ELWATAN-ALHABIB
lundi 30 avril 2012
 

Les empires d’hier et d’aujourd’hui

 


Paul Craig Roberts

 Les grands empires, comme Rome et l’empire britannique, étaient exploiteurs. Ces empires réussirent parce que la valeur des ressources et des richesses tirée des territoires conquis excédait le coût de la conquête et de la gouvernance des terres conquises. La raison pour laquelle Rome n’a pas étendu plus avant son empire à l’Est en Allemagne n’a rien eu à voir avec les prouesses militaires des Germains mais tout à voir avec le calcul fait par Rome que le coût de la conquête excéderait la valeur des ressources exploitables.

L’empire romain s’est effondré parce que les Romains épuisèrent leurs ressources humaines et naturelles dans des guerres civiles, se déchirant entr’eux pour la conquête du pouvoir. L’empire britannique a échoué parce que celui-ci s’est épuisé à combattre l’Allemagne dans deux guerres mondiales. Dans son livre “La règle des empires”, publié en 2010, Timoty H. Parsons remet en perspective le mythe de l’empire civilisateur avec la vérité de l’empire exploiteur. Il décrit le succès des Romains, du califat d’Umayyad, des Espagnols au Pérou, de Napoléon en Italie, des Britanniques en Inde et au Kenya, succès dû à l’extraction des ressources. Pour baisser le coût de gouverner le Kenya, les Britanniques ont développé une conscience tribale et inventé des coutumes tribales qui favorisaient la gouvernance britannique.
 
Parsons n’examine pas l’empire américain, mais dans son introduction au livre, il se demande si l’empire américain est vraiment un empire dans la mesure où les Américains ne semblent pas tirer profit de l’exploitation faite. Après huit ans de guerre et une tentative d’occupation de l’Irak tout ce que Washington a reçu pour ses efforts ne sont que quelques milliers de milliards de dollars de dette supplémentaire et pas de pétrole irakien. Après 10 ans et une lutte ayant également coûté plusieurs milliers de milliards de dollars contre les Talibans en Afghanistan, Washington n’a rien à montrer si ce n’est de manière possible, quelques parts dans le commerce de la drogue qui est utilisé pour financer les opérations secrètes de la CIA.
 
Les guerres de l’Amérique sont très coûteuses. Bush et Obama ont doublé la dette nationale et le peuple américain n’en a tiré absolument aucun bénéfice. Aucune richesse, aucun pain et aucun jeu n’abondent pour les Américains des guerres de Washington. Alors pourquoi ? de quoi s’agit-il ?
 
La réponse est que l’empire de Washington exploite les ressources du peuple américain lui-même pour le pur bénéfice des intérêts personnels de quelques groupes qui régissent les Etats-Unis. Le complexe militaro-industriel, Wall Street, l’agro-business et le lobby d’Israël utilisent le gouvernement pour pomper les ressources des Américains tout à leur profit et soif de pouvoir. La constitution des Etats-Unis a été pompée pour les intérêts de l’état policier et les revenus des citoyens ont été redirigés dans les poches du 1%. Voilà comment fonctionne l’empire américain.
 
Le nouvel empire est différent. Il existe sans avoir à conquérir. La force militaire américaine n’a pas conquis l’Irak et a été obligée de quitter le pays par un gouvernement fantoche que Washington avait elle-même installé. Il n’y a pas de victoire en Afghanistan et après une décennie de guerre, l’armée américaine ne contrôle toujours pas le pays.
 
Dans le nouvel empire, le succès des guerres n’est plus important. L’exploitation se produit par le fait d’être en guerre. Des sommes énormes d’argent des contribuables ont été siphonnées dans les industries de l’armement et une énorme partie du pouvoir absorbée par la Sécurité de la Patrie (NdT : Roberts fait ici référence au DHS, Department of Homeland Security, la Stasi, Securitate du pays du goulag levant). L’empire américain ne fonctionne qu’en privant, volant les citoyens de leur richesse et de leur liberté.
 
Voilà pourquoi la guerre ne peut pas prendre fin, ou si l’une s’arrête, une autre doit commencer. Rappelez-vous lorsqu’Obama est arrivé à la Maison Blanche et qu’on lui demanda ce qu’était la mission américaine en Afghanistan ? Il répondît alors qu’il ne savait pas en quoi elle consistait et qu’il fallait définir cette mission.
 
Obama n’a jamais défini cette mission. Il a renouvelé la guerre en Afghanistan sans jamais en établir le but. Obama ne peut pas dire aux Américains que le but de la guerre est de renforcer le pouvoir et les profits du complexe militaro-industriel aux dépends des citoyens américains.
 
Cette vérité ne veut pas dire que les objets de l’agression militaire américaine n’ont pas de prix. Un très grand nombre de musulmans ont été bombardés et assassinés, l’économie de leur pays et les infrastructures complètement détruites, mais pas afin de pomper leurs ressources.
 
Il est ironique de constater, que sous le nouvel empire, ses citoyens sont siphonnés de leur richesse et de leur liberté afin de détruire les vies des populations étrangères ciblées. Tout comme les musulmans bombardés et assassinés, les Américains sont les victimes de leur propre empire.
 
Article original en anglais : Empires Then and Now
 
Traduction par Résistance 71


Dr. Paul Craig Roberts économiste, il était l’assistant secrétaire au trésor de l’administration Reagan (secrétaire d’état aux finances chez nous), éditeur associé au Wall Street Journal, Senior Research Fellow de la Hoover Institution, Stanford University, il tînt la chaire William E. Simon Chair de Politique Economique, Center for Strategic and International Studies, Georgetown University.
 
Il est l’auteur et le co-auteur de neuf livres et a témoigné devant des commissions d’enquête du congrès américain en trente différentes occasions.
 
Source : Mondialisation

 
dimanche 29 avril 2012
 

Silence de l’Occident : la colonisation de la Palestine continue

 

 


Chems Eddine CHITOUR


« Qui donne ne doit jamais s’en souvenir. Qui reçoit ne doit jamais oublier. » - Proverbe hébreu
L’Occident, dit-on, est rivé sur les droits de l’homme qui sont bafoués en Syrie, sur les massacres dont se serait rendu coupable Omar el Bechir contre le Soudan-Sud. De plus, on pousse l’Iran dans ses derniers retranchements. Pendant ce temps, paisiblement, Netanyahu annonce la régularisation de colonies sur le territoire de Cisjordanie réduisant inexorablement la Palestine à un certain nombre de quartiers dans un ensemble totalement juif. « On nous dit que les condamnations internationales pleuvent après l’annonce par Israël de la construction de 1100 logements dans la colonie juive de Gilo à Jérusalem-Est occupé et annexé. Pour les Palestiniens, c’est une provocation de plus, quelques jours après la demande palestinienne pour la reconnaissance d’un Etat à l’ONU. ’En annonçant ces nouvelles colonies, Israël dit ’non’ à la reprise des négociations, à la solution à deux Etats, a déclaré Saeb Erekat, le chef des négociations palestinien, donc les Américains, les Européens, les Russes et l’ONU sont confrontés à 1100 ’non’ de la part de Netanyahu : son gouvernement a choisi les colonies et pas la paix.’ Paris condamne ces nouvelles constructions, Londres appelle Israël à revenir sur sa décision. Les Etats-Unis se sont déclarés « profondément déçus » : le Premier ministre israélien a laissé entendre qu’il n’avait pas l’intention de décréter un nouveau gel de la colonisation pour convaincre les Palestiniens de revenir aux négociations, Mahmoud Abbas a réaffirmé dimanche qu’il ne négocierait pas avec Israël sans un gel « complet » de la colonisation. (1)
C’était déjà en septembre 2011... Même scénario cette semaine : le gouvernement israélien a annoncé mardi la légalisation de trois colonies en Cisjordanie. Les implantations de Bruchin et Rechelim, dans le nord des Territoires occupés, et celle de Sansana, dans l’extrême Sud, construites dans les années 1990, voient leur statut passer de « colonies sauvages » à celui de « colonies légales », au moins pour la loi israélienne, puisque le droit international considère toutes les colonies comme illégales. L’organisation de gauche israélienne « La Paix maintenant », qui milite contre la colonisation des Territoires palestiniens, a souligné que c’était la première fois depuis 1990 qu’un gouvernement israélien légalisait de nouvelles colonies. » « Le gouvernement israélien actuel montre quelle est sa politique, qui est de construire des colonies plutôt que d’avancer vers la paix », a déclaré Hagit Ofran, une porte-parole du mouvement. Les autorités israéliennes ont expliqué qu’il ne s’agissait que d’une « régularisation », et non d’une création de nouvelles colonies ou d’une extension de colonies existantes. Pour elles, la décision ne change pas la situation sur le terrain. Les gouvernements israéliens successifs se sont régulièrement engagés depuis les années 1990 à ne pas construire de nouvelles colonies, et, depuis la signature en 2003 de la « feuille de route », plan de retour vers la paix, établi sous l’égide américaine, à démanteler les « colonies sauvages » établies par les colons sans autorisation préalable des autorités.
Un camouflet aux Palestiniens
Pendant qu’Israël continue sur sa lancée faisant fi de tous les conseils et des dizaines de résolutions du Conseil de sécurité (compte non tenu des vetos américains) Abbas, dans une fuite en avant pathétique, écrit à son bourreau et le supplie de négocier sur les lingnes de 1967. On lit la double réponse : « Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a reçu mardi 17 avril une lettre du président palestinien Mahmoud Abbas le mettant en demeure de revenir aux bases du processus de paix, lors d’une rencontre à Jérusalem avec deux émissaires palestiniens. Le Premier ministre palestinien, Salam Fayyad, qui devait diriger la délégation palestinienne selon des responsables israéliens et palestiniens, n’a pas pris part à la rencontre. « Israël et l’Autorité palestinienne sont déterminés à parvenir à la paix », a assuré le bref communiqué de M.Netanyahou, en ajoutant que ce dernier transmettrait sa réponse au président Abbas « dans les deux semaines ». Le président palestinien appelle Israël à reprendre les négociations de paix sur la base des lignes d’avant juin 1967, avec des « échanges de territoires mineurs et mutuellement agréés » et du gel total de la colonisation, y compris à Jérusalem-Est. Il demande en outre, pour reprendre les pourparlers, qu’Israël « libère tous les prisonniers palestiniens », en particulier ceux incarcérés avant les accords d’Oslo (1993). La première réponse est donnée par Ehoud Barak. Le ministre de la Défense israélien, Ehoud Barak, a réitéré mardi la position de son gouvernement pour « des négociations sans conditions préalables », rejetant a priori les exigences palestiniennes. (2)
Pourtant, l’un des émissaires a qualifié de « sérieuse » la rencontre, qui a duré une heure dans la résidence du Premier ministre israélien à Jérusalem. « M.Nétanyahou va étudier la lettre sérieusement et donner sa réponse dans les deux semaines », a-t-il confirmé. La deuxième réponse est indirecte, c’est justement l’implantation sauvage de 3 colonies. On sait que Netanyahou, longtemps partisan déclaré de la colonisation, est particulièrement attentif à ne pas mécontenter le puissant lobby des colons. Sa coalition gouvernementale est largement constituée de partisans de la colonisation, qui forment aussi un bloc important au sein de son propre parti, le Likoud. Netanyahou a déjà fait l’expérience de l’influence électorale des colons lors de sa défaite de 1999. Depuis son retour au pouvoir, il louvoie entre les pressions internationales, en particulier américaines, opposées à la colonisation, et celles qui s’exercent en faveur des colons à l’intérieur de son gouvernement. (3)
L’annonce de cette légalisation a été prise comme un camouflet par l’Autorité palestinienne. « Cette décision est la réponse à la lettre de Mahmoud Abbas à Netanyahou », a déclaré le porte-parole du président de l’Autorité palestinienne, Abou Roudeina. Mahmoud Abbas a envoyé la semaine dernière une lettre au Premier ministre israélien, lui demandant une nouvelle fois de geler la colonisation et de s’engager à négocier sur les bases des frontières de 1967. Aux yeux de la communauté internationale, toutes les colonies sont illégales, qu’elles aient ou non été autorisées par le gouvernement israélien. Plus de 340.000 colons israéliens habitent en Cisjordanie et plus de 200 000 dans des quartiers de colonisation à Jérusalem-Est. On se souvient comment le vice-président Joe Biden a été humilié en pleine visite officielle, il venait à Tel-Aviv demander aux Israéliens d’arrêter la colonisation, pendant son séjour le cabinet israélien annonce la construction de 1600 logements. Mieux encore, Israël a refusé d’accueillir une délégation d’experts venus enquêter sur les conséquences de la colonisation dans les territoires occupés. Ban Ki-moon si prompt à dégainer s’agissant des pays faibles est étrangement muet. Pas de plainte, pas de saisine du Conseil de sécurité on ne saura jamais ce qui se passe. Ban Ki-moon nous avait déjà habitués à ce deux poids, deux mesures avec l’enterrement du rapport Goldstone mais aussi en poussant au vote de la résolution 1973 qui a abouti au lynchage de Kadhafi. Des milliers de morts en Libye et pas d’enquête !!
Le problème des prisonniers palestiniens
A toutes les avanies subies par la population palestinienne il faut y ajouter le problème des prisonniers palestiniens qui ne sont pas considérés comme des prisonniers de guerre mais comme des détenus de droit commun. Les Nations unies ont tenu une réunion internationale à Genève, portant sur la question des prisonniers politiques palestiniens dans les prisons et centres de détention israéliens. Le Pr John Dugard a fait une présentation du statut des palestiniens engagés dans la résistance contre l’oppression israélienne. L’ancien Envoyé spécial de la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés, le Pr Dugard, a tracé un parallèle entre le traitement des opposants et les militants politiques de l’Afrique du Sud, et mis en évidence les similarités entre les deux régimes.(4)
« Israël ne reconnaît pas les Palestiniens engagés dans les activités résistantes contre la répression israélienne, comme combattants, opposants ou bien prisonniers « politiques ». Afin d’éviter de donner une quelconque légitimité à leur cause, ils sont traités en tant que « terroristes », criminels ordinaires ou bien comme détenus sécuritaires. Le régime sud-africain traita Nelson Mandela ainsi que les autres prisonniers politiques de son genre, de façon similaire. En outre, Israël refuse à ses prisonniers politiques ayant la qualification de combattants, le statut de prisonniers de guerre. Il ne reconnaît même pas qu’il y a un conflit entre l’Etat d’Israël et le peuple palestinien qui exerce son droit à l’autodétermination et à l’indépendance. (4)
« Israël s’identifie à l’apartheid sud-africain en refusant de signer le Premier Protocole des Conventions de Genève. Les clauses du protocole, et les avantages des Conventions de Genève pour l’OLP en tant que mouvement de libération nationale, ne sont donc pas contraignants pour Israël. (...) Ainsi, contrairement à leurs obligations en vertu du droit international conventionnel, les tribunaux israéliens ont rejeté l’argument que les combattants de la résistance palestinienne sont engagés dans une guerre d’autodétermination et peuvent donc prétendre au statut de prisonnier de guerre. En outre, les tribunaux israéliens ont, ces dernières années, utilisé l’excuse que les combattants de la résistance palestinienne ne parviennent pas à se conformer aux lois des conflits armés et n’ont donc pas droit au statut de prisonnier de guerre. (...) La plupart des combattants palestiniens sont jugés par des tribunaux militaires, malgré la préférence du droit international humanitaire pour l’impartialité des tribunaux civils. Ces tribunaux sont dirigés par des juges militaires sans indépendance, et siégeant à des hauteurs inaccessibles, parfois à huis clos, appliquant une loi militaire inaccessible, ayant peu d’égard pour les règles d’une procédure régulière. En général, les militants palestiniens n’ont même pas la possibilité de confronter la puissance occupante, face à une audience publique et devant des juges impartiaux appliquant la loi régulière. (4)
On apprend aussi que pour protester contre le sort inhumain qui leur est fait, les prisonniers palestiniens ont entamé une grève de la faim qui est naturellement ignorée par les médias occidentaux et pour cause. On lit sur le site de Solidarité avec la Palestine » : « Ce 17 avril, 3500 prisonniers ont refusé les plats servis par l’administration pénitentiaire israélienne. 1200 d’entre eux sont entrés dans une grève de la faim illimitée. En ce « Jour des prisonniers » pour la résistance palestinienne, les prisonniers politiques palestiniens demandent la fin de la politique des « rétentions administratives », qui permet à l’occupant de condamner des Palestiniens devant des tribunaux militaires à plusieurs années derrière les barreaux sans aucun motif d’accusation, ainsi que l’arrêt des pratiques d’isolement carcéral et l’autorisation des visites de familles originaires de la bande de Ghaza. Selon la responsable de l’Association de défense des prisonniers palestiniens Addameer, Sahar Francis, il s’agit de « la plus grande grève de la faim jamais enregistrée dans les prisons israéliennes ». (...) Parmi les forces politiques israéliennes, seul le Parti communiste d’Israël a affiché son soutien public à la lutte des prisonniers palestiniens. Il faut rappeler que 4699 Palestiniens se trouvent actuellement dans les prisons de l’occupant israélien, dont 319 en rétention administrative.(5)
Quel est le sort de la Palestine ?
Faut-il dissoudre l’Autorité palestinienne ? Yossi Belin en est convaincu. Alain Gresh qui rapporte ses propos le présente : « Il a été l’un des artisans de la négociation de ce qui devait s’appeler les Accords d’Oslo. Yossi Beilin fut aussi le signataire, avec Yasser Abdel Rabbo, des Accords de Genève d’octobre 2003, qui proposaient une solution au conflit. La lettre qu’il vient d’envoyer à Mahmoud Abbas est d’autant plus significative. Il appelle le président palestinien à « end this farce » (Foreign Policy, 4 avril 2012) - mettre un terme à cette farce des négociations. « J’avoue que je n’aurais jamais cru que le moment viendrait où il faudrait que je vous écrive ces mots. Je le fais parce que le président américain Barack Obama vous a convaincu de ne pas annoncer maintenant le démantèlement des institutions de l’Autorité palestinienne et de ’rendre les clés’ à Israël. Parce qu’il n’y a jamais eu de négociations sérieuses avec le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahou au cours des trois dernières années, C’est une erreur d’accepter la demande d’Obama, et vous pouvez y remédier. » « Vous et moi comprenons que la situation actuelle est une bombe à retardement. (...) Et de nos deux points de vue, l’échec de la solution à deux Etats risque de déboucher sur le retour d’une terrible violence. (...) » (6)
« Déclarer la fin du processus d’Oslo - justifiée par le fait que le chemin vers un accord permanent est bloqué - est la plus raisonnable des options non violentes pour remettre le sujet à l’ordre du jour et relancer les efforts en vue d’un règlement définitif. Dissoudre l’Autorité palestinienne et donner le contrôle des affaires quotidiennes à Israël serait une initiative que personne ne pourrait ignorer. « Après tous ces efforts, cependant, vous avez encore besoin de supplier le gouvernement israélien de débloquer l’argent des revenus de la douane ; il vous faut encore mendier auprès des républicains au Congrès des Etats-Unis le transfert des fonds à l’Autorité palestinienne » (...) « N’hésitez pas un instant ! N’acceptez pas la demande du président Obama, qui veut simplement qu’on le laisse tranquille avant la présidentielle. Ne laissez pas le Premier ministre Netanyahou se cacher derrière la feuille de vigne de l’Autorité palestinienne : imposez-lui, une fois de plus, la responsabilité du sort de 4 millions de Palestiniens. Restez à la tête de l’Organisation de libération de la Palestine, qui vous donnera le pouvoir de diriger les négociations politiques, si et quand elles reprennent. Le processus de paix ouvert à Oslo est mort et enterré. Il serait temps que les responsables européens le reconnaissent et arrêtent de réclamer la reprise de négociations « sans condition s » entre les deux parties. (6)
On le voit, le monde occidental- occupé par ses propres échéances notamment électorales laisse la bride sur le cou à Israël qui poursuit son chemin, la disparition inexorable du peuple palestinien en tant que nation. Il restera des lambeaux de confettis de territoires dans de futurs bantoustans un peu comme les réserves indiennes. Un siècle de combat se solde par la disparition d’une utopie d’une Palestine de tous ses habitants sans distinction de religion.
Chems Eddine Chitour
 
 

Pakistan-Etats-Unis : le divorce

LE MONDE GEO ET POLITIQUE

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton lors d'un briefing sur la situation en Afghanistan et au Pakistan, en juin 2011.
Il ne faut pas avoir peur du mot : divorce. L'union entre le Pakistan et les Etats-Unis a vécu. Les deux pays, alliés dans la "guerre contre la terreur" tout au long de la décennie post-11-Septembre, sont en train de réécrire leur contrat à l'issue d'une annus horribilis (2011) où la spirale des querelles semblait sans fond. La nouvelle relation qui en émerge n'est pas forcément antagonique. Mais elle ne relève plus de l'alliance, cette amitié spéciale qui conduit des Etats à marier leurs intérêts sécuritaires. La coopération fut profonde dans la lutte contre Al-Qaida (les forces pakistanaises ont arrêté des dizaines de cadres de l'organisation), à défaut de l'avoir été dans les sanctuaires des talibans afghans.
Le recadrage en cours est d'importance. Car le Pakistan joue un rôle-clé sur le théâtre afghan, dans la dynamique de la guerre comme dans le scénario de la paix future. Et aussi parce que le redéploiement de la diplomatie pakistanaise, qui a décidé de se libérer de l'étreinte américaine pour quêter de nouveaux partenaires, va retoucher le paysage régional. Une nouvelle carte géopolitique de l'Asie du Sud est en germe, plus diverse et complexe, probablement plus imprévisible.
Année horrible donc. Elle commença mal et finit dans le pire. Le 27 janvier 2011, Raymond Davis, agent de la CIA, tuait par balles deux civils pakistanais en pleine rue à Lahore sous prétexte d'autodéfense. L'affaire ne fut jamais franchement élucidée. Mais elle infligea une première secousse à la relation entre Washington et Islamabad. Les cercles nationalistes et islamistes au Pakistan y trouvèrent matière à dénoncer la présence croissante de la CIA sur le sol national - en particulier à proximité des zones tribales pachtounes du Nord-Ouest où les insurgés afghans ont établi des sanctuaires.
Les éclats de ce premier incident n'étaient pas encore retombés qu'un nouvel orage se déchaîna. Dans la nuit d'encre du 1er au 2 mai, un raid des forces spéciales américaines liquida Oussama Ben Laden en son repaire d'Abbottabad, ville garnison pakistanaise située au nord de la capitale, Islamabad. La divergence de réaction que l'événement inspira dans chaque pays illustra jusqu'à la caricature le malentendu stratégique sur lequel la prétendue alliance butait désormais, le non-dit devenant brutalement explicite.
Le simple fait que Ben Laden ait pu trouver refuge à l'ombre de casernes pakistanaises confortait les pires suspicions aux Etats-Unis. N'était-ce pas là la preuve de l'absence de crédibilité des services secrets de l'armée pakistanaise, déjà régulièrement mis en cause pour leur double jeu à l'égard de certains groupes djihadistes - talibans ou autres -, instrumentalisés pour servir les intérêts géopolitiques d'Islamabad sur les théâtres régionaux (Cachemire indien, Afghanistan) ? Au Pakistan, où a toujours prévalu le déni collectif d'une telle duplicité, la réaction fut celle du patriotisme offensé. Le raid d'Abbottabad fut dénoncé comme une inacceptable "violation de la souveraineté nationale".
La crise était désormais ouverte. Le 22 septembre, Mike Mullen, alors chef d'état-major interarmes américain, ajouta du vinaigre sur la plaie pakistanaise en lançant une gravissime accusation. Il déclara que le "réseau Haqqani" - groupe afghan insurgé opérant en Afghanistan à partir de son sanctuaire pakistanais du Nord-Waziristan - agissait en certaines circonstances comme le "véritable bras" de l'Inter Services Intelligence (ISI), les services secrets de l'armée pakistanaise. Le "réseau Haqqani" menant des attaques contre les intérêts américains en Afghanistan, la saillie de l'amiral Mullen revenait à sous-entendre que l'ISI faisait carrément la guerre aux Etats-Unis. Et de fait, c'est bien une bataille rangée qui opposa les deux armées le 26 novembre 2011 à Salala sur cette frontière afghano-pakistanaise devenue explosive. Ce jour-là, le combat fit 24 morts parmi les soldats pakistanais. Ce fut l'estocade finale à l'alliance post-11-Septembre. "Pour nous la réaction fut : "Assez, c'est assez"", résume Fazal-ur-Rahman, chercheur à l'Institute of Strategic Studies Islamabad (ISSI).
De l'affaire Davis à l'incident de Salala, les rétorsions ont succédé aux représailles pour aboutir à un bilan désastreux. Le Pakistan a expulsé les conseillers militaires américains en contre-insurrection, interdit aux Américains l'accès à la base aérienne de Shamsi (Baloutchistan) d'où décollaient nombre de drones et, surtout, bloqué l'approvisionnement logistique des troupes de l'OTAN en Afghanistan transitant par le sol pakistanais. De son côté, Washington suspendait près de 800 millions de dollars d'aide financière destinée à l'armée pakistanaise. La rupture était consommée.
Le général Ashfaq Kayani, chefs des armées du Pakistan.
Et maintenant ? "La dégradation de la relation est profonde et durable", souligne un diplomate européen. Au Pakistan, l'heure est à l'introspection quant à la réalité de la convergence stratégique entre les deux pays au-delà des accommodements tactiques. Les Pakistanais sont très amers sur la manière dont leur pays a toujours été utilisé par Washington dans le cadre de son grand jeu planétaire sans avoir réellement été sensible aux intérêts d'Islamabad, et notamment à son angoisse existentielle face à l'Inde rivale.
Après avoir loyalement servi les Etats-Unis durant la guerre froide, le Pakistan estime n'avoir pas été franchement payé de retour. A Islamabad, on vit mal le fait que les Américains ont toujours cherché à ménager l'Inde en dépit de son tropisme prorusse de l'époque. Au lendemain de la guerre sino-indienne de 1962 au coeur de l'Himalaya, gagnée par Pékin, Washington se rapproche même ostensiblement de New Delhi et lui accorde une aide militaire afin d'endiguer la Chine de Mao. Et, chaque fois qu'un conflit armé éclate entre l'Inde et le Pakistan (1965 et 1971), les Américains refusent de prendre parti, allant même jusqu'à suspendre les livraisons d'armes à Islamabad. A la fin des années 1970, le programme nucléaire pakistanais envenime la relation et motive des sanctions américaines.
Mais cette dérive sera suspendue à deux reprises en raison de l'occurrence d'un événement géopolitique majeur réhabilitant, aux yeux des Américains, le Pakistan, promu subitement "Etat de ligne de front". Cet événement est l'invasion soviétique de l'Afghanistan fin 1979.
Oubliée l'inquiétude d'un Pakistan nucléarisé ! Le président américain Ronald Reagan renoue avec l'aide militaire à Islamabad - elle devient massive -, car la priorité est alors d'utiliser les sanctuaires pakistanais pour saigner l'Armée rouge en Afghanistan. Dix ans plus tard, le départ des troupes russes de Kaboul signe la fin de l'idylle. Le Pakistan perd brutalement son intérêt stratégique à Washington, qui lui impose de nouvelles sanctions, justifiées par un programme nucléaire soudain redécouvert. A Islamabad, l'opinion est sous le choc.
Le même cycle décennal se répétera à l'identique au lendemain des attentats du 11-Septembre. Le Pakistan redevient un "Etat de ligne de front" contre Al-Qaida, cette fois-ci. George W. Bush passe l'éponge sur la discorde nucléaire et somme son homologue, le général-président Pervez Musharraf, de mettre le Pakistan à la disposition de l'OTAN pour éradiquer les foyers djihadistes en Afghanistan et à la frontière afghano-pakistanaise. Gratifiés d'une généreuse aide, les Pakistanais feignent de s'exécuter. En réalité, ils continuent de soutenir en sous-main l'insurrection des talibans afghans, qui demeurent à leurs yeux d'utiles "combattants par procuration" chargés de combattre le retour de l'influence indienne en Afghanistan. La divergence stratégique avec Washington devient évidente : l'Inde - et non le djihadisme - reste le principal ennemi de l'armée pakistanaise, dépositaire de la réalité du pouvoir à Islamabad. C'est cette contradiction de fond, longtemps dissimulée sous des arrangements tactiques, qui vient d'éclater au grand jour.
Les déchirements de l'annus horribilis 2011 devraient maintenant prendre fin. "La crise a atteint le fond, on ne peut pas aller plus bas", résume Abdullah Khan, directeur du Conflict Monitor Center. A Islamabad, l'heure est à la remise à plat de la relation bilatérale. "Il faut revoir les termes de l'engagement", précise Imtiaz Gul, directeur du Center for Research and Security Studies (CRSS). "Ils ne seront plus dictés par les Etats-Unis." Après des mois de discussions laborieuses, le Parlement pakistanais a adopté le 12 avril une résolution fixant le cadre d'une normalisation diplomatique. Le gouvernement a déclaré qu'il s'en inspirerait, mais il n'a pour l'instant pris aucune initiative.
Le texte parlementaire ouvre la voie à une levée du blocus de l'OTAN décidé par Islamabad au lendemain de l'incident transfrontalier de Salala (le 26 novembre). Les députés y mettent juste une condition : ni armes ni munitions ne devront figurer parmi les marchandises de l'OTAN transitant vers l'Afghanistan (ce qui était déjà le cas avant le blocus). L'affaire demeure explosive, car les groupes islamistes ont déjà averti qu'ils s'opposeraient physiquement à toute reprise du transit, quelle que soit la nature des biens convoyés. Autre exigence du Parlement, les Etats-Unis devront cesser leurs tirs de drones sur les sanctuaires des zones tribales. Là encore la question est délicate, les Américains n'ayant nulle intention d'y renoncer. La partie de bras de fer est donc vouée à se poursuivre.
Mais combien de temps le Pakistan pourra-t-il ainsi tenir tête à Washington ? Quelle est la réalité de sa marge de manoeuvre ? Alors que son économie est sinistrée, peut-il s'offrir le luxe de bouder l'assistance américaine - civile et militaire -, évaluée en moyenne par Washington à 2 milliards de dollars par an sur la décennie 2001-2011 ? En fait, les Pakistanais récusent ces chiffres, arguant que de nombreux fonds n'ont pas été déboursés. "L'aide américaine au Pakistan est un mythe", souligne Fazul-ur-Rahman.
Il n'empêche. Les Américains pèsent lourdement sur l'économie pakistanaise, ne serait-ce que par leurs relais auprès du Fonds monétaire international (FMI) dont Islamabad quête désespérément les prêts. Aussi est-il impératif pour le Pakistan de se donner de l'air en courtisant de nouveaux partenaires. Les Européens - et notamment les Français, à la sympathique tradition gaulliste - deviennent soudain intéressants. Politiquement moins correct, l'Iran (pour son gaz) est aussi l'objet de toute la sollicitude d'Islamabad. "Il existe aujourd'hui une véritable tentation iranienne au Pakistan", résume un diplomate européen. La relation entre les deux Etats fut jadis très tendue, car le chiisme militant exporté de Téhéran après la révolution khomeyniste de 1979 se heurta à une violente réaction de l'extrémisme sunnite au Pakistan. La méfiance s'est dissipée ces dernières années.
Moins controversée, la Chine est présentée avec emphase à Islamabad comme une précieuse alternative susceptible d'amortir le choc de la crise avec les Etats-Unis. Enfin, et c'est un comble, l'Inde "ennemie" est désormais vue avec moins d'hostilité. Jamais il n'a été autant question que ces dernières semaines de libéraliser le commerce - jusqu'à présent très corseté pour des raisons stratégiques - entre les deux voisins. Le paradoxe n'est qu'apparent. "Le Pakistan ne peut se battre sur deux fronts à la fois, décode le diplomate européen. Si la frontière occidentale avec l'Afghanistan s'embrase, il faut que la frontière orientale avec l'Inde soit apaisée." Nul doute : la fin de l'alliance avec les Etats-Unis rebat les cartes. Une nouvelle donne régionale s'ébauche par petites touches.
 
 
Pour justifier et inciter le peuple à aller voter pour un régime illégitime,incompétent ,corrompu et criminel ce satrape de Ouyahia utilise un langage hypocrite et mensonger pour duper le peuple algérien !Le peuple algérien n'oublie jamais le bradage et la casse des entreprises publiques en mettant des milliers de personnes au chômage et à la rue sur injonction du Fond de la Misère Internationale(FMI) dans les années 80 !


Ouyahia à Mascara :
«L'Occident utilise la démocratie et les droits de l'homme comme arme pour dominer les pays arabes et islamiques»
Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a affirmé hier à Mascara que «la démocratie doit servir le peuple et non pas toucher ses acquis».

Lors d'un meeting populaire, M. Ouyahia a estimé que «la démocratie appartient au peuple et non pas seulement aux partis». Il a ajouté, dans le même sens, que «l'Occident utilise la démocratie et les droits de l'homme comme arme pour dominer les pays arabes et islamiques, ne cherchant nullement leur bien comme le veut la signification profonde de ce concept,
 synonyme de prospérité et de stabilité». M. Ouyahia a ajouté qu'il ne faut pas se laisser entraîner dans des campagnes tendancieuses étrangères qui s'attendent à un printemps arabe en Algérie le 10 mai, alors que «l'Algérie a vécu son printemps en 1962». Le SG du RND a souligné également que son parti «œuvre pour la stabilité de l'Algérie», affirmant que «l'Etat œuvre à prendre en charge les préoccupations des citoyens»,

à leur tête les jeunes à travers plusieurs mécanismes dont la création de postes pédagogiques à l'université, des possibilités d'emploi et la réalisation tant que possible de logements pour le bien-être et la cohésion sociale. Le secrétaire général du RND a ajouté que l'Etat déploie de grands efforts pour relancer l'industrie textile, concrétiser l'autosuffisance, s'éloigner de l'importation, d'où l'encouragement de sociétés étrangères à investir en Algérie et redynamiser les entreprises à l'arrêt et celles menacées de cessation d'activité.


Enfin, M. Ouyahia a appelé les citoyens à voter massivement le 10 mai et à rejeter le boycott, qui «ne servira que ceux qui parient sur le sabotage du pays».
 
 
samedi 28 avril 2012
 
 

La chasse aux musulmans est ouverte

 

 

Mais, si la droite a désormais ouvert la chasse aux musulmans, on ne peut absoudre les médias et la gauche, y compris intellectuelle, pour la manière dont ils ont préparé le terrain depuis de longues années, en rejoignant les thèmes de l’extrême droite, au nom d’un soi-disant combat pour la laïcité, cache-sexe d’une xénophobie qui n’ose dire son nom.
 
 
L’odeur de la défaite flotte sur la Sarkozie. Il faudrait un miracle pour sauver le « président des riches », celui dont le quinquennat a signifié plus de privilèges pour les privilégiés, plus de fardeau pour les plus faibles. Et il faut l’incroyable culot du président sortant pour faire écrire sur un tract électoral intitulé « Cinq raisons de voter pour Nicolas Sarkozy » : « Je ne veux pas d’une société où les élites confisquent le pouvoir. »
Mais le chef de l’Etat s’accroche désormais à la seule bouée qui pourrait, pense-t-il, le sauver : la xénophobie, l’islamophobie, la haine des immigrés. La plupart de ses amis lui emboîtent le pas, certains avec un peu de gêne, d’autres — y compris des intellectuels — sans aucun état d’âme, comme Jean-Claude Casanova, directeur de la revue Commentaire et président de la Fondation nationale des sciences politiques, qui trouve normal que M. Sarkozy aille « là où sont les réserves de voix » (Libération, 26 avril).
Le président-candidat était l’invité, le jeudi 26 avril, de la matinale de France Inter. Il s’est dépassé, surtout dans le mensonge. Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose. Ses attaques ont porté d’abord contre Tariq Ramadan, qui aurait appelé à voter François Hollande, puis sur l’appel de sept cents mosquées à soutenir le candidat socialiste.
A propos de Tariq Ramadan (après lui avoir reproché les positions de son frère ! Un crime de parenté, sans doute), M. Sarkozy a évoqué la polémique sur la lapidation et lui a contesté le qualificatif d’intellectuel : « Je garderai ce terme pour des gens qui défendent d’autres idées. » Un intellectuel est donc quelqu’un qui défend les idées que Nicolas Sarkozy entérine... Notons que le commentateur Patrick Cohen lui en a donné acte : « Je vous l’accorde », on ne peut pas qualifier Ramadan d’intellectuel.
Drôle de position pour le modérateur, qui n’oserait jamais s’attaquer au qualificatif d’intellectuel affublé à Bernard-Henri Lévy... Rappelons à Patrick Cohen que Tariq Ramadan a été nommé à une chaire d’études islamiques contemporaines à l’Oriental Faculty de l’université d’Oxford et enseigne également au Saint Antony’s College de cette même université. Il est professeur de sciences islamiques contemporaines au département des sciences islamiques de la faculté du Qatar (rattaché à la Qatar Foundation) et chercheur (Senior Fellow) à l’université de Doshisha (Kyoto, Japon). Excusez du peu.
Selon M. Sarkozy, le 11 mars à Lyon, dans le cadre d’une dynamique intitulée Le printemps des quartiers, Tariq Ramadan, Marwan Muhammad, porte-parole du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), et Youssef Brakni, responsable du Parti des indigènes de la république (PIR), auraient « appelé publiquement les personnes présentes ainsi que leur entourage à voter pour François Hollande ou pour un parti politique qui serve l’islam ».
Interrogé sur ses sources et sur le fait qu’aucun média n’avait relayé ce soi-disant appel, le président a répondu : « Le vote communautaire ne s’étale pas dans les colonnes de la presse mais s’étale dans les réseaux communautaires. » C’est bien connu, ces gens-là agissent dans l’ombre... Cela ne vous rappelle rien — le complot juif par exemple ?
Il faut le dire : M. Sarkozy ment et il sait qu’il ment.
Nul ne doute que Claude Guéant et ses policiers suivent depuis longtemps les activités de ces groupes dangereux dont le président-candidat parle. Ils savent bien que ni Le printemps des quartiers, ni le CCIF et encore moins le PIR, dont les critiques à l’égard du Parti socialiste mais aussi de Jean-Luc Mélenchon ont souvent été vives, n’ont aucune chance d’avoir appelé à voter François Hollande.
Mais écoutons, au-delà des démentis de Tariq Ramadan lui-même [1], ce que disent les deux autres personnes et organisations incriminées :
Youssef Brakni, du PIR : « Cette déclaration témoigne soit d’une volonté caractérisée de mentir aux électeurs, soit que les services de renseignement de Sarkozy ont les oreilles bien sales. En effet, le meeting de Lyon n’avait aucunement pour objet de donner des consignes de vote mais d’imposer une parole des quartiers dans un débat politique qui se déroule sans eux. »
Marwan Muhammad, du CCIF, dénonce dans un communiqué « les propos honteux et mensongers » de M. Sarkozy et affirme que jamais le CCIF, « dans aucune de ses interventions, publiques comme privées », n’a appelé à soutenir François Hollande. Comme un seul mensonge ne suffit pas, Nicolas Sarkozy a relayé l’information de Marianne2.fr affirmant que 700 imams allaient appeler à voter pour M. Hollande (« Des recteurs de mosquées vont appeler à voter pour François Hollande », 25 avril »). Le moins qu’on puisse dire est que l’article est maladroit (et faux) et les tentatives de l’hebdomadaire de le justifier ne sont guère convaincantes (« Polémique des mosquées : pourquoi Sarkozy manipule », 26 avril.)
En fait, dès ce matin, Le Figaro publiait un article, « Polémique sur des appels de mosquées à voter Hollande », chef d’œuvre de désinformation et dont l’argumentation est exactement la même que celle du président de la République : l’information est fausse, mais elle aurait pu être vraie et elle reflète une dérive communautaire.
Quand on fait remarquer au chef de l’Etat que l’information est erronée et démentie, il déclare alors : « Vous voyez, j’ai bien fait d’en parler. » Puis il s’empresse de passer à la burqa, aux horaires des piscines, etc. Et l’animateur n’insiste pas sur le mensonge flagrant... Et, dans le feu du débat, Sarkozy a déjà expliqué que la fille ne ressemble pas au père...
Mais, si la droite a désormais ouvert la chasse aux musulmans, on ne peut absoudre les médias et la gauche, y compris intellectuelle, pour la manière dont ils ont préparé le terrain depuis de longues années, en rejoignant les thèmes de l’extrême droite, au nom d’un soi-disant combat pour la laïcité, cache-sexe d’une xénophobie qui n’ose dire son nom.
Un florilège de quelques incidents :
- En janvier 2012, la nouvelle majorité de gauche au Sénat trouve une première action d’éclat à faire : interdire aux femmes qui portent le foulard de garder des enfants chez elles (sauf autorisation expresse des parents !). Qui est encore visé ? les femmes bien évidemment.
- En mars 2011, des lycéennes musulmanes convoquées par la directrice d’un lycée qui trouve leurs jupes… trop longues
- A l’automne 2010, exclusion d’une femme qui travaille dans une crèche parce qu’elle porte le foulard. Une grande partie de la gauche intellectuelle se mobilise contre... la femme.
- En juin 2010, les autorités envisageaient sérieusement de déchoir un citoyen musulman, certes peu recommandable, de sa nationalité. Ce n’était hélas, pas possible.... Retour aux lois de Vichy sur les juifs ?
- En septembre 2009, un livre, Aristote au Mont Saint-Michel, promu par le chroniqueur du Monde, cherche à démontrer que l’Europe ne doit rien à l’islam.
- En juin 2009, l’Assemblée nationale ne trouve rien de mieux à faire, en pleine crise économique, que de créer une commission sur la burqa.
- En septembre 2008, un « bobard » relayé par tous les médias, dont Libération, explique qu’un tribunal n’a pas tenu session pour cause de… ramadan
- L’Express consacre sa « Une » (12-18 juin 2006) à « Islam, les vérités qui dérangent », avec trois sous-titres, « Le Coran et la violence », « Le sort des femmes », « La modernité impossible ? »
On pourrait continuer longtemps... « Unes » racoleuses, incidents mineurs montés en épingle, déclarations indignées, etc., ont alimenté l’idée du « on n’est plus chez nous ». La droite comme la gauche ont largement capitulé devant l’extrême droite. Le problème n’est pas seulement le score du Front national, c’est aussi que les idées xénophobes du FN polluent désormais le débat politique.
Amnesty International vient de publier un rapport sur les discriminations religieuses en Europe et en France (Europe : les musulmans victimes de discrimination parce qu’ils expriment leur foi). Souhaitons que le futur président les lise et prenne au sérieux les recommandations, plutôt que d’écouter les vents mauvais de la xénophobie portés par le FN.

 
vendredi 27 avril 2012
 
Afrique

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Le directeur du FBI s’est rendu en visite en Algérie  

Mueller FBILe directeur du Bureau fédéral d'investigation américain (FBI) Robert Mueller a rencontré cette semaine à Alger des responsables de la sécurité et de la justice, a annoncé l'ambassade des Etats-Unis jeudi.
"L'objectif de cette visite était de discuter des questions d'intérêt commun et des moyens de renforcer davantage les efforts conjoints de notre lutte collective contre la criminalité et les menaces de sécurité", lit-on dans un communiqué qui ne fournit aucune précision sur les personnes rencontrées, la date et la durée précises de ce séjour.
Cette visite a eu lieu en pleine crise au Mali, actuellement l'objet avec la Guinée Bissau d'un sommet d'une dizaine de chefs d'Etat d'Afrique de l'ouest à Abidjan. Dans son allocution d'ouverture de cette réunion, le président ivoirien Alassane Ouattara a souligné jeudi que "la sécurité de l'Europe et des Etats-Unis commence désormais au Sahel et dans le Golfe de Guinée".

Source: Agences


















 Commentaire:
1 - LES MASQUES TOMBENT UN à UN !
CANDIDE | Senegal


- Qui collabore avec un terroriste est un terroriste- Qui collabore avec un criminel est un criminel- qui
collabore avec un menteur est un menteur- qui collabore avec un ennemi de son pays est un traître- Qui
collabore avec l’ennemi des croyances de son peuple est,religieusement parlant, un HYPOCRITEApparemment
les dirigeants algériens, comme le reste de leurs pairs arabes, remplissent toutes ces conditions
!LAANATOUL-LAHI ALEYHIM JAMIA’NE !!!!!!!!!!!!!
 
 
Amérique

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A l’école militaire, on enseignait que les USA sont "en guerre avec l’islam"  

Le Pentagone a ouvert une enquête sur un cours dispensé à l'Ecole d'état-major interarmées dans lequel on enseignait aux officiers des "idées incendiaires", notamment que les "Etats-Unis sont en guerre avec l'islam", a affirmé un porte-parole du ministère de la Défense.
drapeau américain
Le chef d'état-major interarmées, le général Martin Dempsey "a ordonné une enquête sur ce cours spécifique afin de déterminer comment ce matériel pédagogique s'est retrouvé dans ce cours", a confié à des journalistes le capitaine de vaisseau John Kirby, confirmant des informations du magazine Wired.
Le cours intitulé "Perspectives sur l'islam et le radicalisme islamique", destiné à des officiers du rang de lieutenant-colonel afin qu'ils puissent occuper des fonctions d'état-major, dispensait dans des présentations PowerPoint certaines "idées incendiaires".
Le cours, qui a été suspendu, était dispensé depuis 2004 mais le Pentagone déclare ne pas savoir quand ces éléments ont été introduits dans l'enseignement.
Le contenu du cours avait été dénoncé en mars par un officier aux responsables des écoles militaires.

Source: Sites web
















 commentaires :
1 - EN OCCIDENT, CE N’EST PAS SEULEMENT AUX MILITAIRES QU’ON APPREND A ÊTRE EN GUERRE CONTRE L’ISLAM, MAIS MÊME AUX ENFANTS. (I)
Râleur | Sénégal


L’incitation à la haine des musulmans, l’endoctrinement à cet effet, dès le plus jeune âge, le lavage de
cerveau, sont le pain quotidien des US sionistes barbares. Il ne convient pas aux idolâtres du veau d’or
de voir la religion qui respecte touts les envoyés et prophètes du Dieu unique. Ils font tout pour éviter
à tout un chacun de réfléchir un tant soit peu sur cette religion qui ne parle que de paix. Cette
religion qui au fond est la seule et la même depuis Ibrahim le père des prophètes (S). Les sionistes ont
accaparé le pouvoir politique, militaire et financier dans le monde. Ils poussent les croyants les uns
contre les autres






Pour mieux asseoir leur règne satanique. "Diviser pour régner" leur sied si bien. Dans les écoles
militaires comme à la maternelle, on enseigne la haine de l’islam. Les films hollywoodiens et même les
dessins animés de Walt Disney depuis 1948 (tiens tiens?) sont là pour jouer un rôle contre l’islam. On y
représente toujours l’arabe, le musulman comme un être sale, terroriste, fourbe, voleur. Ce ne sont pas
les racistes acteurs comme H. Ford, T. Cruise. Keanu Reeves entre autres qui nous démentiraient. Les
vrais croyants musulmans, chrétiens, juifs doivent rejeté ces monstres.
 
 
jeudi 26 avril 2012
 

L'Algérie ne veut plus de Sarkozy!  26/04/2012

 

 


L'Algérie ne veut plus de Sarkozy!
IRIB-Ce n'est pas faire dans l'exagération d'affirmer que l'homme de la rue en Algérie est pris d'engouement pour la bataille électorale qui a cours en France avec pour enjeu la présidence de la République. Cet engouement s'affiche et s'exprime comme s'il s'agissait dans cette élection présidentielle d'une affaire algérienne. Si le résultat du scrutin présidentiel en France devait tenir compte de ce que les Algériens voudraient qui en sortirait vainqueur, alors il n'y a absolument pas « photo », François Hollande l'emporterait haut la main sur Nicolas Sarkozy.
C'est un euphémisme d'écrire que le président sortant de la France fait l'objet en Algérie d'une détestation qui en intensité dépasse de loin celle que les Algériens ont vouée à certains de ses prédécesseurs. Elle s'est cultivée en eux du fait que Nicolas Sarkozy leur est apparu comme ayant réuni en sa personne tous les griefs qui, pour une raison ou une autre, ils ont eu à développer contre les présidents français s'étant succédé à l'Elysée depuis l'indépendance de l'Algérie. C'est donc un autre euphémisme de dire que sa défaite probable le 6 mai réjouira en Algérie sans retenue. Pour l'élection présidentielle française, les Algériens ont le cœur à gauche non par conviction doctrinale pour la majorité d'entre eux mais au constat que seul le candidat de cette famille politique est en mesure de battre l'actuel occupant du palais de l'Elysée. François Hollande, puisque c'est de lui qu'il s'agit en cette occurrence, est leur candidat préféré par défaut.
L'homme bénéficie de ce côté-ci de la Méditerranéen d'un capital de sympathie raisonnée. Ne serait-ce que parce qu'il n'affiche pas l'arrogance haïssable qu'ils reprochent à son rival, qu'il n'exprime pas comme lui de sentiments xénophobes, qu'il ne fait pas dans l'islamophobie ou la stigmatisation de l'émigration.Mais autant ils ne cachent pas leur penchant pour le candidat socialiste, autant ils ne s'illusionnent pas sur les changements que sa victoire est susceptible d'apporter aux relations algéro-françaises.
La prudence en la matière leur est dictée par les enseignements qu'ils ont retenus de l'histoire. C'est en effet avec les socialistes au pouvoir en France que les relations des deux nations ont été les plus heurtées au point que s'est imposé le point de vue en Algérie qu'il est préférable pour les intérêts nationaux que la France soit dirigée par un pouvoir de droite plutôt que de gauche socialiste. Nicolas Sarkozy a pourtant réussi le tour de force de faire renoncer les Algériens à ce point de vue et à leur faire adopter celui du « tout sauf lui ».

Bien entendu, l'élection présidentielle en France est une affaire franco-française. Ce que les étrangers souhaitent voir advenir au scrutin du 6 mai n'entre pas en ligne de compte dans le vote que feront les électeurs français en la circonstance. Mais c'est un secret de Polichinelle que la rue en Algérie attend sans cacher de quel côté elle penche, que ces électeurs leur offrent la satisfaction en donnant la victoire au rival de Sarkozy, de savoir que la France n'est pas celle qu'a incarnée ce dernier pendant ces cinq années de mandat présidentiel.

Source: Le quotidien d'Oran
IRIB
 
 

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Ex-directeur de la DST : Sarkozy est responsable du chaos en Libye et au Mali     
L’équipe du site   
L’ancien directeur de la Direction de la surveillance du territoire (DST), un service de renseignements du ministère de l'Intérieur, Yves Bonnet, a accusé  le président Nicolas Sarkozy d’être responsable «  du chaos en Libye, au Mali », soulignant que " le manque de confiance entre l'Algérie et la France a aggravé la situation dans la région de la côte de l'Afrique ".
Dans  une interview accordée au quotidien  algérien alAkhbar, Bonnet a jugé que "l’Afrique fait l’objet de perturbations sécuritaires de plus en plus dangereuses en raison du chaos provoqué en Libye, et dont  les parties responsables sont bien connues à savoir  l'OTAN et la France. Or, ces derniers n’ont pas tenu compte de quelque chose de grave, celui de  réfléchir sur les résultats d’une intervention dans les affaires d'un Etat quel que soit la nature de son régime".
Il a souligné qu’ "en politique, il est impératif de s'assurer que le règlement que nous cherchons dans une quelconque situation esera de loin meilleur que la situation elle-même, autrement dit  dans le cas de la Libye, je pense que la situation d’avant était bien meilleure que celle d’aujourd'hui."
Directeur du DST entre 1982 et 1985, Yves Bonnet connaît bien la Libye et les Libyens, c’est pour cela il affirme que "la Libye était un pays bien géré et a réalisé des progrès sociaux importants, voire que  les Libyens étaient parmi les peuples les plus riches du Maghreb et maîtrisaient l’art de bien traiter avec autrui, sans compter qu’ils baignaient dans la paix et la sécurité, et donc  la situation qui leur a été imposée est tout à fait différente de ce qu’elle était auparavant".
Et de poursuivre :"qu’au cours de sa visite l’an dernier à Benghazi et à Tripoli, durant laquelle il était accompagné par les membres d’un centre qui s’intéresse aux questions sécuritaires, nous avons exprimé de sérieuses préoccupations envers l'extrémisme islamique croissant et mis en garde contre la fragmentation de l'Etat ".
Yves Bonnet a accusé "le gouvernement du président Nicolas Sarkozy et l'OTAN d’avoir entraîné la Libye dans un chaos et une perturbation sans précédent ", soulignant que "ces deux parties savaient parfaitement la taille des conflits tribaux là-bas et ses conséquences dans le cas où le pays sortait de sa stabilité".
Pour ce qui est du Mali, l’ancien DST a mis en garde contre la présence d’Al-Qaïda en Lybie: "Nul doute que certaines parties en Libye sont contrôlées par Al-Qaïda, or cette dernière a implanté un homme dans une région vitale, ce qui est dangereux non seulement pour la Libye, mais pour tous les pays dans la région" !  
Interrogé sur la nécessité d’une intervention militaire étrangère au Mali pour résoudre la crise, Bonnet n’a pas exclu cette option mais ne l’a point encouragée en raison de la gravité de ses conséquences, surtout que « les pays dans la région du Sahel sont confrontées à des situations  de plus en plus difficiles,  et que cette région est une zone de confluence des civilisations, ainsi la civilisation bédouine et celle des nomades autochtone n'ont pas réussi à trouver un état d'harmonie ».
Enfin, l’ex-DST a mis en garde contre une marginalisation du rôle de l’Algérie : « La plus grande erreur qu’a commis la France, c’est qu’elle a oublié que  Algérie est aussi un Etat du désert du Sud, et donc un partenaire incontournable ».
"On peut trouver des solutions aux problèmes de la région sous influence française, en créant une entente ou un accord entre l'Algérie et la France, sans que cela n’évolue en un problème plus complexe, surtout si les deux pays n’ont pas confiance l’un dans l’autre. Malheureusement, la France n’a pas confiance en Algérie, et non l’Algérie", a ajouté Yves Bonnet .

Source: Médias

 
"Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs." Malcom X

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