ELWATAN-ALHABIB
lundi 30 juin 2014
 

Du blasphème du foot mondialiste 2

 

 

 

o-COUPE-DU-MONDE-QUIPES-facebookLe mondial 2014, comme les précédents d’ailleurs, aura été le révélateur d’une situation ubuesque, tant le contraste entre la dégradation continue des conditions de vie et l’euphorie extatique apparente des citoyens est saisissant. Habituellement, une telle extase confinant à la félicité ne peut être produite que par des exercices spirituels bien suivis. Or, tel n’est pas le cas ici puisqu’on a affaire à un état second, une espèce de folie collective induite par une drogue psychotrope. Cette drogue n’est autre que le football érigé en culte, avec ses fanatiques et ses extrémistes de tous bords.
Les politiques ont bien saisi cette réalité et ne se privent pas de l’exploiter pour amuser le peuple, le faire rêver et le réduire à l’indolence et à l’inertie. Ce faisant, ils se mettent eux-mêmes à l’abri de toute revendication bruyante et de toute dissidence, ce qui garantit leur pérennité dans les sphères du pouvoir. C’est ainsi que ceux dont l’équipe a gagné sont bernés par une illusion de reconnaissance, voire de puissance alors qu’ils vivent dans une misère sociale et intellectuelle des plus éprouvantes.
L’implication directe des politiques se traduira par exemple par la prise en charge financière des supporteurs de l’équipe nationale
Mobilis_supporteursVoici un exemple frappant de cette folie entretenue par les responsables politiques. Mobilis, l’un des opérateurs téléphoniques, étatique, a envoyé aujourd’hui-même à ses clients le texto suivant : « Jusqu’au bout du rêve, Mobilis est le seul opérateur à prendre totalement en charge les 2000 supporteurs algériens au Brésil pour encourager l’Algérie1. »
Pour ne pas être en reste, Ooredoo, un opérateur téléphonique privé, « fidèle à sa dimension citoyenne » ose-t-il écrire, annonce lui aussi une prise en charge de supporteurs, sans autre détail2.
N’est-ce pas là une décision irrationnelle, contraire à la raison, une décision qui peut sembler altruiste a priori et qui peut être interprétée comme un acte de patriotisme, alors qu’elle va à l’encontre des règles élémentaires de l’économie. Un tel comportement découle directement du fameux adage du terroir algérien « Ezzelt wou ettfer3ine. » Il est vrai que Mobilis regorge de ressources et que l’on ne peut pas parler de « zelt » (ruine) au sens de la richesse financière, revenant du reste quasi exclusivement à l’exploitation éhontée des hydrocarbures, mais on peut estimer que ce terme de « zelt » s’applique parfaitement à la situation en ce sens que l’Algérie a été carrément ruinée par ses gouvernants, de l’aveu même de Bouteflika qui a reconnu publiquement l’échec de sa politique. «Nous avons échoué», avait reconnu Abdelaziz Bouteflika à la veille de son 3e mandat, acquis en toute illégalité.
C’est une raison de plus pour ne pas les dilapider dans des dépenses insensées. Mobilis aurait accompli une action autrement plus appréciable si ces sommes investies dans le séjour de 2000 supporters avaient été mobilisées pour venir en aide à des étudiants algériens à l’étranger, en finançant des bourses d’études par exemple. Mobilis aurait d’autant plus séduit s’il s’était investi dans l’aide à apporter à la région du M’Zab après le malheur qui l’a frappée tout récemment.
Un autre exemple est celui des liesses populaires3 ayant suivi les victoires de matchs. Tout le monde sait que les rassemblements de plus de trois personnes, de même que les marches de protestation sont interdits en Algérie. Même les réunions en salle sont soumises à l’autorisation de la préfecture. Par quel acte dérogatoire, ces déferlements populaires ont-ils été autorisés ? Ils ont été tolérés, voire suscités et encouragés car ils vont en droite ligne de la politique prônée par les responsables qui n’ont rien d’autre à offrir au peuple.
Tout ce qu’ils ont à présenter, c’est l’illusion, l’illusion d’une puissance mondiale hissée au niveau de la Corée, de la Russie, de l’Allemagne et autres puissances reconnues. Le fait est qu’il s’agit d’une victoire obtenue au foot et il faut savoir raison garder après ce succès somme toute relatif et limité. Les pétards et autres objets pyrotechniques étant interdits à la vente, on se demande par quel miracle des spectacles gigantesques ont-ils pu être montés à travers toute l’Algérie et surtout dans la capitale, occasionnant ça et là des accidents aussi stupides que souvent tragiques. Combien de supporteurs ont payé de leur vie ces moments de folie ? Combien de blessés a-t-il fallu transporter vers des hôpitaux le plus souvent pauvres en moyens et équipements ? Là est la triste vérité.
Alors que les efforts auraient dû être déployés dans le développement tous azimuts dans un pays manquant de tout en dépit de ressources largement suffisantes et de potentialités humaines enviables, les politiques qui ont fait main basse sur toutes les institutions et les gèrent comme s’il s’agissait de propriétés privées, saisissent toutes les opportunités qui s’offrent à eux pour donner une illusion de bonheur à ceux dont ils sollicitent les voix et qu’ils ignorent superbement aussitôt maintenus à leurs postes.
Restons dans le domaine sportif puisque c’est le thème de cette contribution. Qu’ont fait les politiques pour développer ce secteur ? Les installations sportives n’existent pas en nombre suffisant. Dans un pays aussi jeune et débordant de vitalité, aucune politique sérieuse n’a été menée pour permettre le développement harmonieux, physique et mental, du jeune Algérien, selon l’adage bien compris : « un esprit sain dans un corps sain » et l’émergence d’une élite sportive nationale saine. J’entends par saine, une élite sportive désintéressée, c’est à dire dont l’esprit est détourné de toute considération pécuniaire excessive et démesurée, une élite très motivée, rompant avec toute forme de dopage et désireuse de remporter des succès légitimes et bien mérités. Où est-elle cette élite ?
L’Algérie a donc régressé depuis l’équipe alignée en 1982 en Espagne par Mahieddine Khalef
L’équipe nationale algérienne alignée au Brésil est composée de 17 joueurs binationaux, des franco-algériens, si bien que certains ont osé la formule « d’équipe nationale française bis ». Cette année-là, et les joueurs et le coach venaient du cru, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. Cette critique ne vise pas les joueurs qui, à un moment donné, ont dû s’exiler pour affirmer leur talent et progresser dans un environnement favorable; elle vise les politiques qui n’ont rien fait pour les retenir. Trouvez-moi donc un motif sérieux de joie ou de fierté à tout ce cirque !
Quand on apprend qu’un imam a émis une fatwa autorisant les joueurs à rompre le jeûne4, on ne peut que s’inquiéter du terrain perdu par la religion, car si la rupture est légale pour un voyageur, elle ne l’est que pour la journée du voyage. Que dire alors lorsque cette dérogation est accordée à un … joueur ?
Quand on apprend que les autorités algériennes envisagent sérieusement de mettre en place un pont aérien5 pour transporter d’autres contingents de supporteurs en cas de victoire contre l’Allemagne, on ne peut que réaliser l’ampleur de leur délire et du désastre qui frappe ce pauvre pays.
Ce n’est pas verser dans l’algéro-pessimisme si cette chronique s’attaque sans concession aux acteurs d’une politique insensée atteints de surcroît de la folie des grandeurs, car tout est question de priorités.
« Au lendemain de la fête, on se gratte la tête. » dit le dicton populaire
Au lendemain de ce mondial, les Algériens tomberont de très haut. Ils retrouveront leur cadre de vie familier, avec un taux de chômage effrayant, un pouvoir d’achat sans cesse érodé, une urbanisation sauvage, un commerce informel parasitaire, la misérable hogra, la corruption et tous les autres fléaux abominables que j’évite de citer ici, en ce mois béni de Ramadan.
Sortiront-ils enfin de cette léthargie mortifère et auront-ils la sagesse de s’unir toutes tendances politiques confondues pour entreprendre une œuvre autrement plus exaltante et salutaire, celle politique, de chasser du pouvoir l’équipe de mafieux actuellement à la tête du pays et l’autre économique de reconstruction et de développement ?
L’Algérie de l’Émir, de Ben-M’Hidi, Amirouche, Abbane, Lotfi et tant d’autres de ses valeureux fils mérite mieux qu’une banale victoire au foot.

 
dimanche 29 juin 2014
 
Le mensonge éventé d'Israël 
 
 
 
 
par Kharroubi Habib
Il y a quelques semaines, la marine israélienne avait procédé à l'arrai-sonnement d'un navire qui selon les autorités de Tel-Aviv transportait de l'armement dont des missiles provenant de l'Iran et destiné au Hamas à Gaza.

L'opération a donné lieu à un tapage médiatique orchestré par Netanyahu et les services secrets qui a consisté à chercher à accréditer l'existence d'une connivence Iran-Hamas vouée à porter atteinte à la sécurité nationale de l'Etat d'Israël. A ceux qui ont douté de la présentation des faits par les autorités israéliennes, celles-ci ont « promis » qu'elles en fourniront les preuves l'étayant, à l'issue des investigations menées par leurs services du renseignement. Depuis, non seulement Israël n'a rien produit de tel, mais l'ONU vient de rendre publiques les conclusions de l'enquête diligentée par elle sur cette affaire. Laquelle a établi que si effectivement l'armement trouvé dans le navire arraisonné est d'origine iranienne, il n'était par contre pas destiné au Hamas à Gaza mais à l'Etat soudanais. Ce qu'en fait Israël savait au moment où il a été procédé par ses agents à l'identification de la cargaison.

Il devient clair par conséquent que l'Etat sioniste a commis sciemment un mensonge pour alimenter la propagande diabolisante de la République islamiste iranienne et du Hamas palestinien de ses médias et leurs relais occidentaux. Rappelons que l'arraisonnement s'est produit à un moment où l'Iran et les cinq + 1 ont intensifié leur dialogue sur le dossier du nucléaire, que Téhéran et Washington ont entamé en parallèle des négociations bilatérales secrètes en vue de normaliser leurs relations et que de son côté le Hamas s'était engagé dans des pourparlers avec le Fatah et l'OLP visant à leur réconciliation et à la formation d'un gouvernement palestinien d'union nationale. Ce sont ces dynamiques impliquant l'Iran et le Hamas qu'Israël a cherché à stopper en propageant des assertions tronquées sur la destination de l'armement transporté par le navire arraisonné, qu'il a espéré faire avaler à la communauté internationale et la convaincre qu'elle fait fausse route à donner leur chance à ces deux entités de normaliser leurs relations avec leurs adversaires respectifs.

Le mensonge israélien en cette affaire n'a dupé que ceux qui ont voulu l'être, parce qu'inconditionnels de l'Etat sioniste ayant pris parti de ne jamais remettre en cause ses thèses et agissements. Pour ceux qui se refusent à cette attitude de soumission à son égard, son mensonge en cette affaire de l'armement arraisonné s'ajoute à une longue suite qui a établi que l'Etat sioniste n'est rien moins qu'un Etat voyou en rupture de ban avec la légalité et le droit international. Un mensonge qui ne sera pas le dernier de sa part, car il apparaît de plus en plus qu'il en a commis un autre au sujet du prétendu enlèvement en Cisjordanie par le Hamas de trois adolescents israéliens, prétexte sur lequel il s'appuie pour exiger de l'Autorité palestinienne qu'elle mette fin au processus de réconciliation entre elle et ce Hamas.


 
 
DES COUPES DU MONDE SUR D'AUTRES TERRAINS 
 
 
 
 
par M. Abdou BENABBOU
Deux ou trois choses sont à retenir de l'exploit jusqu'ici unique dans l'histoire du football algérien. Jamais de jeunes patriotes n'étaient arrivés à un niveau aussi haut d'une compétition mondiale aussi trop particulière et aux multiples facettes que tout le monde connaît. D'aucuns pourront, sans avoir à rougir le temps d'une fête et d'une liesse, piétiner le sens de la mesure et de l'humilité pour situer cette nouvelle gloire au rang de la guerre de libération que d'autres jeunes et moins jeunes avaient engagée avec une bravoure et un courage hors du commun. S'arrêter un moment sur la démesure de la comparaison offre à la réflexion de lever le voile sur ce qui doit être entrepris dans un plus large terrain, celui de la vie économique et sociale de l'ensemble de la société.

La génération d'aujourd'hui a démontré de quoi elle est capable quand l'intelligence, les moyens et la considération l'accompagnaient. L'intelligence suppose d'abord la compréhension du comportement humain et l'essence qui le nourrit. Les discours et les déclarations d'intention ne suffisent pas à entraîner un homme à se surpasser. Cette recette n'a plus cours dans le monde d'aujourd'hui. Les primes financières très conséquentes accordées aux joueurs comme l'exigence légitime de la mise en valeur de leur image personnelle ont été des stimulants conséquents pour ne pas les prendre en charge et s'en accommoder. La considération a aussi pour synonyme sueur, don de soi et sacrifice et elle doit être efficiente pour que l'adhésion à une bataille pour le pays soit sérieusement engagée.

On aimerait alors que nos savants et nos cerveaux éparpillés aux quatre coins de la terre, nos capitaines d'industrie méprisés et brimés et tous ceux qui ont du génie pour nous nourrir avec une noblesse avérée soient considérés et portés d'une manière similaire et avec la même force pour qu'ils partagent avec nous le vrai sens du progrès. Cette catégorie de héros dans leurs domaines respectifs pourtant n'en demande pas tant. Très peu d'entre eux seraient tentés de loucher sur les centaines de milliards d'euros qui vont être généreusement distribués à nos mondialistes qualifiés. Tous ou presque ont arraché leurs gloires dans d'autres contrées que leur pays. Ailleurs, quelques-uns ont déjà gagné leurs Coupes du Monde. D'autres ici, ligotés et étouffés par des égoïsmes pervers et par la jalousie, n'ont que le désir sincère d'être des auréoles sacrées pour leur pays.

C'est cette démarche qui permettra à un peuple victorieux un moment d'être vainqueur dans bien d'autres terrains de la pérennité. Pour peu que les démarches et leurs victoires ne soient pas des chasses gardées et otages des opportunismes politiques et qui n'offrent que des liesses et des satisfactions éphémères d'un laps de temps.
 
samedi 28 juin 2014
 

TROLL IN THE USA – Succès du Mondial aux Etats-Unis : un signe de “décadence morale”

 

 

 

Twitter / @xougla
Twitter / @xougla
Elle nous le “promet” : “Aucun Américain dont l’arrière-grand-père est né aux Etats-Unis ne regarde le football”. Et si plus d’“Américains” (les guillemets proviennent du texte original) s’y intéressent aujourd’hui, ce serait uniquement en raison… de l’immigration.
La chroniqueuse conservatrice américaine Ann Coulter a publié mercredi 25 juin sur son blog un virulent post anti-football, sport qu’elle accuse de révéler la “décadence morale” de son pays. Outre-Atlantique, une avalanche de réactions a accueilli le brûlot. Ci-dessous des extraits du post polémique :
– “La réussite individuelle n’est pas un élément important dans le football. L’échec est partagé et presque personne ne marque de but. (...)  Il n’y a pas de héros, pas de loser, pas de responsabilité, et aucun enfant ne voit sa fragile estime de soi ébranlée.
– “Les mères libérales aiment bien le foot parce que c’est un sport dans lequel le talent athlétique a si peu d’importance que les filles peuvent jouer avec les garçons. Aucun sport sérieux n’est mixte, même au niveau de la garderie.
– “Aucun autre ‘sport’ ne compte autant de matchs nuls que le foot. (...) Si Mickael Jackson avait traité ses insomnies chroniques avec une cassette d’un match Argentine-Brésil plutôt qu’avec du Profopol, il serait toujours en vie, même s’il s'ennuierait.
– “Au foot, vous n’avez pas le droit d’utiliser vos mains. (...) Ce qui différencie l’homme de la bête, mis à part l’âme, ce sont les pouces. Nos mains peuvent tenir les choses. En voilà une bonne idée : si on créait un jeu dans lequel on n’aurait pas le droit de les utiliser !
– “Le foot est comme le système métrique, que les libéraux adorent parce que c’est européen. Naturellement, le système métrique est né de la Révolution française, durant le bref intervalle pendant lequel il ne commettait pas des meurtres de masse à la guillotine.
Pour justifier l’invraisemblable intérêt d’une partie de ses compatriotes pour l’indigne sport, la polémiste égratigne les lois sur l’immigration et la nationalité de 1965. Portées par le frère de l’ancien président Kennedy, le sénateur démocrate Edward Moore Kennedy, celles-ci avaient notamment supprimé les contingents ethniques établis en 1924 qui permettaient de sélectionner les migrants selon leur origine nationale.
Presque tout le monde à un saint patrona réagi le site Daily Dot. [Si] Matthieu est le saint patron des comptables, (...) Ann Coulter est le saint patron des trolls. Ou au moins, des trolls conservateurs.”
Les propos d’Ann Coulter s’inscrivent dans le contexte d’un surprenant engouement des Etats-Unis pour la Coupe du monde de football, le pays étant habituellement davantage tourné vers le baseball ou le basket. Alors que les retransmissions des matchs de l’équipe américaine atteignent des niveaux d’audience historiquement élevés, le gouverneur de l’Etat de New York s’était prononcé pour un prolongement de la pause déjeuner le 26 juin afin que les salariés américains puissent visionner le match, et Barack Obama s’était lui-même laissé prendre en photo devant l’écran de son Air Force One.
 
 
  • Abed Charef

Le dinar algérien dégringole à son plus bas niveau historique sur le marché informel 

 

 

 

L'instabilité politique, l'approche de la Omra de Ramadhan et des vacances d'été ont fait plonger le dinar à son plus bas niveau face à l'euro (DR)
Le dinar plonge sur le marché informel. Une baisse liée à la conjoncture, mais aussi due également à des éléments structurels, qui traduisent le manque de confiance dans la monnaie algérienne.

L’euro a dépassé, à la mi-juin, la barre des 160 dinars sur le marché informel algérien. C’est la première fois depuis la création de la monnaie européenne que le dinar atteint une telle parité, augmentant encore le fossé entre taux officiel et taux parallèle. Au square Port-Saïd, principal marché informel des devises à Alger, l’euro valait, en fin de semaine dernière, 160 dinars à l’achat, et 158 dinars à la vente. Ce taux était en vigueur depuis une semaine, à quelques variantes près, après un pic à 162 dinars pour un euro.
A Tlemcen, le pic de 162 dinars a été également atteint, tout comme à El-Eulma. Dans d’autres villes d’Algérie, on signale un taux légèrement en-dessous de 160 dinars, mais la tendance à la baisse de la valeur du dinar semble la même partout.
Ce mouvement reflète une baisse de la valeur du dinar, non une hausse de la monnaie européenne, souligne un économiste. Le dinar chute d'ailleurs par rapport à l’ensemble des devises fortes. Le dollar était côté à 117 dinars à Port-Saïd, à Alger. Au cours officiel, les parités sont de 107 et 79 dinars face respectivement à l’euro et au dollar. Au marché noir, l’euro est exactement 50% plus cher que sur le marché officiel.
Vacances et Omra du Ramadhan
Les acteurs du marché informel invoquent les traditionnelles raisons qui poussent à une baisse du dinar en cette période de l’année. Ils citent notamment l’approche des vacances, période durant laquelle une forte pression s’exerce sur le marché de la devise. Cette année, la Tunisie est plus attractive, avec la baisse de la tension politique, ce qui va augmenter considérablement la demande vers ce pays, observe un analyste.
Autre raison, l’approche du hadj, ainsi que la Omra du Ramadhan, devenue très prisée en Algérie. Un agent touristique note que malgré la chaleur et la menace du coronavirus, la demande demeure « très forte » pour la Omra du Ramadhan, particulièrement celle qui couvre la seconde moitié du mois sacré. Les frais de séjour vont de 260.000 à 300.000 dinars, mais il est très difficile d’obtenir des réservations, dit-il. En période normale, les frais de la Omra ne dépassent guère 150.000 dinars. Des séjours, « avec des conditions très correctes », sont proposés à 120.000 dinars, selon cet agent de voyages.
La confiance des agents économiques
La hausse n’est toutefois pas liée uniquement à la conjoncture. Abderrahmane Hadj Nacer, ancien gouverneur de la banque d’Algérie, l’impute à l’abondance de liquidités sur le marché. « Cela fait des années que le gouvernement distribue de l’argent pour acheter la paix sociale », dit-il, soulignant que « ça devait se répercuter tôt ou tard sur la valeur réelle du dinar ». Il affirme aussi que « la monnaie reflète avant tout le degré de confiance des agents économique et de la population, non seulement dans les perspectives économiques, mais surtout dans la stabilité politique ».
Najy Benhacine, économiste, souligne qu’il y a « une explication naturelle à cette dépréciation du dinar : on consomme trop de produits importés par rapport à notre production. Nous sommes trop gourmands de produits étrangers, et nous ne sommes pas assez compétitifs pour les produite chez nous ». Pour lui, « le dinar officiel est clairement surévalué. C'est un ajustement naturel qui doit se faire. Le dinar doit naturellement se dévaluer et cette pression se reflète sur le marché noir, mais sans améliorer les autres facteurs qui freinent la compétitivité de notre économie ».
Gestion bureaucratique
M. Benhacine estime aussi que «cette dévaluation vient entamer l'augmentation un peu artificielle du pouvoir d'achat que les hausses de salaires de la fonction publique ont permis ces dernières années ». Il s’inquiète également de voir que « le taux parallèle décroche sans que le taux officiel ne suive. Cet écart offre des possibilités de triche et d'arbitrage très rentables, mais illégaux, artificiels, et qui engendrent des distorsions et comportements sans bénéfice économique réel », dit-il.
Le marché de la devise reste géré de manière chaotique par le gouvernement, qui admet l’existence d’un marché parallèle sans pouvoir le contrôler. Des démarches ont été engagées pour mettre en place des bureaux de change, des agréments ont été accordés par la banque d’Algérie, certains ont été retirés, mais les bureaux n’ont jamais fonctionné. « Une simple velléité bureaucratique, irréfléchie et inaboutie », commente un économiste. Un ancien ministre de l’intérieur, Daho Ould Kablia, avait même trouvé des vertus au marché parallèle de la devise, qui permet aux Algériens de trouver une ressource officiellement non disponible pour certains besoins spécifiques (achat de médicaments, paiement de la scolarité d’enfants à l’étranger, etc.).
 
jeudi 26 juin 2014
 
Il faut une guerre de libération contre le FLN
 
 
 
 
 
 
par Kamel Daoud
Obsédante : la photo qui circule. Celle de cet homme gabarit videur, ceinture en cuir à la main, marcel sur la peau, dans le hall de l'Aurassi, l'hôtel d'Alger. C'était à l'occasion d'une réunion du FLN, entre ses deux ailes et ses dix mille pieds. Affrontement par videurs et hommes de main interposés. A peine un changement d'avec la vieille recette des dobermans à Mostaganem. C'est votre parti unique. Le dépositaire de votre mémoire. Le gardien de votre souvenir. L'artisan de votre guerre de libération. Le représentant de votre identité de peuple à peine venu au monde. C'est le FLN niveau rats. A coups de bâton et de pieds. A coups de malfrats. L'homme qui avait exilé en 79, inculpé pour détournement et exposé dans El Moudjahid, doit bien se réjouir. «Mangez-vous entre vous !». Assouvissement. Pour le reste, l'indignité nous frappe depuis si longtemps que l'on peine à trouver en soi un semblant de réaction. De Larbi Ben M'hidi, assis dans sa geôle souriant, à ce Saïdani, affalé sur un fauteuil en cuir, visage gras, souriant de sa victoire contre le bon sens et la décence. On l'a déjà dit.

Il ne reste presque rien pour réagir. Si un jour, on nous montre une bataille de proxénètes dans un hôtel, sous le sigle de ce vieux parti, personne ne trouvera rien à dire. On n'a ni la peau, ni le sens, ni l'envie de sortir de la tombe. Rien qui n'atteigne le mort. C'est sa solution. Se transformer en cadavre est le seul moyen de survivre à la poubelle qui vous entoure. Ne pas respirer, ne pas cligner des yeux. Se concentrer sur le ciel ou la dalle. Cela finira par passer. Cela ne me concerne pas. Je ne suis pas vivant, donc pas responsable. Je ne bouge pas et ils finiront par s'en aller. Je ne suis rien. Qu'ils prennent tout. Ils finiront pas tomber dans un puits ou dans l'obésité et mourir. Ou se lasser.

Sauf que cela n'est pas vrai. Soit on meurt, soit on est concerné.

Il faut qu'un jour neuf Algériens se réunissent en cachette dans une arrière-boutique. Décident de front. Puis sortent dans la rue, aillent chez le coiffeur pour se faire beau et prendre une photo historique. Puis déclenchent la guerre de libération contre le FLN. Le traquer en national et en international. Le cerner. Déclencher des grèves, des marches, des opérations rideaux baissés. Mener une lutte implacable pour libérer le pays du FLN. Les douars, les villes, juger les caïds et les indicateurs de ce parti. S'armer du reste de l'alphabet et des évidences et des révélations. Créer une fédération de France pour traquer les biens immobiliers, les enfants scolarisés, les crédits et les comptes. Revoir les couplets de l'hymne. «Non FLN, je ne te fais aucun serment». Poursuivre avec foi et hymne la Libération-bis jusqu'à ce que ce parti soit dissous, rendu à la mémoire ou exilé ou jugé.

C'est le seul moyen. Car si non, l'indépendance n'est qu'une délocalisation de colons. Car autrement, on en finira pas avec ces histoire d'hôtels, d'agréments de videurs, de chiens, de tamponné au front, de danseur Kabuki et de petits malfrats.
 
mercredi 25 juin 2014
 
Le criminel Al-Sissi en visite au régime illégitime d'Alger !





 
mardi 24 juin 2014
 

Le collectif CCTA réclame la tête du PDG d’Air Algérie

 

 

 

 

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le 24.06.14 

Les propos du premier responsable d’Air Algérie « sont une honte, une insulte faite à l’encontre du service public, une provocation envers les usagers du service public, une agression envers la diaspora, un déshonneur à l’encontre de la République Algérienne ».

La dernière sortie du PDG d'Air Algérie, Mohamed Salah Boultif qui a déclaré récemment que « Air Algérie n’est pas la compagnie des émigrés » tout en qualifiant ces émigrés de « Zigotos » a soulevé le courroux et l’indignation de la communauté algérienne établie à l’étranger.
« Mr Boultif vous n’êtes pas le gérant d’une épicerie de quartier, vous ne pouvez pas insulter librement votre clientèle », a dénoncé le collectif Contre la Cherté du Transport vers l'Algérie (CCTA), dans une lettre adressée au premier ministre Abdelmalek Sellal. Le collectif a réappelé à Boultif que «  la compagnie nationale Air Algérie n’est pas sa propriété. Il en est qu’un simple salarié, Air Algérie appartient au peuple algérien dans toute sa diversité. Mr BOULTIF n’est pas le représentant d’une caste au sein de la compagnie nationale ».

Les propos du premier responsable d’Air Algérie «  sont une honte, une insulte faite à l’encontre du service public, une provocation envers les usagers du service public, une agression envers la diaspora, un déshonneur à l’encontre de la République Algérienne », a encore dénoncé le collectif CCTA.

« Les  "Zigotos", dont parle Mr BOULTIF, ont depuis l’étranger financé la guerre de libération et se sont battus pour l’Algérie indépendante. Les "Zigotos"  sont une composante intégrante de la communauté nationale, composée de cadres, de pères et mère de famille, de salariés, étudiants et d’enfants de hauts responsables algériens qui forment une seule et même famille : la diaspora algérienne. Les "Zigotos", composent la majorité de l’équipe nationale de football et portent haut ses couleurs », lit-on encore dans la lettre. 

Les rédacteurs de la lettre, n’ont pas manqué de signaler que l’ « agacement » de Boultif est  lié aux nombreux rassemblements qui ont eu lieu en France dénonçant la cherté du billet Air Algérie.

Le collectif CCTA  a estimé que « Mr Boultif ne mérite plus de rester à la tête de la compagnie Nationale Air Algérie, au vu de son profond mépris à l’encontre des usagers des transports. » Et d’ajouter à l’adresse du premier ministre : « même si nous sommes tentés de vous demander de mettre fin aux fonctions de Mr BOULTIF à la tête de la compagnie Air Algérie, le collectif CCTA réclame une sanction à la hauteur de la gravité ses déclarations ».

Mohamed Salah Boultif a proféré ses propos choquants le 21 juin dernier, lors de son allocution d’ouverture de la conférence annuelle des représentants d’Air Algérie, tenue à l’hôtel militaire de Béni Messous à Alger.


 


 

Communiqué de Presse du CCTA relatif aux propos tenus par Mr BOULTIF, PDG d’Air Algérie, à l’encontre de la diaspora

Monsieur le Premier Ministre, Abdelmalek SELLAL
Le collectif CCTA exprime sa plus vive indignation quant aux propos scandaleux qu’aurait tenu le PDG d’Air Algérie ce 21 juin 2014 à l’encontre de la diaspora et reportés par la presse. De tels propos ne font honneur ni à la compagnie
aérienne nationale Air Algérie, ni même à l’Algérie.
Mr Boultif ne peut se permettre un tel dérapage à l’encontre d’une clientèle, qui même si résidante à l’étranger, reste encore de nationalité algérienne et profondément attachée à l’Algérie.
De telles insultes proférées de la part d’un PDG d’une entreprise nationale sont une honte, une insulte faite à l’encontre du service public, une provocation envers les usagers du service public, une agression envers la diaspora, un déshonneur à l’encontre de la République Algérienne. Mr Boultif vous n’êtes pas le gérant d’une épicerie de quartier, vous ne pouvez pas insulter librement votre clientèle.

Il semblerait que votre agacement, lié aux nombreux rassemblements qui ont eu lieu en France dénonçant la cherté du billet Air Algérie, vous soit resté au travers de la gorge. La situation était prévisible mais, il semble que vous l’ayez
sous-estimée voire négligée et même méprisée.
« Air Algérie n’est pas la compagnie des émigrés » a déclaré Mr BOULTIF. Nous lui rappelons que la compagnie nationale Air Algérie n’est pas sa propriété. Il en est qu’un simple salarié, Air Algérie appartient au peuple algérien
dans toute sa diversité. Mr BOULTIF n’est pas le représentant d’une caste au sein de la compagnie nationale.
Les "zigotos", dont parle Mr BOULTIF, ont depuis l’étranger financé la guerre de libération et se sont battus pour l’Algérie indépendante. Les "zigotos", sont une composante intégrante de la communauté nationale, composée de
cadres, de pères et mère de famille, de salariés, étudiants et d’enfants de hauts responsables algériens qui forment une seule et même famille : la diaspora algérienne. Les "zigotos" composent la majorité de l’équipe nationale de football et portent haut ses couleurs.

Notre seule demande est de payer le "juste prix" du billet fixé par le libre jeu de la concurrence, et non pas celui dicté par les compagnies Air Algérie et Algérie Ferries.
Les consommateurs algériens, même s’ils sont installés à l’étranger, ont le droit de crier haut et fort leur mécontentement et leur insatisfaction quant à la politique des tarifs et services pratiqués par Air Algérie et Algérie Ferries. Mr BOULTIF n’a pas su être à l’écoute de sa clientèle, bien au contraire, il l’a méprise.
Mr Boultif ne mérite plus de rester à la tête de la compagnie Nationale Air Algérie, au vu de son profond mépris à l’encontre des usagers des transports et de sa faute, les citoyens algériens, résident en Algérie et à l’étranger,
méritent le respect et doivent être considérés en toute dignité.
Mr le Premier Ministre, même si nous sommes tentés de vous demander de mettre fin aux fonctions Mr BOULTIF à la tête de la compagnie Air Algérie, le collectif CCTA réclame une sanction à la hauteur de la gravité ses déclarations.

Le collectif CCTA reste convaincu que la solution à la crise du transport vers l’Algérie est une baisse immédiate, significative, durable et définitive des tarifs du transport aérien et maritime par l’ouverture effective du marché du transport à la concurrence sans l’exclusion des compagnies "Low-cost".

Salah HADJAB
collectif CCTA
 
 
Abbas face au ressentiment de son peuple
 
 
 
 
 
par Kharroubi Habib

Comme tétanisée par la crainte de paraître peu sensible à l'émotion suscitée en Israël par l'enlèvement de trois de ses citoyens, la communauté internationale s'abstient de dénoncer ou de condamner les dépassements auxquels donne lieu l'opération militaro-policière que cet Etat mène en Cisjordanie pour retrouver les disparus. Son silence alors que la soldatesque israélienne inflige une punition collective à la population de ce territoire dont la violence va « au-delà de toute logique » est amèrement ressenti par l'Autorité palestinienne dont le représentant à l'ONU a fait part de son indignation devant l'absence de réaction internationale à ce qu'endure la population palestinienne.

L'on peut comprendre que cette communauté internationale ferme les yeux sur le fait qu'Israël a lancé une opération de ratissage en Cisjordanie pour retrouver ses citoyens enlevés, mais pas qu'elle se taise quand cette opération s'accompagne d'arrestations massives, de destructions qui n'ont de sens que d'ajouter le dénuement au dénuement de la population palestinienne et surtout d'assassinats de citoyens dont des enfants n'ayant aucun rapport avec la disparition des adolescents israéliens.

Mahmoud Abbas qui a condamné sans appel l'enlèvement des Israéliens et fait part de la disponibilité des services de sécurité palestiniens à collaborer à leur recherche mais est impuissant face au déferlement répressif dont son peuple est la victime, a saisi l'ONU pour qu'elle « intime » à Israël de cesser sa répression aveugle sous prétexte d'une traque des ravisseurs de ses citoyens. L'impuissance du président palestinien et de l'autorité qu'il dirige à arrêter ce déferlement répressif israélien ne contribue nullement à conforter la confiance en eux qu'ils demandent aux Palestiniens d'avoir.

Que Mahmoud Abbas ait condamné l'enlèvement et promis que les services sécuritaires palestiniens font tout pour retrouver les adolescents israéliens sans que les autorités sionistes lui en ont marqué une quelconque reconnaissance ou fait le geste d'atténuer les violences dont s'accompagne leur opération militaro-policière en Cisjordanie a au contraire alourdi son déficit de confiance au sein de la population palestinienne dont le ressentiment croissant ne l'épargne plus. Le discrédit dans la population palestinienne que vaut à Mahmoud Abbas son attitude jugée peu ferme face à l'ennemi sioniste qui l'humilie sciemment est avec celui d'en finir avec Hamas en Cisjordanie l'un des buts fixés à l'opération israélienne par Netanyahu et son cabinet. Tout autant qu'ils veulent effectivement éradiquer le Hamas, Netanyahu et ses alliés en Israël cherchent également à affaiblir Mahmoud Abbas et l'Autorité palestinienne pour ensuite se prévaloir de leur faiblesse et les présenter comme d'inacceptables interlocuteurs dans des négociations destinées à faire la paix entre Palestiniens et Israéliens.

C'est ce « vide » qu'Israël est déterminé à rendre réalité pour en faire la cause de l'impasse du processus de paix et se dédouaner d'être opposé à celui-ci et à la finalité que lui attribue la communauté internationale : celui de donner naissance à un Etat palestinien. Le stratagème a marché contre Yasser Arafat grâce à la connivence coupable des principales puissances de la communauté internationale et à celle criminelle de soi-disant proches et fidèles du défunt leader palestinien. Israël espère le renouveler en comptant sur des comportements internationaux et palestiniens de même nature.
 
lundi 23 juin 2014
 
Quand le foot devient un instrument de lobotomisation des peuples !



 
 
Israël a fait pire que le scénario d'un enlèvement 
 
 
 
 
 
par Kharroubi Habib
Qui a offert à Israël l'occasion d'entreprendre en Cisjordanie la plus grande opération militaro-policière menée par lui dans ce territoire depuis la seconde intifada, par laquelle il est en train de démanteler l'organisation politico-militaire et les infrastructures du Hamas tout en infligeant humiliation et punition collectives à la population palestinienne ?

Plus d'une semaine après la disparition des trois adolescents demeure un mystère car n'ayant été revendiquée de nulle part et les autorités israéliennes dont le Premier ministre l'a imputée au mouvement islamiste n'ont exhibé aucune preuve confortant son accusation. Mystère qui fait que si la communauté internationale exprime sa réprobation et sa condamnation de l'enlèvement, elle se garde de faire sienne la thèse israélienne de la responsabilité du Hamas et d'en tirer comme le lui demande Netanyahu la conclusion que cette organisation ne peut être considérée comme un interlocuteur acceptable pour la résolution du problème palestinien.

L'on peut penser ce que l'on veut du Hamas mais pas qu'il soit suicidaire au point d'offrir à Israël le prétexte d'engager contre lui une opération d'éradication en Cisjordanie et cela peu après qu'il ait normalisé ses relations avec le Fatah qui contrôle ce territoire et que pointent des élections palestiniennes qu'il ambitionne de remporter. L'accusation de Benyamin Netanyahu ne tient pas la route. Lui-même n'y croit certainement pas et ne l'a formulée que pour justifier l'opération militaro-policière en cours destinée à « briser l'échine » de ce mouvement islamiste qui en se réconciliant avec le Fatah et l'OLP a produit un signe favorablement accueilli internationalement qui a pour conséquence de mettre un terme au boycott politique et diplomatique qui a été le sien depuis qu'il avait rompu avec l'Autorité palestinienne et son président Mahmoud Abbas.

C'est cet acquis du Hamas et la réunification des rangs palestiniens que vise à annihiler l'opération israélienne en Cisjordanie. L'enlèvement des trois adolescents n'en a été que l'élément déclencheur et son « heureuse » justification au plan « moral et humanitaire ». L'Etat sioniste aurait de toute façon agi tout aussi brutalement contre les Palestiniens, enlèvement de ses citoyens ou pas, car une telle action a été inscrite par lui dans son agenda anti-palestiniens. Le Hamas n'est pas politiquement aussi « abruti » pour ne pas comprendre qu'une action anti-israélienne de sa part entraînant l'émotion condamnatrice de l'opinion internationale ferait le jeu d'Israël et ruinerait le rapprochement qui s'est esquissé entre lui et les puissances occidentales qui se refusaient jusqu'alors à parler avec lui sur le problème palestinien.

Mahmoud Abbas ne peut souscrire à la thèse israélienne et encore moins s'en prévaloir pour revenir sur l'accord de réconciliation qu'il a signé avec le Hamas comme l'exige de lui Benyamin Netanyahu. Il a eu raison de condamner fermement l'enlèvement des trois adolescents israéliens et de dénoncer ses auteurs comme voulant « tuer le peuple palestinien ». Mais plutôt que d'accepter le rôle de supplétif dans une opération dont la finalité est de conforter l'occupation israélienne se permettant un degré de répression et de violence terrorisante à l'ampleur de crime contre l'humanité, le président palestinien devrait agir pour faire s'interroger la communauté et l'opinion internationales sur le fait de savoir à qui profite l'acte ayant consisté à enlever en Cisjordanie trois adolescents israéliens. A l'Etat sioniste ou aux Palestiniens y compris les sympathisants du Hamas ?

S'agissant d'Israël, il se trouvera des défenseurs pour pourfendre ceux qui en l'occurrence le soupçonnent d'avoir monté de toutes pièces avec peut-être complicité de Palestiniens stipendiés le scénario de l'enlèvement qui sert opportunément ses desseins anti-palestiniens. Cet Etat a pourtant fait pire depuis plus de soixante ans.
 
 



LOGEMENTS, EXODES ET TRANSGRESSIONS 
 
 
 
 
par M. Abdou Benabbou
Emeutes, manifestations, protestations meublent de jour en jour et de plus en plus les rues algériennes pour réclamer un logement. Il est signifié avec exubérance et grand bruit que le logement est un droit. Le droit, dit le Larousse, est l'ensemble des dispositions juridiques qui règlent les rapports entre les hommes. Quand on constate la tournure kafkaïenne avec laquelle est étalée la totalité des revendications, on est tenté de déduire que ce problème sera éternel et que la responsabilité de l'Etat est la seule engagée parce que de promesses en promesses, la disponibilité déclarée des autorités a reposé sur l'infantilisme façonné et organisé de la société.

Le « tout est absolument à prendre » a été institué en règle et il est prouvé que ceux qui protestent dans la rue ne sont pas tous animés par le besoin vital d'un toit, et nombreux sont ceux qui s'inscrivent dans la culture du partage du butin que l'Etat a eu la malheureuse idée d'initier. Le clientélisme a fait des ravages et il a inscrit des pans entiers de la société dans la légitimation des passe-droits pour que chacun exige n'importe quoi.

On doit évidemment comprendre la rage d'un père de famille dont les quatre murs de sa demeure risquent de s'écrouler. Mais la réponse à cette rage ne saurait se contenter des habillages politiques volontaristes qui dissimulent la profondeur de la gabegie d'une gestion régie par l'individualisme outrancier et le copinage intéressé. Le logement comme la santé, l'emploi ou l'éducation ont besoin de recettes bien mieux réfléchies avec le sens d'un intérêt général seul capable de générer la tranquillité.

SI CHAQUE CITOYEN A DROIT A UN LOGEMENT DECENT, CE DROIT NE SAURAIT SE DEPARTIR D'ABORD DE L'ESPRIT BIEN COMPRIS DE LA CITOYENNETE ET DU VIVRE ENSEMBLE. IL EST VRAI QUE LES SEQUELLES DE LA DECENNIE NOIRE AVEC LEURS LOTS D'EXODES ET DE TRANSGRESSIONS SONT DIFFICILES A EFFACER. MAIS LE LOGEMENT NE DOIT PAS ETRE UNE RANÇON NI UN GAGE A OFFRIR AU NOM D'UNE PAIX SOCIALE DE PLUS EN PLUS INCERTAINE A CERNER. IL EST UN ELEMENT STRUCTURANT DE BASE POUR L'HARMONIE LA PLUS LARGE D'UNE POPULATION.
 
dimanche 22 juin 2014
 

Algérie : naissance d’un nouveau mouvement citoyen contre le pouvoir

 

 

 

 juin 21, 2014 
Algérie-Focus
el-mouradia


Le Congrès du Changement démocratique CCD est un mouvement citoyen naissant qui appellent les algériens à se mobiliser pacifiquement et radicalement contre le régime en place. Le mouvement vient de lancer un appel à tous les algériens, hommes, femmes, intellectuels, jeunes, les invitation à ne plus accepter le statut quo et de refuser de garder le silence sur la situation actuelle dans laquelle se trouve le pays.
Procéder à un changement pacifique et radical, c’est l’appel du nouveau Mouvement politique, citoyen, algérien, baptisé Congrès du Changement Démocratique. Dans leur communiqué, les membres fondateurs du mouvement appellent tous les algériens, toute catégorie confondue, à un rassemblement massif afin de ‘’créer une dynamique populaire du changement et une véritable transition démocratique vers un Etat de Droit et des Libertés démocratiques’’. Le Congrès du Changement Démocratique CCD affirme avoir été alerté par ’’la gravité de la situation de l’Algérie et inquiets quant à l’avenir’’. C’est pour cette principale raison que les fondateurs du mouvement ont pris la décision de mobiliser ’’toutes les consciences du pays, hommes et femmes – de toutes générations, de tous statuts ou conditions sociales, toutes sensibilités politiques confondues, sans exclusion ni exclusive – en vue de se mobiliser, en un vaste mouvement fédérateur de toutes les oppositions réelles et sincères contre le pouvoir en place’’.
Le but du mouvement, lit-on dans le communiqué, est ‘’de mettre un terme par tous les moyens légitimes et pacifiques, à un régime arrivé à un stade irréversible de pourrissement politique et de corruption morale et dont le maintien menace gravement l’unité du peuple, l’intégrité territoriale du pays, le devenir de nos enfants et la souveraineté-même de la nation”.
Convaincue que L’Algérie appartient à tous les algériens et à toutes les algériennes, sans exclusion, le CCD affirme dans son communiqué s’appuyer sur des principes fondamentaux qui sont inspirés de la Déclaration du 1er Novembre 1954 et dans la Plateforme de la Soummam. Parmi les principes du mouvement figure la priorité accordée à la souveraineté du peuple qui ne doit en aucun cas être violée, – la sacralité des Valeurs civilisationnelles, à savoir L’Islam, l’Amazighité, et l’Arabité, le respect des droits humains, l’égalité entre tous les algériens et l’ “abolition de la police politique sous toutes ses formes, afin d’une part, de libérer le champ politique dans la transparence et, d’autre part, de réorienter les Services de Renseignement et de Sécurité, aussi bien civils que militaires, vers leur mission institutionnelle originelle, d’espionnage et de contre-espionnage, dans le cadre de la surveillance du territoire et de la protection des intérêts nationaux”.
Le CCD appelle tous les algériens à la mobilisation massive pour s’unir et œuvrer ensemble dans la sérénité et sans exclusion aucune, à la mise en place d’un  processus de Changement, pour un Etat de Droit et des Libertés démocratiques.
 
 
Niet pour la transition, oui mais pour une conférence du consensus national 
 
 
 
 
 
par Kharroubi Habib
On savait et Ahmed Ouyahia l'a réaffirmé vendredi lors de sa conférence de presse que le pouvoir ne veut pas entendre parler d'une transition démocratique à laquelle ont appelé les partis et personnalités politiques regroupés au sein de la CNLTD et dont l'initiative a été appuyée par les participants à la conférence nationale organisée par eux sur ce thème.

Le directeur de cabinet de la présidence a resignifié le refus des autorités quant à cette demande de l'opposition qui s'est réunie à l'hôtel Mazafran en faisant valoir qu'elle est inacceptable parce que « l'Algérie d'aujourd'hui est un Etat aux institutions démocratiques et n'a nullement besoin d'une période de transition » qui selon lui est en « contradiction avec la volonté populaire ».

Il a profité au passage pour critiquer, mais sans le nommer, l'ancien chef du gouvernement Mouloud Hamrouche qui soutenant l'idée de transition démocratique a également émis celle qu'il faut que l'armée s'implique pour la rendre possible. Si la fin de non-recevoir de la demande d'une transition politique est sèchement opposée par le pouvoir, Ouyahia a toutefois laissé entendre que celui-ci est par contre ouvert à la proposition prônée par le FFS de réunir une conférence pour « un consensus national ». La démarche du FFS agrée apparemment au pouvoir parce que ce parti ne pose aucun préalable pour la tenue de cette conférence si ce n'est celui d'un dialogue inclusif et d'un débat n'occultant aucun des problèmes auxquels le pays est confronté.

Ouyahia a cependant ajouté que la participation du pouvoir à une telle rencontre est « difficile » mais que les partis qui le soutiennent peuvent y prendre part. L'accueil favorable de la proposition prônée par le FFS n'est pas pour surprendre après que Bouteflika ait à maintes reprises annoncé qu'il s'emploiera à constituer un consensus national pour conforter le front intérieur dans le pays en guise de barrage aux menaces de déstabilisation dont l'Algérie est la cible. Reste à savoir si le parti d'Aït Ahmed va pouvoir convaincre les membres de la CNLTD et leurs alliés de s'intéresser à sa proposition qu'il est allé leur décliner lors de la conférence de l'hôtel Mazafran. Il faut en douter devant la fermeté affichée par eux de persister à ne concevoir de dialogue avec le pouvoir que s'il accepte l'exigence de la transition démocratique. Le pouvoir en ne se déclarant pas hostile au projet défendu par le FFS a certainement anticipé l'échec de celui-ci convaincu que les « boycotteurs », comme Ouyahia a qualifié l'opposition regroupée par le CNLTD, le saborderont en restant accrochés à leur revendication de cette transition.

Une «sympathie» affichée donc pour l'éventuelle initiative du FFS de relancer son idée de conférence du «consensus national» qui lui permet d'apparaître ouvert au dialogue avec ses opposants et de faire que l'attitude bloquée de ces derniers sur le sujet apparaisse elle comme une position maximaliste qui ne serait pas « responsable » compte tenu des développements politiques ayant eu lieu dans le pays, notamment celui de la réélection de Bouteflika qui aurait rendu totalement utopique l'option d'une transition.

En restant en contact avec et le pouvoir et l'opposition regroupée par la CNLTD, le Front des forces socialistes donne à voir qu'il ne renonce pas à son projet et entend poursuivre ses tentatives de persuasion sur la nécessité du dialogue politique, seule méthode susceptible de cimenter l'unité nationale et de donner lieu à des convergences sur la nature des changements à opérer pour fonder un Etat démocratique et de droit garantissant les libertés auxquelles les Algériens aspirent.
 
 
ALLER AU BRESIL EST DEJA UNE PROUESSE
 
 
 
 
 
par M. Abdou Benabbou
Il s'agit bien d'un va-tout sportif seulement dans un tournoi limité plutôt que d'une dernière bataille de survie que ce match de football que va jouer aujourd'hui l'Algérie au Brésil. Malgré la fièvre que suscite chez nous et ailleurs ce tournoi international, un match de foot est d'abord amusement et délassement quelles que soient les gloires avec lesquelles on tient farouchement à vouloir l'habiller.

Il se raconte avec une allégresse débordante qu'une telle compétition internationale offre une opportunité pour revigorer l'unité nationale et un terrain propice pour revivifier une solidarité contrariée. Peut-être. On gagnerait cependant à voir ces liesses d'un soir ou de quelques jours investies dans d'autres domaines pour que les explosions de joie et de satisfaction ne se confondent pas avec les manifestations de rage qu'accompagnent les incendies de pneus.

On croit savoir que le Qatar a mis sur la table 150 milliards d'euros pour organiser son Mondial en 2022. C'est un peu l'équivalent de la réserve de change algérienne qui est mis en jeu. Imaginons un instant que l'Algérie casse sa tirelire pour financer ces jeux sans être sûre d'attendre un retour de dividendes à la fin de ce pari. Nous ne sommes pas sûrs que ceux qui alimentent le Trésor public avec leur sueur soient enchantés et nous ne sommes pas certains que ceux qui vont défiler avec grand tintamarre ce soir en cas de victoire, mais sans perspective de bonheur pour annihiler un lendemain noir, soient ravis. Nombreux Brésiliens en colère, sortis des favelas en masse ont compris que lutter contre la famine et la misère n'était pas une affaire d'une danse et que les festins virtuels momentanés sont toujours orchestrés par des hyènes et des rapaces tapis dans une innommable obscurité.

UNE CONFRONTATION SPORTIVE N'EST ASSUREMENT QU'UNE DISTRACTION ET QUE L'EQUIPE NATIONALE ALGERIENNE AIT ETE CAPABLE DE SE RENDRE AU BRESIL EST DEJA UNE BELLE PROUESSE QU'IL FAUT EVALUER AVEC HUMILITE ET SAGESSE. SINON AU LIEU DE SE GARGARISER D'UNE PRETENTION DEMESUREE AUTANT EXIGER QUE LA COUPE DU MONDE NOUS SOIT OFFERTE DANS UNE BOITE DE PATISSERIE.


 
"Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs." Malcom X

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