ELWATAN-ALHABIB
vendredi 31 janvier 2014
 

Les propos exacts de la menteuse Najat Vallaud-Belkacem

 

 

 



La mythomane ou amnésique (moins crédible) ministre des Droits des femmes dit une chose et son contraire dès que la situation chauffe un peu ! C’est scandaleux de mentir au peuple de la sorte, de diffuser de fausses nouvelles pour le manipuler afin d’imposer un nouveau paradigme sociétal. C’est d’ailleurs illégal mais qui s’en soucie ?

Extrait d’un entretien donné par Najat Vallaud-Belkacem à 20minutes.fr en août 2011 :
20minutes.fr : En quoi la « théorie du genre » peut-elle aider à changer la société ?
Najat Vallaud-Belkacem :
La théorie du genre, qui explique « l’identité sexuelle » des individus autant par le contexte socio-culturel que par la biologie, a pour vertu d’aborder la question des inadmissibles inégalités persistantes entre les hommes et les femmes ou encore de l’homosexualité, et de faire œuvre de pédagogie sur ces sujets.
Les manuels de sciences et vie de la terre (SVT) ne devraient-ils pas enseigner la sexualité humaine en se limitant strictement à sa dimension biologique, et pas à sa dimension sociale ?
Le vrai problème de société que nous devons régler aujourd’hui, c’est l’homophobie, et notamment les agressions homophobes qui se développent en milieu scolaire. L’école doit redevenir un sanctuaire, et la prévention de la délinquance homophobe doit commencer dès le plus jeune âge. Un jeune homosexuel sur cinq a déjà été victime d’une agression physique, et près d’un sur deux a déjà été insulté. Il est essentiel d’enseigner aux enfants le respect des différentes formes d’identité sexuelle, afin de bâtir une société du respect. (Source)
La même, devenue ministre, le 6 juin 2013 :

« La “théorie du genre” n’existe pas. Ça n’existe pas. En tout cas je ne l’ai jamais rencontrée. Quand on parle de genre, ce qui existe, c’est les “études de genre”. [...] Vous avez en effet des chercheurs qui s’intéressent à la façon dont la société organise une relation d’inégalité entre les hommes et les femmes. [...] Je soutiens les études qui portent sur ces sujets. En revanche, de théorie du genre, je ne connais pas. »

 
 

PHOTO. Quand Libération fait de la délation: syndicalistes CGT pris en flagrant délit de «quenelle» 

 

 

Par allain jules

Publié le jan 30, 2014
C’est une paranoïa généralisée, une véritable chasse à l’homme. Libération vient de mettre en ligne la photo en dessous, avec un titre assez triste. Diantre. Mais il n’y a aucune loi qui interdit de faire le geste de la quenelle ! Ces gens sont vraiment devenus fous ! Une véritable délation orchestrée par un certain Yann Philippin, délateur honteux, qui est allé jusqu’à faire des captures d’écran et a cité les noms des syndicalistes. Ce n’est plus du journalisme, c’est de la politique politicienne. Il ira très loin ce lâche, à défaut, il est bon pour une unité en psychiatrie lourde ! 
L’article intitulé "Des syndicalistes de la CGT pris en flagrant délit de «quenelle»", on peut croire qu’il y a un cadre légal qui interdit ça. Fichtre. On est en plein délire.libé
Petit track-back:
Chapeau:
Sur une photo, trois responsables du syndicat d’Air France, dont son porte-parole, effectuent le geste de ralliement des dieudonnistes. Tandis que plusieurs cégétistes de la compagnie affichent leur soutien à l’humoriste sur Internet.
Le cliché a été pris le 8 novembre sur un parking de l’aéroport de Roissy, lors d’un conflit social dans la filiale locale de Swissport Cargo, un géant mondial de la logistique aéroportuaire. En compagnie d’autres militants, on y voit trois responsables du syndicat CGT Air France effectuer une «quenelle» : David Ricatte, secrétaire et porte-parole de la CGT Air France, Pascal Belrose, l’un des secrétaires de section et Laurent Dahyot, membre de la commission exécutive du syndicat.
D’autres responsables du syndicat, qui n’étaient pas sur la photo de la quenelle à Roissy, ont aussi diffusé des messages pro-Dieudonné. C’est le cas de Mehdi Kemoune, secrétaire général adjoint de la CGT Air France. Le 6 janvier, il a posté sur son compte Facebook (lequel met en avant son appartenance à la CGT) un détournement du logo de SOS Racisme (une main jaune et l’inscription «Touche pas à mon Dieudo»), ainsi qu’un lien vers un article du site allainjules.com, qui affiche son soutien à Dieudonné. Titre de l’article : «Quenelle : quand les médias lancent clairement un appel à la guerre civile.»

Aujourd’hui, le député de l’UDI, Meyer Habib, a déposé sa fameuse proposition de loi contraire à la Constitution dans laquelle il parle de "geste et comportement", sans citer la quenelle. Du foutage de gueule !
 
 

Irak : les Britanniques bientôt devant la Cour Pénale Internationale pour crimes de guerre ? (Palestine Chronicle)

 

 

 

 

Tony Blair rencontre des troupes en Iraq en 2003 - Photo : PA via The Independent
 
 
 
Le journal londonien The Independent a révélé dimanche qu’un document « accablant » de deux cent cinquante pages, intitulé « The Responsibility of UK Officials for War Crimes Involving Systematic Detainee Abuse in Iraq from 2003-2008 [1] », a été « soumis à la Cour pénale internationale (CPI) et pourrait entraîner des poursuites judiciaires à l’encontre de certains dirigeants britanniques de la défense pour cause de crimes de guerre « systématiques ».
Le dossier allègue que « les principaux responsables » des crimes de guerre présumés « incluent des personnalités en poste aux plus hauts niveaux » de l’armée et du système politique britanniques.
Selon le journal The Independent, le dossier mentionne notamment deux anciens pontes du ministère de la Défense, Geoff Hoon et Adam Ingram, qui occupaient respectivement les postes de secrétaire d’État à la Défense et de secrétaire d’État en charge des forces armées au cours du mandat de Tony Blair lors de la planification et de l’invasion de l’Iraq et pendant la majeure partie de l’occupation britannique. Le général Peter Wall, chef de l’armée britannique, est également cité.
Des allégations choquantes ont été compilées à partir du témoignage de quatre cents Iraquiens et représentent « des milliers de témoignages de mauvais traitements assimilables à des crimes de guerre, actes de torture ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».
Le document, soumis à la CPI de La Haye le samedi 11 janvier 2014, « requiert une enquête sur les crimes de guerre présumés en vertu de l’article 15 du Statut de Rome », et est le fruit de plusieurs années de travail accompli par le cabinet Public Interest Lawyers, basé à Birmingham, et l’ECCHR (Centre européen pour les droits constitutionnels et les droits de l’Homme). Ce document « est le plus détaillé jamais soumis au bureau du Procureur de la CPI concernant les crimes de guerre présumés des forces britanniques en Iraq ».
En 2006, la CPI avait estimé qu’il « existait des motifs raisonnables de croire que des crimes relevant de la compétence de la Cour avaient été commis, notamment des homicides intentionnels et des traitements inhumains ». Cependant, les procureurs avaient refusé d’ouvrir une enquête puisque les plaintes concernaient moins de vingt cas.
Par la suite, « des centaines d’autres doléances ont vu le jour, encourageant aujourd’hui l’examen des plaintes. Ceci marque le début d’une procédure qui pourrait placer certains hommes politiques et généraux britanniques soupçonnés d’avoir commis des crimes de guerre sur le banc des accusés ». Les « traitements abusifs généralisés perpétrés par les membres des forces armées britanniques en Iraq se sont poursuivis pendant la durée des opérations militaires, soit presque six ans ». On peut toutefois se demander à partir de quand un crime n’en est pas un, lorsque « seuls » des dizaines de cas ont été recensés ?
Des preuves « de recours systématique à la violence ayant parfois entraîné la mort de prisonniers détenus par les forces armées britanniques » ont été présentées. Les deux entités juridiques prétendent qu’il « existe des preuves d’actes de brutalité, de cruauté et de formes de sadisme incluant des sévices sexuels et des humiliations à caractère sexuel et religieux », associés à une utilisation généralisée du « supplice du capuchon » et à des actes de torture infligés aux prisonniers placés dans des « positions douloureuses, soumis à des bombardements sonores et privés de sommeil, de nourriture et d’eau ».
Ce type de techniques a été interdit dans le cadre du gouvernement d’Edward Heath en 1972 après avoir été utilisé en Irlande du Nord. Selon les accusations, ces techniques proscrites ont été utilisées « au sein de différents types d’installations britanniques [en Iraq] [...] entre 2003 et 2008 ». (Après septembre 2007, les Britanniques avaient d’ailleurs déclaré que seul un nombre réduit de militaires demeurait sur place pour participer à l’entraînement des Iraquiens).
Les actes barbares présumés ont de toute évidence été aggravés par « l’absence de suivi ou de responsabilisation visant à mettre un terme à de telles pratiques qui ont entraîné d’autres sévices. La conclusion logique est que ces mauvais traitements étaient systématiques ».
Le journal The Independent cite le professeur William Schabas, spécialiste des droits de l’Homme : « la soumission de ce dossier constitue un défi lancé à la Cour afin d’illustrer le fait qu’il n’existe pas deux poids et deux mesures. Ce cas nécessite incontestablement une enquête de la CPI ». Il prétend que les crimes de guerre perpétrés par les forces britanniques en Iraq sont « indubitables », et « qu’il y a des raisons de s’inquiéter ».
Les ministères britanniques de la Défense et des Affaires étrangères et du Commonwealth déclarent tous deux que l’ensemble des accusations de sévices ont fait ou font actuellement l’objet d’enquêtes par le biais de voies juridiques ou non. William Hague insiste par ailleurs sur le fait qu’il n’était pas nécessaire d’impliquer la CPI.
La CPI en tant qu’organisme a également fait l’objet de critiques et été accusée de juger et d’examiner en priorité les violations des droits de l’Homme perpétrées en Afrique au détriment d’autres violations présumées.
Le secrétaire général de l’ECCHR, Wolfgang Kaleck, a déclaré au journal The Independent que l’objectif de la transmission de ce dossier à la CPI « est de faire progresser les poursuites pénales à l’encontre des dirigeants politiques et militaires au Royaume-Uni qui sont les principaux responsables des actes de torture systématiques en Iraq ». Il ajoute que « la Cour pénale de La Haye constitue la dernière chance d’obtenir justice pour les victimes de torture et de mauvais traitements ».
« Il faut mettre un terme à la double morale qui existe en matière de justice pénale internationale. Les crimes de guerre et autres violations graves des droits de l’Homme doivent faire l’objet d’une enquête et de poursuites judiciaires, qu’ils aient été commis par des personnes puissantes ou non ».
Selon Phil Shiner du cabinet Public Interest Lawyers, les actions des dirigeants britanniques haut placés impliqués dans l’invasion, la planification, l’exécution et l’occupation feront l’objet d’une enquête. « Je pense que l’examen de ces problèmes est largement justifié. Je serais sidéré et amèrement déçu dans le cas contraire ».
Geoff Hoon, Adam Ingram et le général Peter Wall n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet.
Des exemples des témoignages déchirants ayant été présentés à la CPI sont disponibles ici.
Felicity Arbuthnot
http://www.palestinechronicle.com/iraq-devastating-dossier-alleging-br...
Felicity Arbuthnot est une journaliste et activiste qui a souvent travaillé au sein des mondes arabe et musulman. Elle est l’auteur de travaux écrits et audiovisuels sur l’Iraq qui ont été nominés pour plusieurs récompenses. Elle compte également parmi les principaux chercheurs ayant participé au documentaire de John Pilger intitulé « Paying the Price : Killing the Children of Iraq » qui a obtenu plusieurs récompenses. Elle a rédigé cet article pour PalestineChronicle.com.
Traduction : Info-palestine.eu - Claire L.
Notes :
[1] « Responsabilité des dirigeants britanniques dans des crimes de guerre impliquant un mauvais traitement systématique des prisonniers en Iraq entre 2003 et 2008 »

»» http://www.info-palestine.eu/spip.php++cs_INTERRO++article14364
 
jeudi 30 janvier 2014
 

Ces médias qui «zappent» la détresse des Africains en Israël

 

 

Posté le Jeudi 30 janvier 2014 
Ahhhh la grande démocratie sioniste ! Il est pas beau l’humanisme de Netanyahu ? L’humanisme sioniste extrémiste qui se pose et se présente comme un exemple pour les nations de la Terre !
israel_immigre_africainsDes expéditions punitives ont été menées en Israël contre les réfugiés africains vivant dans le pays. En l’espace de quelques jours, de nombreux cocktails Molotov ont visé des habitations d’Africains dans des villes proches de Tel-Aviv et même un jardin d’enfants, préludes à des chasses à l’homme qui ont pris l’allure de pogroms.
L’opinion internationale, tout à l’indignation suscitée en elle par les sanglantes violences se produisant en Syrie, n’a que peu réagi à celle raciste exercée par des Israéliens contre les réfugiés africains.
Les circonstances atténuantes du racisme
Les médias occidentaux qui se mobilisent promptement à la moindre manifestation d’antisémitisme quelque part dans le monde ont très vite «zappé» la détresse de ces réfugiés devenus les «têtes de Turc» des racistes en Israël. Il ne fallait surtout pas s’appesantir sur des violences qui révèlent que la société israélienne n’est pas imperméable au racisme et à la xénophobie.
 
 

Le plus gros trafiquant de cocaïne des Etats-Unis révélé: La DEA

 

 

DEA cartel
De nouveaux documents publiés ainsi que des témoignages du ministère de la ustice et d’officiels de la Drug Enforcement Administration (DEA), montrent maintenant que les histoires concernant le gouvernement qui importerait la cocaïne sont vraies. Une enquête faite au Mexique a trouvé que le gouvernement américain a permis le plus gros des cartels de la drogue de ce pays, Sinaloa, d’opérer sans crainte de persécution.. Ce groupe est responsable de 80% de la cocaïne qui entre dans le pays par Chicago. En échange, les leaders de Sinaloa donnent des informations à la DEA sur les gangs rivaux de la drogue.
Le cartel de la drogue qui travaille avec le gouvernement fédéral est dirigé par un des plus puissants trafiquants de drogue au monde. En plus de Chicago, son groupe maintient des opérations de cocaïne dans plusieurs des plus grandes villes américaines. Des déclarations écrites furent faites au tribunal de district de Chicago, confirmant l’alliance de la DEA et du plus gros cartel de la drogue mexicain. Le témoignage écrit, en plus d’autres preuves, montre des officiels de la DEA rencontrant des leaders du cartel Sinaloa plus de 50 fois entre 2000 et 2012. Ceci voudrait dire que le trafic autorisé par la DEA remonterait à au moins le début de l’administration de W. Bush et que cela continua sous la présidence d’Obama.
Un des leaders du groupe, Vincente Zambada-Niebla, affirme que le gouvernement américain a aussi fait envoyer des armes de type militaire au cartel Sinaloa. D’après des révélations récentes, ce furent ces armes qui furent à l’origine du scandale de l’Opération Fast and Furious (NdT:qui vit le bureau américain du Tabac de l’Alcool et des Armes, l’organisme fédéral qui gère ces trois produits, vendre des armes au Mexique, armes qui se retrouvèrent dans les mains du cartel de la drogue…).  Des armes automatiques, qui “disparurent” durant l’opération commandé par le ministre de la justice Eric Holder, réapparurent aux mains des membres du cartel pour tuer des agents fédéraux gardes-frontière. Cette toute dernière preuve pointe en direction d’un énorme scandale, impliquant à la fois les gouvernements républicain et démocrate. Au mieux, ceci donne la meilleure preuve jusqu’ici que le gouvernement fédéral est hautement responsable et soutient activement la contrebande de cocaïne dans le pays pour une valeur de multi-milliards de dollars. Pire même, des armes achetées pour l’armée américaine ont été envoyées au cartel de la drogue pour finalement tuer des agents américains.
Article original en anglais : http://www.informationclearinghouse.info/article37472.htm
Traduction : Résistance 71
Vidéo de l’affaire (en anglais):
http://www.youtube.com/watch?v=jbGaWSXfbWk
 
 
Lakhdar Brahimi : un homme de paix écoeuré de voir ses frères arabes s’entre-tuer en Syrie

Le miracle de Brahimi à Genève II Une lueur pour le peuple syrien ?

 

 

 

« Il n’y a qu’un passé et il n’existe qu’un seul présent, par contre il y a une multitude de futurs, mais seul l’un d’eux se réalise. » Philippe Geluck
Genève abrite depuis trois jours un nouveau round de négociations devant aboutir en théorie à la paix en Syrie. Des milliers de morts, des centaines de milliers de blessés, un peuple traumatisé qui a vu sa population s’enfuir hors de ses frontières et vivre un deuxième hiver dans le froid, la faim et la mitraille. Depuis quelques mois la coalition anti-Assad se fissure du fait de luttes internes des milices islamistes contre dit-on, une opposition laïque. Il semble que le pouvoir syrien gagne des points et la situation d’affaiblissement de la coalition l’arrange. Les parrains du malheur syrien sont les pays du Golfe qui inondent chacune les factions anti-Assad avec les armes occidentales. De l’autre côté, la Russie ravitaille le pouvoir syrien. Enfin le Hezbollah et l’Iran jouent le même rôle que la Turquie envers la coalition anti-Assad. Résultat des courses : les Occidentaux et la Russie disent qu’ils veulent la paix en Syrie, ils devraient peut-être commencer par un embargo sur les armes aux belligérants qui se retrouveraient à se battre avec des arbalètes, des épées ou des frondes comme au bon vieux temps des croisades, mais ceci est une autre histoire.
Un impair de taille : l’absence de l’Iran dé-invitée au dernier moment. L’invitation lancée par le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies Ban Ki-moon à l’Iran à participer à la conférence de Genève 2, a bien failli faire annuler cette conférence avant même qu’elle ne débute. En fin de journée, le porte-parole du Secrétaire général revient sur cette invitation, et la retire, purement et simplement. Le même jour, la Grande-Bretagne dit « demeurait disposée à travailler avec l’Iran sur la question syrienne » selon Chine Nouvelle (Xinhua) du 21/01/2014
Les débuts chaotiques de Genève II
Personne ne pouvait parier un kopeck sur cette conférence, la première victoire de la paix est que la coalition anti-Assad plus divisée que jamais a accepté sous la pression américaine de venir à Genève avec une interprétation différente concernant la transition telle que décidée à Genève I. « La première journée de la conférence de paix sur la Syrie s’est achevée, mercredi 22 janvier à Montreux, sur une promesse des délégations du gouvernement syrien et de l’opposition de s’asseoir à la même table des négociations à partir du 24 janvier. (...) D’entrée de jeu, Sergueï Lavrov, le premier à prendre la parole, a planté le décor de cette rencontre. D’un ton sec et tranchant, il s’est livré à un réquisitoire contre l’opposition syrienne et ses parrains occidentaux.. Dans une allusion claire aux pays du Golfe, principaux bailleurs de fonds de la rébellion, et aux États-Unis, le chef de la diplomatie russe a vilipendé ceux qui « tentent de l’extérieur d’imposer leur modèle » à la Syrie. « Il ne faut pas regarder très loin », a-t-il poursuivi en faisant référence à la situation en Irak, pour comprendre que ces « tentatives ne peuvent que nuire »aux négociations engagées à Montreux. »
Le chef de la diplomatie russe est rapidement passé sur l’ordre du jour officiel de la rencontre, à savoir la mise en place d’une transition politique, pour souligner que l’urgence du moment est d’éviter que la Syrie devienne une « base arrière du terrorisme international », reprenant ainsi l’argumentaire du régime. De surcroît, M. Lavrov a balayé d’un revers de la main les demandes d’ordre humanitaire réclamées par l’opposition, les qualifiant « d’artificielles ».(...) John Kerry a ensuite répondu au discours combatif de Sergueï Lavrov, dans une intervention aux antipodes de celle de son homologue russe. Il a salué la décision« courageuse » de la CNS de se rendre à Montreux et a clairement recadré l’enjeu de la rencontre : le départ de Bachar Al-Assad. « Il n’est pas envisageable qu’un homme qui a conduit la répression brutale de son propre peuple puisse retrouver la légitimité de gouverner. Le droit de conduire un pays, a-t-il insisté, ne peut pas venir de la torture, des barils d’explosifs et des missiles Scud. Il provient du consentement du peuple. » (1)

Les enjeux
Nahed Attar nous décrit la situation : « Les deux seules interventions significatives de « Genève 2 » écrit-il sont celles du ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al-Mouallem, et de son homologue saoudien, M. Saoud al-Fayçal. La plaidoirie historique du premier pour la défense de l’État syrien - fondée sur ses valeurs nationales et civiles, son rôle régional, et sa combativité face à une horrible agression criminelle qui dure depuis bientôt trois années - s’est heurtée à celle du second, venu confirmer la politique haineuse du Royaume saoudien à l’égard de la Syrie, de sa civilisation et de son peuple. » (2)
Pour le journaliste, « le Président Bachar al-Assad n’est plus un sujet de litiges pour la majorité des Syriens. Et, alors qu’au début de 2013 il n’était qu’acceptable jusqu’à la fin de son mandat actuel, sa candidature aux présidentielles de 2014 est devenue une nécessité autant pour la Syrie que pour l’International. Plus personne ne discute du fait qu’il peut gagner les élections. Le gouvernement syrien est resté solidaire, et a progressé dans sa bataille politique ; et l’État syrien a retrouvé sa capacité de gestion du pays avec une efficacité raisonnable en temps de guerre. L’opposition syrienne s’est désintégrée et s’est dispersée dans des pays moribonds ; à savoir, le Qatar, la Turquie, et les derniers de ses sponsors atteints de la démence du perdant, dont l’Arabie Saoudite, la France, et les services troubles du renseignement régional et international ; cette prétendue opposition étant désormais logée sous l’enseigne du takfirisme et du terrorisme bestial, qu’il s’agisse de Daecht, de Jabhat Al-Nosra, ou du Front Islamique, factions aussi monstrueuses les unes que les autres !(2)
L’interprétation différente de Genève I

Après les rodomontades du premier jour, les Occidentaux ont laissé Lakhdar Brahimi seul pour gérer l’ingérable. Il n’empêche qu’il réussit à mettre les belligérants à la même table. Les délégations de l’opposition et du régime syriens se sont retrouvées pour la première fois samedi autour de la table des discussions pour tenter de trouver une issue au conflit qui mine le pays depuis trois ans. Il s’agit des premières discussions en face-à-face entre les deux camps depuis le début du conflit il y a trois ans. Conformément au plan de Lakhdar Brahimi, les deux camps se sont retrouvés peu après 9 heures (GMT) dans la même pièce pour écouter pendant une trentaine de minutes le discours d’introduction du médiateur de l’ONU et de la Ligue arabe. Les négociations auraient dû commencer vendredi, mais l’ONU et les Syriens ont perdu 24 heures après le refus de l’opposition de s’asseoir à la même table que le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem. Damas n’a pas accepté ce qui constitue une ligne rouge pour l’opposition et les Occidentaux : la reconnaissance par le régime du principe d’un gouvernement de transition conformément au texte adopté par les Russes et les Américains en juin 2012 lors de la conférence de Genève-1. Après d’intenses discussions avec les deux délégations, Lakhdar Brahimi avait finalement convaincu les protagonistes d’être présents samedi pour une première rencontre.
Qui est Lakhdar Brahimi ?
Qui est cet illustre « inconnu » que les Occidentaux découvrent sur le tard en l’encensant du fait que c’est lui qui fait le difficile boulot de recoller les morceaux du puzzle syrien après les échecs de l’ONU et la compromission éhontée de la Ligue arabe qui a exclu la Syrie de la Ligue ?
Olivier Ravanello nous en parle : « Il s’appelle Lakhdar Brahimi. « Brahimi l’Algérien » est un diplomate dans l’âme. Un homme de paix écoeuré de voir ses frères arabes s’entre-tuer en Syrie. Alors il a dit « oui » quand l’ONU lui a demandé l’impossible : être un pont entre le régime du dictateur Bachar el-Assad et l’opposition syrienne. Ce pont, il l’a toujours été. Ministre des Affaires étrangères algérien, il est l’artisan des accords de Taef qui marquent la fin des guerres du Liban. Déjà. Il fait aussi partie des Elders, groupes de vieux sages de la planète où l’on trouve aussi Jimmy Carter ou Kofi Anan, et que l’on envoie quand la diplomatie traditionnelle a échoué. Parce qu’ils connaissant tout le monde, qu’ils ont vu les dirigeants actuels en culottes courtes et qu’ils n’ont pas d’arrière-pensées. En l’occurrence, l’image est vraie. Bachar, Brahimi l’a vu en culottes courtes, enfant au palais de son père Hafez. (...) Brahimi voyage, parle, essaie de convaincre, de rapprocher les contraires. Inlassablement. Au début, les micros se tendaient devant lui. Mais rien. Brahimi est mutique et c’est comme cela qu’il a pu maintenir un climat de confiance avec ses interlocuteurs. » (3)
« Vendredi, à Genève, dans les salons d’un hôtel de luxe, le silence sera pesant. Et Brahimi sera seul au milieu. La délégation de l’opposition syrienne d’un côté et la délégation du régime envoyée par Bachar el-Assad de l’autre. Neuf d’un côté, neuf de l’autre. Entre eux, un abîme de haine. Brahimi n’a sûrement pas la réponse, mais il sera là. Et ses petits-enfants, de loin, le regarderont en se disant sûrement que papy est un sacré bonhomme... » (3).

Il est vrai que connaissant la susceptibilité des uns et des autres, l’ancien chef de la diplomatie algérienne, lit-on dans le journal Liberté, aura toutes les peines du monde à rapprocher les positions (...) Demeurant toutefois optimiste, Lakhdar Brahimi a, de son côté, qualifié les réunions d’hier à Genève de ´´semi-pas´´. ´´Demain il y aura un pas complet´´, a-t-il ajouté. (...) Ainsi, régime et opposition divergent sur l’interprétation du contenu de Genève I, signé entre les grandes puissances en 2012 et prévoyant une période de transition. Les opposants à Bachar al-Assad réclament que celle-ci implique nécessairement un départ du président, tandis que Damas rejette ce scénario et parle d’un gouvernement d’union. ´´Nous parlons d’un gouvernement d’union élargi mais pour y arriver, il faut voir qui représente cette opposition´´, a indiqué le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad. » (4)
Le bon début des négociations
Comment l’envoyé de l’ONU a-t-il fait pour réconcilier les deux parties, chose impensable à peine quelques heures auparavant. C’est que ce diplomate algérien chevronné s’est livré à un tour de passe-passe diplomatique des plus habiles. Afin de contourner le refus du régime de signer tout document écrit attestant de la mise en place d’une autorité de transition, il a en réalité obtenu des deux parties qu’elles se contentent d’une déclaration orale de l’envoyé de l’ONU prononcée l’après-midi en conférence de presse. « Si le régime ne le contredisait pas dans la foulée, alors cela équivalait implicitement à une acceptation des termes de Genève I »,(...) Un exercice diplomatique de haut vol permettant de contourner, certes provisoirement, cette épineuse question, sans mettre aucune délégation en porte-à-faux ».
Grâce à un tour de passe-passe diplomatique de haut vol, l’envoyé de l’ONU Lakhdar Brahimi devrait permettre aux deux camps de véritablement négocier. Tout avait fort mal commencé à Genève. Jeudi soir, veille de la rencontre historique annoncée entre le régime de Bachar el-Assad et ses opposants, pour la première fois en trois ans de guerre, l’opposition recule, et indique qu’elle ne s’asseoira pas en face de responsables syriens. En cause, le refus de ces derniers d’accepter les termes de Genève I, première conférence internationale sur la Syrie, organisée sans Damas, qui avait conclu, résolution de l’ONU à l’appui, à la formation par « consentement mutuel » d’une autorité de transition ayant les « pleins pouvoirs exécutifs ». (5)
L’infatigable Lakhdar Brahimi, a pourtant tout fait pour réunir les deux camps dans la même salle, sans pour autant qu’ils s’adressent la parole. Rien n’y fait. Des positions irréconciliables Pourtant, en fin de journée, c’est avec une excellente nouvelle que Lakhdar Brahimi revient de son marathon diplomatique. « Nous allons nous retrouver demain dans une même salle », annonce-t-il, soulagé, aux journalistes. « 
Autre bonne nouvelle : à en croire les diplomates présents dans les coulisses du palais des Nations, les deux délégations se seraient mises d’accord pour travailler jusqu’à dimanche sur un accès humanitaire aux populations syriennes, tout d’abord dans la ville de Homs, avant de se pencher à nouveau sur les questions politiques. « Homs est vraiment dans une situation d’encerclement terrifiante », soulignent-ils. « Elle possède, de surcroît, une dimension symbolique et politique forte. Si le régime ne fait pas obstacle, l’aide peut s’acheminer très vite », préviennent-ils.
On s’acheminerait a minima vers une aide humanitaire multiforme notamment des couloirs humanitaires. Les médias occidentaux qui reprennent les positions des Occidentaux martèlent que la solution n’est pas militaire, les mêmes qui ont armé la coalition tant qu’ils ont pu, ils s’aperçoivent que cette coalition est affaiblie par l’apparition des milices islamiques qui commencent à faire réfléchir l’Occident qui pense que la solution Bachar El Assad « laïc » n’est plus définivement à rejeter en tout cas dans une période de transition, le temps d’éliminer les factions islamistes.
Bachar Al Assad qui ne méritait pas de vivre selon le ministre français Fabius, est en train de renaître de ses cendres. Il reste que l’alternance au pouvoir est inéluctable 12 ans de pouvoir, c’est trop. Il faut laisser la place mais dans des « élections propres et honnêtes » pas de celles que nous avons connues en Algérie en 1991.

Par qui se ferait alors l’alternance ? Certainement pas par l’opposition off shore des Burhan Ghalioun le Franco-Syrien, plus inspiré en tant que chercheur, et les Kodmani qui se découvrent à 3000 km du Quartier Latin, une âme de révolutionnaire après avoir profité du système Assad père par leur père ancien ambassadeur du régime. Est-ce par l’opposition interne qui elle est restée à demeure, est nationaliste et qui n’accepte pas de vendre la Syrie à la première offre venue ? La question reste posée.
Chems Eddine CHITOUR
1. A Genève 2, la promesse d’un dialogue entre Syriens Le Monde.fr | 22.01.2014
2 .Nahed Hattar23/01/2014 Nahed Hattar http://www.mondialisation.ca/bye-bye-geneve-bonjour-damas-1/5366177,
3. Olivier Ravanello http://fr.news.yahoo.com/blogs/ravanello/geneve-lakdhar-brahimi-seul-f...
4. http://www.liberte-algerie.com/international/du-pain-sur-la-planche-po...
5. http://www.lepoint.fr/monde/syrie-geneve-ii-comment-regime-et-oppositi
 
 
Ce que cache la campagne israélienne anti-Kerry 
 
 
 
par Kharroubi Habib
A se fier aux attaques féroces et à la méfiance générale dont le secrétaire d'Etat américain John Kerry est la cible en Israël depuis qu'il était revenu dans la région porteur d'un projet américain d'accord-cadre de paix palestino-israélien, l'on peut naïvement penser que cela est dû au fait que son projet prévoit des concessions israéliennes inacceptables pour l'Etat sioniste. Or et si le contenu du plan Kerry est encore enveloppé du secret, des médias américains toujours bien informés ont avancé avec certitude qu'il n'en est rien et que le projet d'accord américain est au contraire très favorable à Israël. Et c'est là un euphémisme au vu de ce qu'ils ont rapporté sur ce qu'est le contenu du projet d'accord.

Le plan Kerry prévoit certes la création d'un Etat palestinien, mais rejette les plus cruciales des demandes palestiniennes qui sont : le retour aux frontières de 1967, Jérusalem-Est pour capitale de l'Etat palestinien et la reconnaissance du droit au retour des réfugiés. Il va encore plus loin en faveur de l’État sioniste puisqu'il ferait également droit à ses revendications au contrôle de la frontière sur le Jourdain et sa reconnaissance par les Palestiniens et le monde arabe en tant «qu’État nation du peuple juif». Sur ce dernier point, ce qui a été écrit par les médias américains a été corroboré avant-hier par Barack Obama lors du discours sur l'état de l'union qu'il a prononcé devant le Congrès. Pour lui, la chose est en effet entendue, Israël est bel et bien l'Etat nation du peuple juif, les Palestiniens et les Arabes devant admettre et accepter cette réalité.

Un plan américain donc plus que favorable à Israël dont les amis de la cause nationale palestinienne ont à craindre que son concepteur va très certainement vouloir imposer à un président palestinien et à l'autorité qu'il dirige en les mettant devant le fait accompli du soutien que les dirigeants saoudiens et jordaniens lui ont manifesté. Cette connivence arabe risque de neutraliser le reste de résistance qu'opposent Mahmoud Abbas et la direction palestinienne affaiblis, divisés et en rupture de confiance avec leur peuple.

Pourquoi alors dira-t-on l'establishment dirigeant et politique d'Israël s'en prend à John Kerry et l'accuse du parti pris pro-palestinien ? Pour simplement créer l'illusion qu'en signant l'accord, Israël aura fait des concessions «douloureuses» pour sauver l'alliance stratégique qui le lie aux Etats-Unis. Si le plan Kerry est réellement ce qu'en ont dit les médias américains, Benyamin Netanyahu le signera en faisant valoir hypocritement «que c'est un mauvais accord mais meilleur que pas d'accord du tout». Pour les Palestiniens, ce serait une nouvelle «Nekba» aux conséquences incalculables.

John Kerry s'apprête à revenir incessamment dans la région convaincu, dit-on, de parvenir cette fois à «arracher» leur signature aux deux parties. Il entrerait ainsi dans l'histoire en tant que fossoyeur de la cause palestinienne, parvenu à sa fin en jouant sur les lâchetés d'une direction palestinienne déconsidérée et les paniques des États arabes voisins de voir l'Amérique esquisser de la prise de distance à leur égard et amorcer son rapprochement avec l'Iran.
 
mercredi 29 janvier 2014
 

France : La Shoah : Religion d’Etat ?

 

 

par Diana Johnstone


IRIB-La campagne du gouvernement français, des grands médias et des organisations
influentes pour faire taire l’humoriste franco-camerounais Dieudonné M’Bala M’Bala ne cesse de révéler une coupure radicale dans la perception que les Français ont du comédien mais aussi sur d’autres questions. La « mobilisation » officielle, annoncée par le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls à l’Université d’Eté du Parti Socialiste en août dernier, se poursuit en accusant le comédien d’utiliser ses spectacles pour semer la haine contre les Juifs. Son geste de la « quenelle » (*) serait un « salut nazi renversé ».
Son public rejette ces accusations.

Probablement l’effet de la controverse qui, jusqu’à présent, a été le plus significatif, est la prise de conscience croissante du fait que la Shoah fonctionne comme religion officieuse d’Etat en France.
Exprimant son commentaire sur l’affaire le 10 janvier sur RTL, Eric Zemmour a tancé Valls pour avoir oublié la liberté d’expression tout en se présentant comme un homme de gauche. « C’est la gauche qui nous a appris depuis mai 68 qu’il est interdit d’interdire, c’est la gauche artistique qui nous a enseigné qu’il fallait choquer le bourgeois. C’est la gauche antiraciste qui a fait de la Shoah la religion suprême de la République… ». Produit de la gauche, Dieudonné provoque, d’après Zemmour, la « bourgeoisie bien-pensante de gauche ».
Admettant que Dieudonné fait des plaisanteries "antisémites", Zemmour juge qu’il était « grotesque et ridicule de faire de M’bala M’bala un nostalgique du troisième Reich ». Le comédien, dit-il, «reproche aux juifs de vouloir conserver le monopole de la souffrance et de voler aux descendants des esclaves la primauté du malheur.»
 Il y a d’autres enjeux de plus grande portée. Rappeler la Shoah sert indirectement à justifier le rapprochement toujours plus fort entre la France et Israël en ce qui concerne la politique au Moyen Orient. Dieudonné s’est opposé à la guerre contre la Libye au point de montrer sa solidarité en visitant le pays sous les bombes de l’Otan.
Dieudonné a commencé sa carrière en tant que militant antiraciste. Au lieu de s’excuser lors des protestations contre son sketch de 2003 critiquant un «  colon sioniste extrémiste », Dieudonné a, pendant les années qui suivirent, graduellement élargi la sphère de ses parodies pour y inclure la Shoah elle-même. On peut voir la campagne actuelle pour le faire taire comme un effort visant à réaffirmer le caractère sacré de la Shoah en réprimant une forme contemporaine de blasphème.
Comme s’ils voulaient confirmer cette impression, le Parquet de Paris et le Mémorial de la Shoah ont conclu une convention le 9 janvier selon laquelle tout auteur d’une infraction antisémite âgé d’au moins 13 ans pourra désormais être condamné à effectuer un stage de sensibilisation à l’histoire de l’extermination des Juifs. L’étude des génocides est censée inculquer « les valeurs républicaines de tolérance et de respect pour autrui ».
Overdose de Shoah
Et si c’était le contraire de ce qu’il faudrait faire ? Le Procureur de Paris ignore peut-être les jeunes qui prétendent avoir subi trop, au lieu de pas assez, d’éducation sur la Shoah ?
Exceptionnellement, un article du Monde du 8 janvier a cité des opinions qu’on peut facilement entendre de la part de jeunes, si l’on veut bien les écouter. Soren Seelow a interviewé une dizaine de jeunes admirateurs de Dieudonné, issus de la classe moyenne, politiquement modérés, souvent de gauche et qui se défendent de tout antisémitisme. Ils font remonter la « sacralisation » de la Shoah à leurs cours d’histoire à l’école, dont ils gardent un souvenir pesant.
Nico, 22 ans, étudiant en droit à la Sorbonne, qui vote à gauche, rappelle : « On nous en parle depuis la primaire… A 12 ans, j’ai vu un film où des tractopelles poussaient des cadavres dans des fosses. Nous subissons une morale culpabilisatrice dès le plus jeune âge. » Etudiant en master en langues, Guillaume, également âgé de 20 ans, se plaint : «La Shoah, on en a mangé jusqu’à la terminale. Je respecte ce moment de l’histoire, mais pas plus que d’autres. »
En plus des cours, certains professeurs organisent des commémorations, des pèlerinages à Auschwitz. Les articles, les films, les documentaires sur la Shoah remplissent les loisirs.
De très nombreux messages reçus de Français, ainsi que de nombreuses conversations, me convainquent que pour beaucoup de personnes nées quelques décennies après la défaite du nazisme, la mémoire de la Shoah est ressentie comme une invitation à la culpabilité, ou, pour le moins, à un sentiment de malaise en ce qui concerne des crimes qu’ils n’ont pas commis. L’exigence de solennité obligatoire peut imposer un silence gêné. On accueille alors le rire comme une libération.
Mais pour d’autres, un tel rire est une abomination.
Les condamnations de Dieudonné, résultant de procès entamés en général par la LICRA, telle une amende de 8.000 euros pour la chanson Shoananas, s’accumulent, pour le stigmatiser, et en fin de compte, pour le ruiner financièrement.

Accusation infondée de haine

 Dans le chœur politico-médiatique, on entend souvent que Dieudonné n’est plus un humoriste, mais tient plutôt des meetings politiques pour répandre « la haine ». Même le lointain New Yorker l’accuse d’être un médiocre comédien qui doit sa carrière à la diffusion de la « haine ». Cette allégation évoque des images très éloignées de ses spectacles ou de leurs conséquences.
On n’observait aucune haine parmi les milliers de spectateurs abruptement privé du spectacle pour lequel ils avaient payé leur place à Nantes le 9 janvier, suite à une décision du Conseil d’Etat confirmant le désir du Ministre Valls de l’interdire. Personne ne se plaignait de rater les frissons d’un meeting nazi. Personne ne voulait partir mener des rafles contre des juifs. Tout le monde regrettait de ne pas pouvoir passer une soirée de bonne humeur et de rires.
Comme d’habitude, les spectateurs étaient un mélange de jeunes Français, généralement issus des classes moyennes. Le spectacle fut interdit pour éviter un «  trouble immatériel de l’ordre public ». Le public déçu se dispersa paisiblement. Aucun des spectacles de Dieudonné n’a jamais troublé l’ordre public.
La haine de ceux qui crient à la haine
Mais il n’y a aucun doute sur la haine virulente des adversaires de Dieudonné à son égard.
Le journaliste Philippe Tesson s’exclama sur Radio Classique : « Ce type, sa mort par un peloton de soldat me réjouirait profondément ! », avant d’ajouter que « c’est une bête immonde, donc on le supprime. C’est tout ! »
Au cours d’une leçon de théologie diffusée par internet, le rabbin Rav Hai Dynovisz, hostile à la théorie d’évolution de Darwin, « admettait » que la personne de Dieudonné avait montré que « certaines » personnes ont dû descendre des gorilles.
Deux adolescents âgés de 17 ans furent expulsés de leur lycée pour avoir fait le geste de la quenelle, accusés d’apologie de « crimes contre l’humanité ». Le magazine électronique franco-israélien JSSnews enquête sur l’identité de personnes ayant fait la quenelle dans le but de les faire renvoyer par leurs patrons.
Les propriétaires du petit théâtre parisien loué jusqu’à 2019 par Dieudonné, La Main d’Or, seraient revenus d’Israël en expriment leur intention de l’en expulser.
Que je sache, la pire chose que Dieudonné ait dit sur scène fut une insulte personnelle proférée contre l’annonceur de radio Patrick Cohen. Celui-ci avait insisté longuement dans une émission de télévision que les organisateurs de débats télévisés devraient s’interdire d’inviter des « cerveaux malades » comme Dieudonné et Tariq Ramadan. Fin décembre, lorsque la campagne anti-Dieudo battait son plein, la télévision française (qui en effet ne l’invite plus depuis un moment) a diffusé une « vidéo volée » du comédien disant que, lorsqu’il entendait parler Patrick Cohen, il pensait aux « chambres à gaz… dommage… »
Cette malheureuse sortie en réplique aux attaques virulentes contre sa personne fut naturellement saisie par tous ses adversaires comme typique du contenu de ses spectacles.
Que cela plaise ou non, l’irrévérence est l’outil principal des comiques qui se produisent en solo. Les allusions à la Shoah de la part de Dieudonné appartiennent à cette catégorie.
Dès qu’il s’agit d’autre chose que de l’Holocauste, il ne manque pas d’irrévérence en France.

Des excréments sur le visage de Jésus
Les religions traditionnelles, ainsi que des personnalités en vue, n’échappent pas aux caricatures dont la nature scatologique fait paraître la quenelle comme excessivement prude. En octobre 2011, la police parisienne a dû intervenir pour protéger, contre l’action de catholiques traditionnels indignés, une pièce d’avant-garde dans laquelle on faisait semblant de verser des excréments sur le visage de Jésus. Tout l’establishment politico-médiatique défendit la pièce, sans se soucier du fait que certains la trouvaient « blessante ».
Récemment, la France a accueilli à bras ouvert le groupe ukrainien des « Femen », jeunes femmes ayant apparemment appris les doctrines de provocation à des fins de déstabilisation de l’Américain Gene Sharp, et qui emploient leurs seins nus pour s’exprimer, politiquement disent-elles. On leur a rapidement accordés des papiers de résidence souvent difficiles à obtenir pour des travailleurs immigrés. Les Femen se sont installées dans le quartier le plus musulman de Paris, où elles se sont mises à essayer (en vain) de provoquer leurs nouveaux voisins ébahis. Une image de la chef du groupe embellit même le nouveau timbre-poste français, en guise de portrait de « Marianne », symbole de la République.
Le 20 décembre dernier ces « nouvelles féministes » ont envahi l’Eglise de la Madeleine en plein Paris pour y mimer « l’avortement de Jésus » avant d’uriner sur l’autel. On n’entendit pas de cri d’indignation des ministres du gouvernement français. L’Eglise Catholique se plaint, mais l’écho en est faible.
Pourquoi la Shoah doit être sacrée
Lorsque Dieudonné chante avec légèreté à propos de la Shoah, pour certains, il nie l’Holocauste tout en demandant sa répétition (une proposition contradictoire, si on y réfléchit). La nature sacrée de la Shoah est défendue en soutenant que garder vivante la mémoire de l’Holocauste est essentiel pour empêcher qu’il ne se reproduise. Cette suggestion d’une répétition possible entretient la peur.
Cet argument est largement accepté comme une sorte de loi de la nature. Nous devons continuer à commémorer le génocide pour l’empêcher de se reproduire. Mais où sont les preuves de cette affirmation ?
Encourager "la compétition victimaire"
Rien ne montre que les rappels insistants d’un immense événement historique du passé empêchent sa répétition. L’histoire ne fonctionne pas ainsi. Quant à la Shoah, il est insensé d’imaginer qu’elle puisse se reproduire, quand on pense à tous les éléments spécifiques qui l’ont produite. Hitler avait le projet d’établir la domination allemande sur l’Europe, en tant que race « arienne » de maîtres, et haïssait les Juifs en tant que groupe rival dangereux. Qui aujourd’hui mijote un tel projet ? Certainement pas un humoriste franco-africain ! Hitler ne va pas revenir, pas plus que Napoléon Bonaparte, Attila ou Genghis Khan.
Le rappel constant de la Shoah, dans les articles, les films, les discours, ainsi qu’à l’école, loin d’empêcher quoi que ce soit, crée une sort de fascination morbide pour les «identités». Il encourage la « compétition victimaire ». Cette fascination peut produire des effets surprenants. Quelques 330 écoles parisiennes portent des plaques en commémoration des enfants juifs déportés dans les camps nazis. Comment les enfants juifs réagissent-ils à cela ? Trouvent-ils cela rassurant ?
Cette commémoration sert en tout cas Israël, qui entame actuellement un programme de trois ans pour encourager un nombre croissant des quelques 600.000 Juifs de France à partir pour Israël. L’année dernière, plus de 3.000 Juifs ont fait leur Aliyah, une tendance attribuée par l’European Jewish Press à « la mentalité de plus en plus sioniste de la communauté juive française, surtout parmi les jeunes, et une manifestation des efforts de l’Agence juive, du gouvernement israélien et des ONG, pour cultiver l’identité juive en France. »
« Si cette année nous avons vu l’Aliyah de la France augmenter de moins de 2.000 à plus de 3.000, j’attends avec impatience le jour où je verrai le nombre atteindre 6.000 et davantage dans un avenir proche, » a dit Natan Charansky, président de l’exécutive de l’Agence Juive pour Israël. Une façon d’encourager l’Aliyah est d’effrayer les Juifs en brandissant la menace de l’antisémitisme, en prétendant que les nombreux admirateurs de Dieudonné sont tous des nazis en herbe.
Quant aux Juifs qui veulent continuer à vivre en France, est-il vraiment sain de faire croire aux enfants juifs que, s’ils baissent leur garde, ils risquent un jour d’être poussés dans des trains pour Auschwitz ? N’est-ce pas une forme de maltraitance de l’enfance ?
Quelqu’un qui le pense est Jonathan Moadab, journaliste indépendant âgé de 25 ans, interviewé par Soren Seelow. Moadab est à la fois juif pratiquant et anti-sioniste. Enfant, il a été amené à visiter Auschwitz. Il raconte à Seelow que vivre avec cet « endoctrinement victimaire » avait engendré un « syndrome de stress pré-traumatique ».
Selon Jonathan Moadab, « Les blagues de Dieudonné sur la Shoah, comme sa chanson Shoananas, ne visent pas la Shoah elle-même, mais l’instrumentalisation de l’Holocauste décrite par le politologue américain Norman Finkelstein ».
Holocauste: nouvelle religion de la France
Le 22 janvier, sur son site Agence Info Libre Jonathan Moadab a ouvertement appelé à la « séparation entre l’Etat et la religion de l’Holocauste ». Le professeur Yeshayahu Leibowitz d’origine lettonne de l’Université hébraïque a probablement été le premier à suggérer que l’Holocauste était devenu la nouvelle religion juive, dit-il. Si cela est vrai, tout le monde a certainement le droit de pratiquer la religion de la Shoah. Mais doit-elle être la religion officielle de la République Française ?
La classe politique française ne cesse de célébrer la « laïcité » de la République. Le Ministre de l’Intérieur Manuel Valls, qui proclame sa fidélité à Israël, parce que sa femme est juive, a récemment qualifié la Shoah de « sanctuaire qu’on ne peut pas profaner ». Or, dit Moadab, si « la Shoah est un sanctuaire », alors l’Holocauste est une religion, et la République n’est pas laïque.
L’esprit des jeunes en France change. Ces changements ne peuvent pas être attribués à Dieudonné. Ils sont dus au passage du temps. L’Holocauste est devenu la religion de l’Occident à une époque où la première génération née après la Deuxième Guerre Mondiale était d’humeur à culpabiliser leurs parents. Aujourd’hui nous avons affaire aux petits-enfants, ou aux arrières petits-enfants, de ceux qui ont vécu cette époque, et ils veulent regarder vers l’avenir.
Aucune loi ne peut arrêter ce processus.

Par Diana Johnstone
Paris, 24 janvier 2014
Diana Johnstone peut être contactée à
diana.johnstone@wanadoo.fr
(*) Pour ceux qui ne la connaissent pas, la quenelle est un geste plutôt vulgaire, une variation du “bras d’honneur”, avec une main placée en haut de l’autre bras dirigé vers le bas. Le comédien avait introduit ce geste il y a des années, dans un autre contexte, pour exprimer le ras-le-bol.

 
 
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USA – Afrique. Un autre sommet de la honte

 

 

 

Qui aurait cru ?
Barack Hussein Obama – cet homme hybride, président des Etats-Unis, dont les deux mandats resteront dans l’histoire africaine, le pire cauchemar que les Africains aient connu après le siècle de l’esclavage et la balkanisation de l’Afrique – vient de tendre la main aux chefs d’Etat africain pour un sommet qu’il compte encadrer à la Maison Blanche à l’honneur de « l’Afrique » en août 2014.
Cette annonce a fait l’effet d’un boom dans les présidences africaines mais elle a pris au dépourvu les présidences européennes qui croiaient avoir leur pleine souveraineté en Afrique et dans ces « contrées ».
Ce qui est très surprenant, c’est le fait que les présidences africaines sembleraient avoir gagné le pari sur l’Europe et que leur directoire de communication serait en harmonie avec la Maison Blanche. Elles ont accueilli favorablement l’annonce et seraient en train de se préparer pour cette rencontre ô combien historique pour chacun des présidents africains qui recevront l’invitation des mains des ambassadeurs américains auprès de leur pays respectifs pour se rendre à la Maison Blanche, poser auprès d’Obama.
À ce jour, aucun chef d’état africain ne s’est prononcé, encore moins l’Union africaine, pur objet de décor de l’Afrique depuis 2011, sur sa participation « éventuelle » ou « pas éventuelle ». Tous ont gobé l’annonce et dans leurs antichambres ils seraient en train de s’en enorgueillir…
Il apparaît que ce soit un rêve pour certains leaders africains qui n’avaient jusqu’ici eu le privilège que de poser auprès d’un Sarkozy (parti) ou d’un Hollande (partant) ou de Hu Jintao l’ex-président chinois. Cette fois, ce serait le comble pour ceux-là, d’avoir été à Pékin, Paris, et Washington et pourquoi ? Pour représenter leurs villages et contrées et non les « pays » africains du point de vue du Congrès de Berlin.
Revenons au problème de fond
Dans le mode opératoire du prédateur qu’il est, le président des USA a appâté les dirigeants africains en faisant semblant de respecter la politique de l’UA (dont les décisions ont permis d’exclure la Guinée Bissau et l’Egypte… tout comme les sanctions de l’UA sur Madagascar ne sont pas encore levées malgré les élections qui viennent de s’achever). Il a aussi évité de fâcher Londres – son allié de tous temps – en refusant d’inviter Mugabe, l’homme africain qui a mis à nu les pratiques du Commonwealth et les désirs coloniaux britanniques d’obscurcir le Zimbabwe et les états-africains qui furent sous l’influence de la Grande Reine britannique.
Au lieu que l’UA s’insurge sur une telle annonce qui crée des différences entre Africains, elle est restée muette comme elle en a l’habitude de le faire lorsque l’Afrique est malmenée par les fauves en quête de leur pitance en Afrique et ne s’agite que lorsque les conséquences sont ténébreuses pour les Africains.
Aucun Africain digne et respectueux de l’éthique africaine, n’accepterait une telle humiliation surtout lorsqu’il s’agit des leaders qui, en notre temps, sont les leaders de l’Afrique indépendante… nous soulignons ici la figure de Robert Mugabe. Qu’il ne soit pas sur la liste des invités, les autres chefs d’Etat africains devaient se poser des questions sur l’intention du prédateur noir de la Maison Blanche.
Pire encore, c’est le prédateur noir, l’homme qui, pour une première fois dans l’histoire de l’Afrique, a déversé plus de 8000 bombes à uranium appauvri et/ou enrichi sur le sol africain, c’est cet homme là, qui vient inviter les Africains pour soi-disant « ouvrir un nouveau chapitre dans la relation entre les Etats-Unis et l’Afrique ». L’homme noir que les grands fauves de l’Amérique ont utilisé pour assassiner plus de 200.000  Libyens et tuer l’homme le plus aimé de l’Afrique, le Colonel Kadhafi. Que les Africains acceptent de se rendre à la Maison Blanche, ils y vont pour leur village et contrée mais pas pour représenter l’Afrique.
Quel enseignement ces leaders africains veulent laisser à la postérité ?

Ils ont perdu le sens de l’Honneur et le reste du monde en profite pour les traiter en moutons d’abattoir. Ils sont pitoyables dans leur être lorsque tous les ans ils se rendent en longue file indienne dans les capitales étrangères pour faire la salle de classe devant un professeur dont le nom est à tour de rôle : France, Chine, Inde, et aujourd’hui, USA.

Qu’avons-nous fait pour mériter un tel sort ?
Est-ce que ces dirigeants africains ne peuvent pas abandonner leur souveraineté à l’UA africaine pour se rendre en duo, UA-USA, UA-CHINE, UA-FRANCE, UA-INDE, UA-ETC… pour résoudre les problèmes de l’Afrique. Quel est ce malheur qui frappe sur le front des Africains, qui, chaque fois doivent être la risée des autres nations ? Nous avons du mal à être dans la peau de ces chefs d’état sans gloire ni honneur.
Et le prédateur ?

Ce que les Africains n’ont pas compris, là où les Latino-Américains ont déjà pris leurs distances, c’est que ces leaders noirs ne connaissent pas les enjeux mondiaux de l’heure ou bien, ils le savent mais créent les conditions pour pourrir l’Afrique après eux.

Les USA n’ont jamais été un partenaire fiable. Ils ont toujours dupé, fait croire au paradis aux peuples du monde, mais ce paradis s’est toujours transformé en enfer de l’enfer. Les pays Latino-Américains en sont bien avertis, l’Iraq, l’Afghanistan, le Pakistan, la Libye, la Syrie actuelle en sont des illustrations éloquentes.
Au lieu que nos leaders s’en prennent à leur soif d’invitation du Noir de la Maison Blanche, qu’ils remuent leurs méninges et renvoient l’ascenseur à l’UA, en déclinant l’offre et en laissant à l’UA, le soin d’aller à la Maison Blanche parler d’une seule voix pour l’Afrique, si l’opportunité d’y être en vaut vraiment la peine suivant l’agenda africain de l’heure.
Aucune sécurité extérieure ne sera bénéfique pour l’Afrique sauf si ce sont les Africains eux-mêmes qui en conjuguent les efforts. La sécurité des USA pour l’Afrique c’est l’insécurité totale…
Il est clair que notre analyse ne changera jamais l’avis de ces chefs d’Etat avides de notoriété. Ils sont prêts à payer le prix du diamant pour se payer le luxe en se ruant à Washington poser auprès du noir-blanc africain de la Maison Blanche, qui est détesté lui-même aujourd’hui par les Noirs américains pour ses basses œuvres dans le monde et aux Etats-Unis même.
De mémoire: Obama, l’hameçon des prédateurs de la maison blanche pour les africains…   
Lorsque cet homme arrive au pouvoir lors de son premier mandat, il montre immédiatement un désintérêt pour l’Afrique. Lors de sa première visite africaine qu’il effectue au Ghana en juillet 2009, il tance les chefs d’Etat africain et les traite de despotes, des infréquentables… puis lors de son discours à Accra il sermonne nos « despotes » africains tel et si bien que l’on n’aurait pu imaginer que ce serait encore lui, cinq ans après, qui les convoquera à la Maison Blanche.
Bref, il revient aux leaders africains de soigner leurs images écornées en refusant de jouer le jeu des impérialistes. Ces gens viennent toujours avec des idées sincères… vous croyez que vous êtes en train de consommer un bon poisson mais à la grande surprise, vous trouvez une vipère vivante – somnolant dans votre plat prete à vous mordre l’œsophage.
Et pour paraphraser Louis Farrakhan, « Ne pensez pas qu’ils n’ont pas l’intention de vous voler ce qui se trouve sous votre pied ! Leurs actions ne sont pas à votre avantage, mais à leur avantage (…).  Leur jeu est toujours le même. Ils n’ont jamais changé, et ils ne changeront pas maintenant. Le serpent peut se débarrasser de la « vieille peau », mais la "nouvelle peau" qu’il revêt reste la même: il apparaît juste «frais» et «neuf». »
Gilbert NKAMTO (*)
_______________
(*) www.gilbertrocheteau.blogspot.com
Correspondant du CEREDD à Tripoli, puis Yaounde.
Secrétaire général du Conseil Panafricain du MDPR /
Mouvement démocratique panafricain pour la renaissance
www.mdpr.populus.ch 
Administrateur d’EODE Zone Afrique
www.eode.org https://www.facebook.com/EODE.africa
http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-13967.html
 
"Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs." Malcom X

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