parole connu sous le nom d'Abou Hamza. Israël "est un pays voué à l'extinction et à la défaite face à n'importe quelle armée de notre Oumma", la "nation musulmane", a-t-il déclaré.
"Nous confirmons que les armes de la résistance sont sacrées", a assuré le porte-parole.  "Même pendant la bataille, nous n'avons jamais cessé de produire des armes et nous redoublerons d'efforts... pour nous préparer à la prochaine étape qui sera - nous l'espérons - la bataille pour la liberté", a-t-il déclaré.

 

Source: Sites web
 
jeudi 28 août 2014
 

L'Etat Islamique en Irak et au Levant fruit d'une erreur stratégique des Etats Unis?

 

 

Par Mounadil 

Intéressant cet article qui attire l'attention sur les liens entre les organisations "djihadistes" qui font beaucoup parler d'elles en ce moment, notamment en Irak, et les appareils politico-militaires des principales puissances occidentales, c'est-à-dire les Etats Unis, la Grande Bretagne et bien sûr la France (la France UMP comme la France PS faut-il préciser).
L'auteur de l'article, une universitaire, pense que les accointances entre le gouvernement  des Etats Unis et les organisations comme le Front al Nosra sont des erreurs qui viennent répéter d'autres erreurs du même type commises en Libye et en Afghanistan.
Je ne sais pas vous, mais je ne crois pas qu'on se trouve présentement devant des "erreurs" stratégiques parce que je vois mal des officiers du Pentagone répéter en un laps de temps très court des erreurs dont les militaires américains sur le terrain ont eu à payer le prix pour des gains stratégiques finalement minimes (la dislocation de l'URSS ne s'est effectivement pas jouée en Afghanistan mais sur le terrain économique et la rébellion des républiques d'Europe orientale, Pologne en tête).
Si ces prétendues erreurs sont répétées, c'est qu'elles satisfont à une démarche autre que celle qui est affichée par le gouvernement des Etats Unis. Et cette démarche est celle des néoconservateurs dont Robert Parry a montré la persistance de l'influence dans l'administration Obama.
Ces néoconservateurs, qui peuvent être Démocrates ou Républicains, sont avant tout motivés par ce qu'ils jugent être l'intérêt de l'entité sioniste. Pour eux, cet intérêt réside avant tout dans l'affaiblissement des dernières structures ou régimes politiques qui représentent un obstacle à la domination sioniste dans la région.
Les structures et régimes dont nous parlons ici sont le Hezbollah libanais, la Syrie baathiste et la république islamique d'Iran.
C'est dans ce contexte qu'il faut comprendre la situation en Irak dont le gouvernement de Nouri al-Maliki était un allié très proche du régime iranien, la démission de ce dernier ayant ne l'oublions pas été posée comme préalable à toute assistance par les autorités américaines. Dans l'hypothèse de la confirmation d'un dégel entre Washington et Téhéran, l'Etat Islamique en Irak et au Levant est l'instrument qui pourrait permettre d'annuler en partie le gain stratégique de l'Iran en sortant l'Irak de sa sphère d'influence.

Les terroristes qui nous combattent en ce moment ? Nous venons juste de finir de les entraîner.

Non, l'ennemi de notre ennemi n'est pas notre ami.
par Souad Mekhennet, The Washington Post (USA) 18 août 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri
Souad Mekhennet
      Souad Mekhennet
Souad Mekhennet, co-auteure de “The Eternal Nazi,” est professeur auxiliaire à Harvard, John Hopkins et au Geneva Centre for Security policy.
Au cours des dernières années, le président Obama, ses amis européens, et même certains alliés du Moyen-Orient, ont soutenu des «groupes rebelles» en Libye et en Syrie. Certains de ces groupes ont reçu une formation, un soutien financier et militaire pour renverser Mouammar Kadhafi et combattre Bachar al Assad. C'est une stratégie qui suit le vieil adage, "L'ennemi de mon ennemi est mon ami», et elle a été l'approche des Etats Unis et de leurs alliés depuis des décennies quand il fallait décider de soutenir des organisations et des mouvements d'opposition.
Le problème est qu'elle n'est pas fiable du tout – et souvent pire que d'autres stratégies. Chaque année on voit de nouveaux cas de retour de flamme avec cette approche. L'échec le plus flagrant et le plus connu est celui de l'Afghanistan où certaines des organisations entraînées (et équipées) pour combattre l'armée soviétique sont par la suite devenues résolument hostiles à l'Occident. Dans cet environnement, al Qaïda avait prospéré et établi les camps où les auteurs des attentats du 11 septembre avaient été préparés. Pourtant, au lieu de tirer des leçons de leurs erreurs, les Etats Unis persistent à les répéter.
Washington et ses alliés ont aidé des organisations dont les membres avaient dès le départ des idées anti-américaines ou anti-occidentales ou qui avaient été attirés par ces idéees dans le temps du combat. Selon des entretiens réalisés avec des membres d'organisations militantes, comme l'Etat Islamique en Irak et le Front al Nosra en Syrie (qui est affilié à al Qaïda), c'est exactement ce qui s'est passé avec certains des combattants en Libye et même avec des factions de l'Armée Syrienne Libre (ASL).
"Dans l'Est de la Syrie, il n'y a plus d'Armée Syrienne Libre. Tous ceux qui étaient dans l'Armée Syrienne Libre [dans cette région] ont rejoint l'État islamique ", dit Abu Yusaf, un haut cadre militaire de l'Etat islamique, qui a fait l'objet d'un article d'Anthony Faiola la semaine dernière dans le Washington Post.
L'Etat Islamique est jusqu'à présent celui qui a le mieux réussi, contrôlant les principaux champs pétroliers et gaziers en Syrie. Il a aussi amassé beaucoup d'argent, d'or (pris dans les banques des zones sous son contrôle) et d'armes au cours de ses combats contre les armées syrienne et irakienne ; « Quand l'armée irakienne a fui Mossoul et d'autres zones, elle a laissé derrière elle le bon matériel que les Américains lui avaient donné, » explique Abu Yusaf.
« De l'Etat Islamique à l'armée du Mahdi, on voit des organisations qui ne sont à la base pas de nos amies mais qui montent en puissance parce que nous avons mal géré les situations, » affirme un haut responsable américain des services de sécurité qui s'est exprimé sous condition d'anonymat.
Certains officiels de services de renseignements arabes et européens ont aussi expprimé leurs inquiétudes et leur frustration à propose de ce qu'ils qualifient d'erreurs commises par les Etats Unis dans la gestion des soulèvements dans les Etats arabes. « Nous avons été tr-s vite informés de l'utilisation par des organisations extrémistes du vide laissé par le Printemps arabe, et du fait que cerains de ceux que les Etats Unis et leurs alliés avaient entraînés pour combattre pour la 'démocratie' en Libye et en Syrie avaient un agenda djihadiste - - et avaient déjà rejoint ou rejoindraient par la suite le Front al Nosra ou l'Etat Islamique, » déclarait un haut responsable arabe du renseignement dans une récente interview. Il affirmait que ses homologues américains lui disaient souvent des choses comme, « Nous savons que vous avez raison, mais notre président et ses conseillers à Washington n'y croient pas. » Ces organisations, disent des officiels de services de sécurité occidentaux, sont des menaces non seulement pour le Moyen Orient mais aussi pour les Etats Unis et l'Europe, où ils ont des membres et des sympathisants.
Les dires des officiels ont été corroborés par des membres de l'Etat Islamique au Moyen Orient et hors du Moyen Orient, dont par Abu Yusaf, le responsable militaire. Dans plusieurs entretiens conduits ces deux derniers mois, ils ont décrit comment l'insécurité pendant le Printemps Arabe les a aidés à recruter, à se regrouper et à utiliser la stratégie occidentale –consistant à soutenir et à entraîner des organisations qui combattent les dictateurs – dans leur propre intérêt. « Il y avait [aussi]... quelques Britanniques et Américains qui nous entraînaient pendant le Printemps Arabe en Libye, » dit un homme qui se désigne lui-même sous le nom d'Abu Saleh et qui n'a accepté d'être interviewé qu'à condition que son identité reste secrète.
Abu Saleh, originaire d'une ville près de Benghazi, affirme que lui et un groupe d'autres Libyens ont reçu un entraînement et un soutien de la part des armées et des services secrets de la France, de la Grande Bretagne et des Etats Unis – avant de rejoindre le Front al Nosra ou l'Etat Islamique. Des sources militaires arabes et occidentales interrogées pour cet article ont confirmé les dires d'Abu Saleh sur « l'entraînement » et « l'équipement » fournis aux rebelles en Libye pendant les combats contre le régime de Kadhafi.
Abu Saleh a quitté la Libye en 2012 pour la Turquie et s'est ensuite rendu en Syrie. « D'abord, j'ai combattu dans les rangs de ce qu'on appelle 'Armée Syrienne Libre' mais je suis ensuite passé avec al Nosra. Et j'ai déjà pris la décision de rejoindre l'Etat Islamique quand mes blessures seront guéries, » déclare cet homme de 28 ans depuis un hôpital en Turquie où il reçoit des soins médicaux. Il a été blessé au cours d'une bataille avec l'armée syrienne, dit-il, et a été amené en Turquie sous de faux papiers. « Certains des Syriens qu'ils [les Occidentaux] ont entraîné ont rejoint l'Etat Islamique, d'autres le Front al Nosra, » dit-il en souriant. Il ajoute, « Quelques fois, je plaisante à la cantonade en disant que je suis un combattant fabriqué par l'Amérique. »
Pendant longtemps, des Etats arabes et occidentaux ont soutenu l'Armée Syrienne Libre non seulement avec de la formation mais aussi avec des armes et d'autres matériels. Le commandant de l'Etat Islamique, Abu Yusaf, ajoute que les membres de l'Armée Syrienne Libre qui avaient reçu un entraînement – par des officiers d'armées arabes, des armées turque et américaine dans une base américaine dans le sud de la Turquie – ont maintenant rejoint l'Etat Islamique. « Maintenant, beaucoup des membres de l'ASL que l'Occident avait entraînés rejoignent nos rangs, » dit-il en souriant.
Ces militants se préparent pour le moment où les gouvernements occidentaux agiront. « Nous savons que les Etats Unis s'en prendront à l'Etat Islamique à un moment donné, et nous y sommes prêts. Mais ils ne devraient pas sous-estimer la réponse qu'ils recevront, » déclare un sympathisant de l'Etat Islamique en Europe qui se présente sous le nom d'Abu Farouk. Il ajoute que le « soutien inconditionnel » des Etats Unis pour le gouvernement du premier ministre sortant Nouri al Maliki qui, dit-il, a opprimé les Irakiens sunnites, et les « cajoleries » de l'Amérique à l'égard de l'Iran, qui est majoritairement chiite, ont fait de l'Etat Islamique une alternative plus attractive pour certains sunnites mécontents de ce deux poids deux mesures.
« Grâce au Printemps Arabe et à l'Occident qui combat tous ces dirigeants pour nous, nous avons eu assez de temps pour nous développer et recruter au Moyen Orient, en Europe et aux Etats Unis, » déclare Abu Farouk. Il sourit et observée une pause de quelques secondes. « En fait, nous devrions dire, merci M. le président. »

 
 
Maariv: Netanyahu invente une victoire qui n’a pas eu lieu 
L’équipe du site

Le quotidien israélien Maariv a jugé que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a tenté d’inventer une victoire politique et militaire, lors de son discours mercredi. Selon la même source, Netanyahu veut échapper aux critiques de son parti le Likoud et tromper l’opinion publique.
Citant un haut responsable du Likoud, le quotidien poursuit, « le discours de Netanyahu était surprenant vu qu’il promouvait une victoire militaire et politique qui n’a même pas eu lieu ». Et d’ajouter : « Netanyahu aurait du expliquer aux Israéliens le grand coût qu’ils allaient payer en cas d’occupation de la bande de Gaza ». Et de conclure : « le vainqueur n’a pas besoin de tenir une conférence de presse pour justifier ces actes ».
Netanyahu minimise la victoire des Gazaouis
Netanyahu a essayé mercredi de minimiser la victoire des Gazaouis, en prétendant que le Hamas n'avait rien obtenu de ses demandes pour signer un cessez-le-feu.
"Le Hamas n'avait pas subi une telle défaite depuis sa création", a dit Netanyahu lors d'une conférence de presse à Jérusalem, sa première déclaration publique depuis l'entrée en vigueur du cessez-le feu mardi soir.
Entouré du ministre de la guerre, Moshé Yaalon, et du chef d'état-major Benny Gantz, Netanyahu a estimé "qu'il était encore trop tôt pour savoir si le calme était revenu à long-terme".
Il a ajouté que l'objectif n'était pas de reconquérir la Bande de Gaza.
"L'effondrement du Hamas aura lieu si on obtient la démilitarisation de la Bande de Gaza à long terme", a dit Netanyahu qui s'est justifié en évoquant la lutte que mènent les Etats-Unis contre les takfiristes au Moyen - Orient. " Même les Etats-Unis n'ont pas réussi à détruire Al Qaïda".
"Nous ne tolérerons aucun tir vers Israël et notre riposte sera encore plus forte", a-t-il martelé.
La route d'Al-Aqsa se raccourcit
Quelques heures plus tôt, le chef politique du Hamas à Gaza Ismaïl Haniyeh, a déclaré la victoire, en affirmant "Chaque année, Gaza est plus forte et continue à soutenir la résistance, la route de Jérusalem et Al-Aqsa se ​​raccourcit et celle du retour des réfugiés s'est ouverte,".
"L'évolution de la résistance par la mer, l'air et la terre est le résultat d'années de travail, au cours desquelles les préparatifs ont été faits pour l'opération en cours et la libération de Jérusalem, al-Aqsa et de la Palestine," a-t-il ajouté devant des milliers de Gazaouis en liesse.
Dans la foulée, le Porte- parole du Hamas, Sami Abou Zouhri a affirmé que les colons israéliens étaient, désormais, libres de regagner leur maison :
"Nous l'avons dit, dès le début, les colons vivant dans le Sud de l’entité sioniste, ne pourraient rentrer chez eux, tant que le Hamas ne l'aurait pas permis. Je vous le dis, aujourd'hui. Vous pouvez rentrer. Il s'agit là non pas d'une décision de Netanyahu, mais de celle du Hamas", lit-on sur sa page twitter.
Le prochain rendez-vous à AlQuds
Pour sa part, le porte-parole des brigades alQassam a affirmé que Gaza et sa résistance ont triomphé en infligeant une défaite cuisante aux soldats de l’occupation aux portes de Gaza.
Prenant la parole au nom des différentes factions de la résistance, Abou Oubeida a ajouté : « les Israéliens ont fui l’enclave palestinienne sous le feu de la Résistance qui a réussi à faire ce que les grandes armées n’arrivent pas à accomplir. La Résistance a contraint l’ennemi à se retirer de Gaza.
Il a assuré que le prochain rendez-vous sera dans l’esplanade des Mosquées à AlQuds.
Lieberman s’en prend à Netanyahu

Rappelons que Netanyahu a validé le plan de cessez-le-feu sans le soumettre au vote de son cabinet. La moitié des ministres israéliens sont opposés à la trêve.
Ils estiment que les clauses de la trêve permettront aux Gazaouis de se réarmer rapidement et de renouveler leurs attaques contre l'entité sioniste.
Dans ce contexte, le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman s’en est pris à Netanyahu.
«Nous ne pouvons pas parvenir à un accord avec le Hamas. Le Hamas n'est pas un partenaire avec qui nous pouvons parvenir à un compromis politique ou militaire », a affirmé Lieberman, sur sa page Facebook.
Et d’ajouter: «Nous nous opposons à l'accord de cessez-le feu avec le Hamas vu que ceci lui permet de continuer à renforcer ses capacités militaires et à se préparer à lutter dans les prochaines guerres contre « Israël », sachant que la menace de roquettes et des tunnels se poursuit encore ».
Et de conclure: « nous insistons sur le fait de ne pas donner au Hamas des réalisations politiques à partir de cet accord ».

Chute significative de la popularité de Netanyahu
Entre-temps, la seconde chaîne de la télévision israélienne a publié un sondage montrant un niveau d'impopularité important pour le Premier ministre Benjamin Netanyahu qui a ordonné la guerre contre Gaza, qui a duré 51 jours.
Selon ce sondage, seulement 32% des Israéliens pensent que le Premier ministre a eu la conduite qu'il fallait pendant cette agression, contre 59% qui jugent qu'il n'a pas été à la hauteur.
Il s'agit d'une chute significative par rapport à il y a moins d’une semaine, lorsque le taux de soutien au Premier ministre s'élevait encore à 55%.
Il y a 3 semaines Netanyahu bénéficiait d'un soutien de 63 % et immédiatement après le début de l'opération terrestre, le 17 juillet, il était plébiscité à 82%.
Cette enquête d'opinion a par ailleurs démontré que 54% des Israéliens sont opposés au cessez-le-feu contre 37% qui y sont favorables.


Source: Divers
 
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