ELWATAN-ALHABIB
mercredi 29 septembre 2010
 

Le débat indirect Ahmadinejad-Obama


par Thierry Meyssan*

Le discours de M. Ahmadinejad à l’ONU a donné lieu à une vaste campagne de désinformation en Occident et à une prompte réponse de M. Obama en direction du peuple iranien. Au-delà des dépêches d’agence biaisées et en s’appuyant sur les textes originaux, Thierry Meyssan expose les vrais enjeux du débat indirect qui oppose les deux chefs d’Etat.




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Pour Mahmoud Ahmadinejad, les Etats-Uniens et les Iraniens devraient s’unir contre le système de domination mondiale incarné par Washington, Londres et Tel-Aviv.

Les présidents iranien et états-unien viennent de se livrer à une inhabituelle joute verbale qui a été relatée de manière fragmentaire et déformée par les médias occidentaux. Mahmoud Ahmadinejad s’est exprimé le 23 septembre 2010 dans l’après-midi à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies [1]. Barack Obama lui a répondu le lendemain matin au micro de la télévision BBC en persan [2]. Ces deux interventions forment un ensemble qui illustre le changement de stratégie de part et d’autre. Il ne s’agit plus de se poser en champions de deux camps opposés, de deux visions du monde, en s’invectivant, mais d’appeler les populations respectives à la révolution..

Il y a un an, Washington espérait pouvoir renverser l’administration Ahmadinejad en manipulant des foules dans une énième édition des prétendues révolutions colorées [3]. L’opération, conduite à l’occasion de l’élection présidentielle de 2009, a échoué. Elle a cependant permis de fixer dans l’imaginaire occidental une représentation fantasmagorique de l’Iran qui serait une dictature. Dans le pays, elle a eu l’effet inverse de celui escompté. Les électeurs de l’opposition ont été massivement surpris et indignés par la mauvaise foi de leur candidat et sa volonté de prendre le pouvoir par la rue à défaut d’y arriver par les urnes. Quant au vainqueur de l’élection, il a perdu son goût du compromis et décidé de raviver la Révolution islamique dans sa radicalité. Le fossé entre les classes populaires et la haute bourgeoisie commerçante s’est creusé. La CIA et la NED planifient de nouvelles actions, mais il ne s’agit plus dans l’immédiat de renverser le régime, juste de le déstabiliser pour l’affaiblir au plan international.

De son côté, Téhéran n’avait jamais envisagé de porter le fer aux Etats-Unis. Pendant longtemps, ils ont été considérés comme un bloc, une puissance coloniale alliée et successeur de l’Empire britannique, un Grand Satan protégeant les crimes israéliens. Aujourd’hui, l’administration Ahmadinejad a noué des liens avec des intellectuels et des artistes dissidents. A ses yeux, les Etats-Uniens sont des gens de bonne volonté qui prennent lentement conscience d’être gouvernés par des tyrans. A terme, des révoltes sont prévisibles qu’elles prennent une forme révolutionnaire ou sécessionniste. La Révolution islamique doit s’allier avec les dissidents actuels pour combattre avec eux le système dominant.

C’est là qu’intervient le discours de Mahmoud Ahmadinejad. Il y a d’abord récusé la théorie du choc des civilisations, énoncée par Bernard Lewis et popularisée par Samuel Huntington [4]. Pour ces penseurs, ce choc est inévitable. Les Occidentaux n’ont d’autre choix que de s’y préparer militairement afin de tuer plutôt que d’être tués. Pour le président iranien, ceci est absurde. A l’heure de la globalisation, le développement des échanges commerciaux et culturels permet aux gens de se découvrir et de s’apprécier mutuellement. Quant aux juifs, aux chrétiens et aux musulmans, leur foi commune dans le Dieu unique doit les conduire à établir des relations harmonieuses.
Cependant, pour M. Ahmadinejad, si le choc des civilisations est une idéologie artificiellement promue par le mouvement sioniste afin de diviser le monde et de le dominer, il existe bien un conflit qui traverse l’humanité : celui qui oppose les valeurs matérielles du capitalisme et de la société de consommation aux valeurs spirituelles de la Révolution que sont la justice et l’héroïsme. Ceci étant posé, l’ennemi n’est pas l’Occident, mais le matérialisme dont les Occidentaux sont atteints et qui contamine le reste du monde.

Le système de domination actuel s’inscrit dans le prolongement de l’esclavagisme, du colonialisme et de l’impérialisme. Il est mis en œuvre par un groupe transnational qui s’appuie principalement sur le Royaume-Uni, les Etats-Unis et Israël pour parvenir à ses fins. Compte tenu de la supériorité militaire de ces Etats par rapport à tous les autres Etats du monde réunis, il serait illusoire d’espérer le vaincre par les armes. Mais sachant qu’il utilise les Britanniques, les Etats-Uniens et les Israéliens souvent à leur détriment, il est possible de s’allier avec ces peuples contre ce système de domination. De même que Marx imaginait unir les prolétaires de tous les pays contre l’exploitation capitaliste, Ahmadinejad pense possible d’unir les opprimés contre le sionisme. Dans cette perspective, des efforts doivent être entrepris pour montrer aux Etats-uniens qu’ils sont eux aussi les victimes d’un système dont ils croient à tort profiter.

S’adressant à l’Assemblée générale, le président Ahmadinejad à demandé la création d’une commission d’enquête internationale sur les attentats du 11-Septembre.
Pour les Etats membres de l’ONU, il a développé l’argument de la compétence. La réponse qui a été apportée unilatéralement par les Etats-Unis à ces attentats a mis le Proche-Orient élargi à feu et à sang sans résoudre le problème du terrorisme. Pour être efficace, il aurait fallu, il y a neuf ans, créer cette commission d’enquête, analyser ses résultats au sein de l’ONU et convenir à l’échelle internationale d’une stratégie antiterroriste. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, les Nations unies doivent reprendre leur prérogative pour vaincre le terrorisme et parvenir à la paix.
Pour le public états-unien, M. Ahmadinejad, s’appuyant sur un sondage récent, a évoqué les trois hypothèses les plus fréquemment citées. Primo, les attentats sont le fait d’un puissant groupe étranger ; secundo, ils ont été réalisé par un groupe étranger, mais ont bénéficié de la passive complicité d’éléments internes ; tertio, ils ont été ourdis par des éléments internes,
Contrairement au discours ambiant, il n’a pas évoqué le fait qu’Oussama Ben Laden se soit présenté comme islamiste, mais le fait que lui et sa famille ont des affaires communes avec les Bush. Des informations que j’avais révélées en octobre 2001 dans le principal hebdomadaire politique hispanophone d’Amérique du Nord, Proceso et qui avaient été reprises au Congrès par la représentante Cynthia McKiney.
Cette présentation vise à recadrer le débat : le problème n’est pas le choc entre l’islam et l’Occident, mais la domination du monde par une clique incluant les Bush et Oussama Ben Laden.

Au cours de cet exposé, l’ambassadeur des Etats-Unis s’est levé et a quitté l’Assemblée générale. A sa demande ou sur son ordre, les ambassadeurs de plusieurs Etats alliés ont fait de même.

L’habituelle machine de propagande s’est attachée à déformer et à minimiser les propos de Mahmoud Ahmadinejad. Les médias atlantistes se sont efforcés de faire accroire que le président iranien aurait insulté les victimes du 11-Septembre, à New York même, en prétendant que les Etats-uniens ne sont pas des victimes, mais des coupables. Il suffit de se reporter au texte du discours pour vérifier la manipulation. Or, dans ce document, M. Ahmadinejad exprime sa désolation pour les victimes. Il place immédiatement au même niveau les centaines de milliers de morts, de blessés et de déplacés de la guerre au terrorisme. Il s’applique à considérer que les souffrances des uns sont égales aux souffrances des autres. Ce qui revient une nouvelle fois à affirmer que le choc des civilisations est un leurre et que nous sommes tous victimes du même système.

Le Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis s’étant réuni d’urgence, il a été décidé que Barack Obama s’adresserait au plus vite aux Iraniens et les appelleraient à l’insurrection pour dissuader Téhéran de poursuivre son offensive.

Une interview a été organisée sur la chaîne de télévision de la BBC en persan, qui dispose d’une plus grande audience en Iran que les chaînes états-uniennes en persan. Techniquement, cette tache revient au Conseiller de sécurité nationale adjoint chargé des communications stratégiques, Ben Rhodes. Il se trouve que M. Rhodes est la personne qui a rédigé le rapport de la Commission présidentielle Kean-Hamilton sur le 11-Septembre. A ce titre, c’est lui qui a gravé dans le marbre la théorie du complot islamiste avec ses 19 kamikazes et son Ben Laden sardonique caché dans une grotte afghane.
Le président Obama a été interrogé par Bahman Kalbasi, un journaliste iranien qui prétend avoir fui son pays en 2001 pour échapper à la dictature et qui a néanmoins pu librement retourner sur place pour y réaliser des documentaires.

D’entrée de jeu M. Kabalsi a demandé au président Obama de commenter les propos de son homologue iranien sur le 11-Septembre. Il répondit : « C’était choquant. C’était haineux. Et qu’il ait fait ces déclarations ici à Manhattan, juste au nord de Ground Zero, où des familles ont perdu leurs proches... des gens de toutes les religions, de toutes les origines voient ces attentats comme la tragédie essentielle de cette génération. Pour lui, qu’il ait fait de telles déclarations était inexcusable ».

Les Iraniens auront beau relire le discours de M. Ahmadinejad, ils ne trouveront rien de choquant, ni de haineux. Aucune provocation, que des questions légitimes. Peu importe, M. Obama poursuit en établissant une distinction entre la réaction émotionnelle des Iraniens au lendemain du 11-Septembre, faite comme partout de compassion pour les victimes, et celle du « régime ».
Dans le reste de l’entretien, il explique que la politique de l’administration Ahmadinejad est une impasse. Selon lui, elle ne peut pas porter de fruits et suscite des sanctions dont les Iraniens subissent et subiront les dures conséquences dans leur vie quotidienne. Il développe cette logique dans plusieurs domaines et conclut sur la question palestinienne. Il assure là encore, que le radicalisme ne mène nulle part, et que la paix là-bas passe par un compromis avec Israël.

Cette interview est une mise en garde non voilée à l’intention de Téhéran : ne vous avisez pas de semer le trouble dans la population états-unienne ou nous le ferons chez vous aussi. Elle s’appuie sur l’idée que les Iraniens désavoueront une politique pour laquelle ils payent un prix fort sans rien recevoir pour le moment en retour. Elle annonce une nouvelle opération de déstabilisation à l’occasion des réformes économiques. Pour éviter l’asphyxie, l’Iran soumis à un embargo onusien et à des embargos unilatéraux doit renoncer à ses prix subventionnés et libéraliser son marché intérieur. Cette adaptation brutale ne manquera pas de faire des mécontents. Washington entend les coaliser contre le gouvernement autour de Mir Hossein Moussavi.

Toutefois ce projet doit s’affranchir de plusieurs obstacles. En premier lieu, les mécontents de la réforme économique peuvent douter de la capacité de M. Moussavi à les représenter. Il avait en effet défendu le principe d’une économie libérale à l’américaine durant sa campagne électorale. Il paraît donc mal placé pour s’opposer de manière crédible à une libéralisation du marché intérieur. Deuxièmement, l’argument du prix trop lourd d’une politique radicale a peu de chances de porter en Iran, un Etat révolutionnaire où, depuis 32 ans, on cultive l’héroïsme. Il peut même paraître insultant à beaucoup.

Enfin le choix de donner cet entretien à la BBC en persan est maladroit. Invité de M. Talebzadeh dans Secrets, la principale émission politique du pays, à l’occasion des commémorations du 11-Septembre, j’avais exposé la nécessité d’une commission d’enquête des Nations Unies et j’avais abordé l’implication de la BBC dans le complot du 11-Septembre. On se souvient que ce jour-là la Tour 7 du World Trade Center, dite Tour des Salomon Brothers, s’est effondrée dans l’après-midi sans avoir été heurtée par un avion. Pour éviter que cet événement ne conduise les gens à se poser des questions plus larges sur l’effondrement des Tours jumelles, les comploteurs avaient imposé une explication immédiate. En s’effondrant les Tours jumelles auraient fait trembler le sol et fragilisé les fondations de la 7. Pour s’assurer que cette version soit reprise, les comploteurs la diffusèrent via la BBC avant même la chute de la Tour 7.

Sur cette vidéo, on voit la reporter de la BBC commenter l’effondrement, alors que l’on aperçoit dans son dos le bâtiment intact qui ne tombera que 12 minutes plus tard. La télévision publique britannique a mené une opération de désinformation caractérisée. Notons au passage que ceci implique une responsabilité du Royaume-Uni en tant qu’Etat dans la fabrication du mythe.

En résumé, le président de la République islamique d’Iran a déclaré au monde en général et aux Etats-uniens en particulier que les morts du 11-Septembre ne sont pas des victimes de l’islam. Il a souhaité une commission d’enquête internationale dont les résultats sont susceptibles de montrer que les morts US comme les morts du Proche-Orient sont également victimes du système de domination mondiale.
De son côté, le président des Etats-Unis s’est adressé aux Iraniens sur une chaine dont les dirigeants ont participé à l’intoxication du 11-Septembre pour leur suggérer de ne pas poser de questions sur ces attentats, faute de quoi ils auraient de nouvelles sanctions à endurer.

En définitive, la vivacité de la réaction de Washington révèle sa faiblesse. Si l’on a choisi de faire monter d’urgence au créneau le président Obama, c’est qu’il y a péril en la demeure. 74 % des Etats-uniens pensent que des éléments de l’administration ont perpétré le 11-Septembre ou l’ont laissé perpétrer. Pourtant ils ne se révoltent pas contre des autorités qu’ils rendent responsables de la mort de prés de 3 000 de leurs concitoyens. C’est que, jusqu’à présent, ils sont persuadés que des fanatiques de la sécurité nationale peuvent entreprendre des crimes contre la population lorsqu’ils les imaginent utiles à la grandeur du pays. Or, ce que le président Mahmoud Ahmadinejad suggère, c’est au contraire que les comploteurs ont agi dans l’intérêt d’un groupe transnational au détriment des intérêts des Etats-uniens, lesquels sont juste considérés comme de la chair à canon destinée à agoniser sur les champs de bataille du Proche-Orient élargi. Cette idée met en danger le système de domination mondiale car elle est susceptible de réveiller la conscience du peuple états-unien et de le pousser à la révolte.




 Thierry Meyssan

Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).

 
dimanche 26 septembre 2010
 

Selon

l’Observatoire

du nucléaire,

l’enlèvement

des

sept français par

AQMI serait une

manœuvre de

l’armée

française

par Mecanopolis

Selon l’Observatoire du nucléaire, l’enlèvement des sept salariés d’Areva et de Vinci au Niger, le 16 septembre dernier, serait une manoeuvre tactique de l’armée française destinée à conserver la mainmise de la France sur les mines d’uranium nigériennes.

C’est une dépêche du Journal du Dimanche, publiée mardi dernier, qui rapporte le communiqué de l’Observatoire du nucléaire. Le document développe l’hypothèse selon laquelle l’Etat-major français aurait volontairement facilité l’enlèvement des employés en abaissant son seuil de vigilance, pour ensuite donner l’impression de sévir, et ainsi conserver le monopole de mines convoitées par la Chine. « Cet enlèvement permet à la France d’intervenir militairement dans cette zone et de protéger ainsi son accès aux mines d’uranium. Il faut rappeler que la majorité des réacteurs nucléaires français sont alimentés par l’uranium du Niger. Or la Chine, elle aussi avide d’uranium, a intensifié sa présence au Niger et concurrence la France pour l’accès aux réserves d’uranium » expose l’observatoire. Il est en effet utile de rappeler que le projet d’Areva de mine géante à Imouraren est d’une importance majeure pour l’avenir de l’industrie nucléaire française. Qui plus est, un putsch a eu lieu début 2010 au Niger et les nouveaux dirigeants du pays semblent moins soumis à l’ancien pays colonisateur qu’est la France.

Contacté par la rédaction de Mecanopolis, Stéphane Lhomme, directeur de l’Oservatoire du nucléaire, précise que si on « ne peut penser que les autorités françaises soient elles-mêmes à l’origine de la prise d’otage, par contre, le déroulement des faits poussent à se demander si tout n’a pas été préparé pour que cette prise d’otage si prévisible puisse se dérouler sans encombre ». « L’intervention de l’armée française au Niger a été organisée avec une étonnante rapidité. Il apparait d’ailleurs que les hommes et le matériel étaient prêts à l’avance à N’djamena (Tchad) ».

« Areva et les autorités françaises ont en effet été averties par différents biais que des menaces pesaient sur les salariés des mines d’uranium au Niger. Or, non seulement les mesures nécessaires de protection n’ont pas été mises en oeuvre mais, au contraire, Areva semble avoir refusé l’aide des autorités du Niger», indique encore M. Lhomme, avant de conclure : « Toutes proportions gardées, cette Guerre du Niger pour l’uranium est le pendant de la Guerre du Golfe menée par les USA pour le pétrole. Il est une nouvelle fois démontré que, outre les risques d’accident et la production de déchets radioactifs, le nucléaire a aussi des conséquences très néfastes sur la démocratie. »

Réda B., pour Mecanopolis



 
samedi 25 septembre 2010
 

Jacques Attali : "L’islam est un atout extraordinaire pour la France"

C’est le sujet récurrent qui agite nos sociétés européennes. Tabou, refoulé, il est néanmoins toujours présent dans le moindre de nos débats politiques ; on ne cesse de tourner autour, sans vouloir l’affronter de face. Trop dangereux, trop propice aux "dérapages". L’immigration obsède le Vieux Continent, l’islam obsède cette vieille terre chrétienne aujourd’hui largement déchristianisée, et touchée par le déclin démographique. La montée des "populismes" partout en Europe atteste d’une crainte de plus en plus évidente, et qu’il n’est plus possible de cacher. Le débat doit avoir lieu, tel que la journaliste Natacha Polony l’a lancé sur son blog, hier, de façon mesurée mais franche. Le débat contre le discours de l’inéluctable, tenu il y a encore quelques jours par Jacques Attali et Emmanuel Todd chez Frédéric Taddeï. Le débat, car, en démocratie, il n’est pas tolérable que le destin d’un peuple ne soit pas décidé par lui, le souverain.

Pour la première fois de son histoire, l’extrême droite fait son entrée au Parlement suédois, suite aux élections législatives de dimanche. Si la classe politique parle de "choc", la population paraît plus apaisée, puisque 59 % des Suédois considèrent que les "Démocrates de Suède" (SD) constituent un parti "comme les autres".
De la même manière, lorsqu’en Allemagne, la classe politique se scandalisait du livre "choc" du social-démocrate Thilo Sarrazin, 95 % des Allemands considéraient que le membre de la Bundesbank (depuis révoqué) n’allait pas trop loin dans sa dénonciation de l’islamisation de son pays, et 51 % se disaient opposés à son renvoi de la banque centrale.
Partout en Europe, les partis d’extrême droite progressent à grande vitesse. Un phénomène que le politologue Dominique Reynié juge très préoccupant. Le cas suédois est à ce titre significatif : car, comme il le souligne, le pays connaît une santé économique remarquable, ce qui met clairement en évidence que c’est à un rejet de l’immigration musulmane que nous sommes confrontés, un rejet culturel, qui n’a rien à voir avec les problèmes socio-économiques, qui sont la cause traditionnellement avancée pour expliquer la poussée de l’extrême droite.

Source:Agoravox
 
mercredi 22 septembre 2010
 

Le terrorisme sioniste

et sa propagande,



En dépit du nombre croissant de personne dans le monde qui conteste la version mythologique des attentats du 11 septembre, revoici les manipulations juives sionistes utilisant le symbole pour leur propre compte. A défaut de ne plus douter de leur participation directe a ces attentats sous fals flag, il paraitrait qu’un homme a été attrapé en Egypte pour avoir tenté de bombarder une salle de spectacle pour l’armée de couche pampers. On surpasse le mensonge sioniste… c’est le mensonge satanique.

hortefeux et ses compares juifs sionistes sont en train de couler le navire France. Et Pour détourner l’attention une fois de plus, ils utilisent le terrorisme intellectuel et le terrorisme de la peur contre les français. Le grand manitou, sortant des bois, nommé bernard squarcini nous a présenté le danger dans le JDD du 10/09/2010 : « …un kamikaze qui prévoyait de faire sauter une salle de spectacle parisienne à l’occasion d’une collecte de fonds pour l’armée israélienne… Il avait été interpellé en Egypte et nous venons de le récupérer…. ».

squaricini c’est aussi l’affaire de TARNAC… de faux terroristes écologistes qui étaient sur le plateau des vaches.. La propagande des crapules n’a pas de limite.

Un kamikaze ? Mais quelles sont ses motivations ? Comment se nomme-t-il ? D’où vient-il ? C’est un égyptien ? Est ce un collabo que vous allez cacher ? Ou serait ce une fumisterie pour permettre aux couches culottes de pomper les fonds des français pour aller tuer des civils innocents. N’est ce pas là la plus grande supercherie des juifs sionistes terroristes, organisant des banquets sur le sang des innocents et accusant ces derniers d’être les coupables.

L’esprit de l’idéologie sioniste c’est celle d’un violeur accusant une petite fille d’être la cause de son malheur… nous comprenons donc pourquoi BHL défend aussi ardemment polanski. Les terroristes juifs sionistes fond des quêtes pour tuer des civils et accusent les pacifistes d’être les méchants terroristes… ils ont débordé sur le satanisme démoniaque.

D’autant plus, que le régime juif sioniste de sarkozy, en soutenant sans conditions l’état criminelle de l’entité purulente sioniste, tente par tous les moyens de catalyser la population de plus en plus en colères contre les dérives de sa politiques et ses mensonges : travailler plus, pour gagner plus… ah ah ah, et les 53% l’ont cru !!!

Tant mieux : les fasco n’auront plus de retraite, les populistes vont mourir de faim, et les canards qui passent leur temps a regarder l’étranger perdront leur temps sur leur sort. Bref… ils vont souffrir dans la haine… c’est bien pire que de souffrir dans l’amour.

Quant a leur terrorisme qui menacerait la France : je ne vois derrière cela, et comme le dis De Villepin que de la propagande a plutôt des origines areva… il faut connaitre le comportement d’AREVA dans le Niger. Dans ce pays, ou la population est la plus pauvre, il y a toutes sortes de minerais, du pétrole, du Gaz, et de l’uranium convoité par plusieurs entreprise occidentales et tout dernièrement la Chine.

Je vous incite a lire ce message très clair… sans aucune concession pour la barbarie areva et la politique coloniale française. Lorsque la France veut exporter les droits de l’homme dans des pays faible par les activismes des collabos africains, il faudrait qu’elle soit irréprochable. Lorsque les fasco nous disent que l’on ne peut accueillir toute la misère du monde, qu’ils regardent ce que font les entreprises françaises et les diplomaties françaises et surtout comment ils vivent grâce a la pauvreté des africains… avant de donner les leçons, donnez l’exemple.

Il n’y a aucune menace terroriste car le machin al qaida, dont on n’a aucune précision sur la structure, de nombre, de la situation géographique etc… sauf si, les sionistes ont décidé d’exécuter sous fausse bannière des attentats terroristes sur la France et les français… et ce serait alors de notre devoir de retrouver les commanditaires.

Ceci dit, dans ce contexte de la surenchère du terrorisme, les anglais ont aussi fait leur scène de théâtre médiatique. De méchants terroristes algériens ont été arrêté pour tentative d’attentat contre le Pape… finalement, le MI6, grand manipulateur et infesté par les sionistes ont relâché ces pauvres gars… décidément, ces 6 personnes présumés terroristes faisaient des plaisanteries au comptoir d’un café… les plaisanteries peuvent vous emporter dans des geôles pendant des jours… qu’elle peut être ce régime qui vous arrache de votre vie sur une simple plaisanterie ?

Ce qu’il faut relever, c’est cette volonté absolu des idéologues sionistes et leur chienchiens évangélistes qui veulent absolument impliquer les catholiques… la vidéo du coq chétif est pourtant révélatrice. Car le pape visé par un attentat c’est les catholiques… un pseudo attentat le 25 décembre, ce ne sont pas les évangélistes, mais les catholiques qui sont visé… diviser pour mieux dominer. Un évangéliste qui veut bruler le Coran et que les medias font le nomme chrétien, c’est aussi la division… notre ennemi est donc bien l’idéologie sioniste.

Les voyants sont au rouge…

Les algériens auraient informé les services français d’une kamikaze… franchement, l’Algérie, avec toutes ses brigands au pouvoir qui ont massacré des moines chrétiens et des imams musulmans ainsi que des civils musulmans, j’aurais plus que des doutes…

Ils me font rires… le régime algérien comme le régime sioniste français sont aux aboies.
 
lundi 20 septembre 2010
 

PRISON MOBILE

POUR ALI

BENHADJ


Le leader inflexible du F.I.S. est régulièrement arrêté et conduit pour des heures de procédure tatillonne et de persécution morale au Commissariat Central d’Alger, chaque fois qu’il dénonce le régime corrompu d'Alger.



Abdelkader DEHBI
Lundi 20 Septembre 2010

PRISON MOBILE POUR ALI BENHADJ



Dans un Communiqué, M. Ali Benhadj vient d’informer l’opinion publique,
que tard dans la nuit du vendredi 17 à samedi 18 Septembre 2010, il a été
libéré, après avoir été arrêté une énième fois par la police politique
d’Alger.
Tous les algériens sont au courant en effet, que M. Ali Benhadj, leader du
parti islamiste dissous et libéré en 2002, après 12 années
d’incarcération pour ses opinions politiques, est depuis cette date, en
permanence suivi par une escouade de policiers à l’occasion du moindre
déplacement et qu’il est régulièrement arrêté et conduit pour des heures
de procédure tatillonne et de persécution morale au Commissariat Central
d’Alger, siège de la redoutable B.I.R. – brigade d’intervention rapide
– chaque fois qu’il lui arrive de prendre la parole pour dénoncer
l’arbitraire d’un pouvoir qui l’étouffe lui et les siens, en étouffant
sa liberté de parole et en entravant sa liberté de mouvement.
Certes, M. Ali Benhadj est assurément l’une des plus célèbres icônes,
symbolisant les victimes de la tyrannie et de l’arbitraire du pouvoir
totalitaire en place à Alger, mais c’est en fait toute une large majorité du
peuple algérien qui vit dans la vaste prison à ciel ouvert qu’est devenue
l’Algérie, depuis le putsch du 11 Janvier 1992, quand une poignée de
généraux soudards, issus des anciens « d.a.f » – déserteurs (?) de
l’armée française – ont pris la responsabilité illégale, immorale et
criminelle, de se dresser par la force, contre la volonté souveraine du Peuple
algérien, en destituant un Président de la République élu – M. Chadli –
et en proclamant l’annulation des élections générales qui venaient de
donner une majorité écrasante au Front Islamique du Salut, arbitrairement
dissous depuis, par la junte mafieuse – casquée ou cravatée – qui exerce
la réalité du pouvoir en Algérie, derrière des « Institutions » de pure
façade.
Près de 20 ans après, le terrible bilan que tout le monde connait, reste
inchangé : c'est-à-dire : plus de 200.000 tués, plus de 20.000 « disparus
», des centaines de milliers de blessés, des centaines de milliers de
déplacés, des milliards de dollars prélevés par pillage ou gaspillage, sur
le patrimoine de la nation.
Un bilan humain et matériel effroyable, qui a été subi par le Peuple
algérien, comme s’il devait être puni – à la fois par les forces occultes
de l’intérieur et de l’extérieur – pour avoir fait le mauvais choix :
celui de continuer à se définir comme une nation musulmane, se réclamant des
valeurs de la démocratie, sans pour autant abandonner ses propres références
spirituelles et morales, traditionnelles et culturelles qui concourent à la
personnalité de l’Algérie authentique, arabo-amazighe et musulmane.
Un bilan humain et matériel effroyable aussi, dont se sont nourries et se
nourrissent encore et toujours, ces multitudes groupusculaires « browniennes »
et opportunistes d’un clientélisme sociopolitique mu par ses seuls intérêts
compradores – y compris dans leurs nécessaires prolongements à l’étranger
– un clientélisme encouragé, voire généré par un pouvoir foncièrement
illégitime, corrompu et anti national, mais qui s’acharne à donner le
change, en donnant du pays, toutes les apparences institutionnelles d’un pays
qui fonctionne. Y compris à travers ce foisonnement plus que douteux, de «
Banques » étrangères – françaises en particulier – venues plus pour
profiter de la curée des pilleurs, des « blanchisseurs » et autres «
passeurs » que pour contribuer en quoi que ce fut, à un développement
quelconque du pays.
Un bilan humain et matériel effroyable enfin, dont certaines des séquences
les plus répugnantes, relèvent ni plus ni moins, de la qualification
universelle infamante, de Crimes Imprescriptibles, comme cela reste le cas en
particulier, pour les massacres toujours impunis, de Bentalha ou de Raïs, de
Relizane ou de Béni-Messous, dont sont accusés les putschistes et leurs
complices des forces cyniquement qualifiées de « sécurité » ; des Crimes
Imprescriptibles qu’aucune loi scélérate ne peut, ni amnistier, ni classer,
ni effacer de la mémoire du Peuple.

Par une ironie du sort, et comme pour faire écho à un gouvernement
d’Alger, aujourd’hui d’autant plus arrogant et cynique politiquement
qu’il est faible et discrédité moralement, il y a les séquences successives
qui semblent interminables, de cette campagne médiatique contre l’Islam qui
semble se développer à l’échelle planétaire. Une campagne dont les deux
dernières « trouvailles » nous ont été servies la semaine dernière, sous
les espèces de cette grossière affaire de la « Lapidation de Sakineh en Iran
», qui s’est révélée n’être qu’une banale affaire de crime passionnel
dont se sont saisis entre autres crétins, un certain Bidar et surtout, un
certain BHL qui venait pourtant à peine de se « relever » de l’affaire
Botul (1)… pour en faire tout un plat, vite transformé en vrai bide….t !
Mais il y a eu surtout, cette provocation sans précédent de la Chancelière
allemande Mme Merkel, décorant le caricaturiste danois Kurt Westergaard, pour
ses caricatures blasphématoires – d’il y a 5 ans – contre le Prophète de
l’Islam – SLSLS – au nom, a-t-elle dit, de la liberté d’expression…En
oubliant bien entendu, de préciser que cette prétendue liberté d’expression
dont se targuent si promptement les Occidentaux – surtout quand il s’agit de
cogner sur l’Islam – devient un vrai tabou dès lors qu’il s’agit de
stigmatiser les organisations juives et sionistes et les crimes quotidiens de
l’Etat terroriste d’Israël, contre le Peuple de la Palestine occupée. Et
surtout, aussi, quand il s’agit de certaines questions gênantes pour cette
descendante d’une famille nazie, comme l’Holocauste par exemple….

C’est pourquoi, je ne peux que partager l’amertume et la condamnation
morale par M. Ali Benhadj, à l’endroit des médias internationaux en
général, et des médias français en particulier, pour leur infâme politique
de deux poids deux mesures, dans leur traitement de l’information touchant aux
atteintes aux Libertés Publiques et aux Droits de l’Homme, selon le bord
politique auquel l’on appartient.
 
vendredi 17 septembre 2010
 

Le scandale Sakineh


par Thierry Meyssan*



L’essayiste Bernard-Henry Lévy et le président Nicolas Sarkozy ont mobilisé l’opinion publique française pour sauver de la lapidation une Iranienne accusée d’adultère. Submergés par leur émotion, les Français n’ont pas pris le temps de vérifier cette imputation, jusqu’à ce que Dieudonné M’bala M’bala se rende à Téhéran. Sur place, il s’avère que tout est faux. Thierry Meyssan revient sur cette spectaculaire et bien imprudente manipulation.




El diario Times de Londres publicó inicialmente una falsa fotografía de [la mujer] Sra. Sakineh Mohammadi-Ashtiani con la cabeza al descubierto, lo cual se considera una indecencia en la cultura iraní. Una segunda foto, ya verdadera, se publicó posteriormente. En esa última foto se ve a Sakineh Mohammadi-Ashtiani con el chador, la prenda que usan las musulmanas dentro de las mezquitas y que un tercio de ellas lleva también en la calle.

L’annonce d’autodafés de Coran par des pasteurs états-uniens à l’occasion du neuvième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 a secoué le monde musulman. L’événement est ressenti différemment selon les cultures. Pour les Occidentaux, cette provocation doit être relativisée. Certes, il s’agit d’un livre que les musulmans considèrent comme sacré, mais, après tout, on ne fait que brûler du papier. A l’inverse, dans le monde musulman, on pense qu’en brûlant le Coran, on tente de couper les hommes de la parole divine et de leur dénier le salut. Il s’ensuit des réactions émotionnelles incontrôlables que les occidentaux perçoivent comme de l’hystérie religieuse. Jamais une telle chose pourrait survenir en Europe, et encore moins en France, pays formé par un siècle de laïcité combattante. Et pourtant…

Mobilisation

Récemment, l’essayiste Bernard-Henri Levy [1] a alerté l’opinion publique sur le cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, une jeune femme qui aurait été condamnée en Iran à la lapidation pour adultère. Il a lancé une pétition sur Internet pour faire pression sur les autorités iraniennes et leur demander de renoncer à cette barbarie.

En contact téléphonique régulier avec le fils de la victime qui réside à Tabriz (Iran), et avec son avocat, Javid Houstan Kian, qui vient de s’installer en France pour fuir le régime, M. Lévy n’a pas été avare de détails : la lapidation, dont la pratique aurait été interrompue par un moratoire, aurait reprise sous l’impulsion du président Ahmadinejad. Mme Mohammadi-Ashtiani, pourrait être exécutée à la fin du ramadan. Entre temps, le directeur de sa prison, furieux du tapage médiatique, lui aurait fait administrer 99 coups de fouet.

L’essayiste concentre ses attaques sur le mode d’exécution. Il écrit : « Pourquoi la lapidation  ? N’y a-t-il pas, en Iran, d’autres manières de donner la mort  ? Parce que c’est la plus abominable de toutes. Parce que cet attentat contre le visage, ce pilonnage de pierres sur un visage innocent et nu, ce raffinement de cruauté qui va jusqu’à codifier la taille des cailloux pour s’assurer que la victime souffre longtemps, sont un concentré rare d’inhumanité et de barbarie. Et parce qu’il y a, dans cette façon de détruire un visage, de faire exploser sa chair et de la réduire en un magma sanglant, parce qu’il y a dans ce geste de bombarder une face jusqu’à ce que bouillie s’ensuive, quelque chose de plus qu’une mise à mort. La lapidation n’est pas une peine de mort. La lapidation est plus qu’une peine de mort. La lapidation, c’est la liquidation d’une chair à qui l’on fait procès, en quelque sorte rétroactif, d’avoir été cette chair, juste cette chair  : la chair d’une jeune et belle femme, peut-être aimante, peut-être aimée, et ayant peut-être joui de ce bonheur d’être aimée et d’aimer. »

Le président Sarkozy a confirmé les informations de M. Lévy lors de la conférence annuelle des ambassadeurs de France [2]. À l’issue de son discours, il a déclaré que la condamnée était désormais « sous la responsabilité de la France ».

Rapidement, de nombreuses associations et personnalités se sont jointes à ce mouvement et plus de 140 000 signatures ont été réunies. Le Premier ministre François Fillon est venu sur le plateau du principal journal de la télévision publique pour manifester son émotion et sa solidarité avec Sakineh, « notre soeur à tous ». Tandis que l’ex-secrétaire d’État aux Droits de l’homme, Rama Yade, affirmait que la France faisait désormais de ce cas une « affaire personnelle ».

Mystification

Bien qu’ils n’en aient pas conscience, l’émotion des Français renvoie à la part religieuse de leur inconscient collectif. Qu’ils soient chrétiens ou non, ils ont été marqués par l’histoire de Jésus et de la femme adultère. Rappelons le mythe [3].

Les pharisiens, un groupe de juifs arrogants, essayent de placer Jésus en position difficile. Ils lui amènent une femme qui vient d’être prise en flagrant délit d’adultère. Selon la Loi de Moïse, elle devrait être lapidée, mais cette cruelle prescription est heureusement tombée en désuétude. Ils demandent donc à Jésus ce qu’il convient de faire. S’il préconise de la lapider, il paraîtra comme un fanatique, et s’il refuse de la sanctionner, il sera mis en accusation pour contestation de la Loi. Cependant, Jésus sauve la femme en leur répondant : « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ». Il renverse alors le dilemme : si les pharisiens la lapident, c’est qu’ils se prennent pour des purs, s’ils ne le font pas, ce sont eux qui violent la Loi. Et le texte de préciser : « Ils se retirèrent un à un, en commençant par les plus âgés ».

Ce mythe fonde dans la pensée occidentale la séparation entre loi religieuse et civile. La femme adultère a commis un péché vis-à-vis de Dieu et ne doit en rendre compte qu’à lui. Elle n’a pas commis de crime et ne peut être jugé par les hommes.

La lapidation annoncée de Sakineh est ressentie par les Français comme une terrible régression. La République islamique d’Iran doit être un régime religieux appliquant la Loi de Moïse revue par le Coran, la Sharia. Les mollahs doivent être des fanatiques phallocrates qui répriment les amours des femmes hors mariage et les maintiennent dans la soumission aux hommes. Aveuglés par leur propre obscurantisme, ils vont jusqu’à tuer et de la pire des manières.

Il s’agit bien ici d’hystérie religieuse collective car dans une telle affaire, le réflexe normal de tout un chacun aurait dû être de vérifier les imputations. Mais durant des semaines personne n’en a pris la peine.

Interrogations

Ayant à son tour signé cette pétition, le leader du Parti antisionniste, Dieudonné M’bala M’bala, de passage à Téhéran dans le cadre d’un projet cinématographique, a souhaité intercéder pour la condamnée. Il a demandé audience aux autorités compétentes et a été reçu par Ali Zadeh, vice-président du Conseil de la magistrature et porte-parole du ministère de la Justice.

L’entretien aura été un modèle du genre. M. Zadeh se demandant si son interlocuteur, humoriste de profession, ne se moquait pas de lui en lui rapportant ses craintes. Tandis que M. M’bala M’bala se faisait répéter plusieurs fois les réponses à ses questions tant il avait du mal à croire avoir été manipulé à ce point.

Succédant à la dictature du Shah Reza Pahlevi, la République islamique s’est avant toute chose préoccupée de mettre fin à l’arbitraire et d’instaurer un état de droit le plus rigoureux possible. Pour ce qui concerne les crimes passibles des assises, le système judiciaire prévoit de longue date une possibilité d’appel. En tout état de cause, la Cour de cassation est automatiquement saisie pour vérifier la légalité de la procédure. Le système judiciaire offre donc des garanties bien supérieures à celles des juridictions françaises, et les erreurs y sont beaucoup moins fréquentes.

Cependant, les condamnations ont conservé une dureté particulière. Le pays applique notamment la peine de mort. Plutôt que de diminuer le quantum des peines, la République islamique a choisi d’en limiter l’application. Le pardon des victimes, ou de leurs familles, suffit à annuler l’exécution des peines. Du fait de cette disposition et de son usage massif, il n’existe pas de grâce présidentielle.

La peine capitale est souvent prononcée, mais très rarement appliquée. Le système judiciaire pose un délai d’environ cinq ans entre le prononcé du jugement et son exécution dans l’espoir que la famille de la victime accordera son pardon et que le condamné sera ainsi gracié et immédiatement libéré. Dans la pratique, les exécution concernent surtout les gros trafiquants de drogue, les terroristes et les assassins d’enfants. L’exécution est effectuée par pendaison en public.

On peut espérer que la Révolution islamique poursuivra son évolution et abolira prochainement la peine de mort.

Quoi qu’il en soit, la constitution iranienne reconnaît la séparation des pouvoirs. Le système judiciaire est indépendant et le président Ahmadinejad n’a rien à voir avec une décision de justice, quelle qu’elle soit.

Manipulations

Dans le cas Sakineh, toutes les informations diffusées par Bernard-Henry Lévy et confirmées par Nicolas Sarkozy sont fausses.

- 1. Cette dame n’a pas été jugée pour adultère, mais pour meurtre. Au demeurant, il n’est pas prononcé en Iran de condamnation pour adultère. Plutôt que d’abroger cette incrimination, la loi a stipulé des conditions d’établissement des faits qui ne peuvent être réunies. Il faut que quatre personnes en aient été témoins au même moment [4].

- 2. La République islamique ne reconnaît pas la Sharia, mais exclusivement la loi civile votée par les représentants du peuple au sein du Parlement.

- 3. Mme Mohammadi-Ashtiani a drogué son mari et l’a fait tuer durant son sommeil par son amant, Issa Tahéri. Elle et son complice ont été jugés en première et seconde instance. Les « amants diaboliques » ont été condamnés à mort en première et seconde instance. La Cour n’a pas établi de discrimination selon le sexe des accusés. Il est à noter que, dans l’acte d’accusation, le relation intime des meurtriers n’est pas évoquée, précisément parce qu’elle n’est pas prouvable en droit iranien, même si elle est rapportée comme certaine par des proches.

- 4. Le peine de mort est susceptible d’être exécutée par pendaison. La lapidation, qui était en vigueur sous le régime du Shah, et encore quelques années après son renversement, a été abolie par la Révolution islamique. Indigné par les assertions de Bernard-Henry Lévy et Nicolas Sarkozy, le vice-président du Conseil iranien de la magistrature a déclaré à Dieudonné M’bala M’bala qu’il mettait au défi ces personnalités sionistes de trouver un texte de loi iranien contemporain qui prévoit la lapidation.

- 5. Le jugement est actuellement examiné par la Cour de cassation qui doit vérifier la régularité de chaque détail de la procédure. Si celle-ci n’a pas été scrupuleusement respectée, le jugement sera annulé. Cette procédure d’examen est suspensive. Le jugement n’étant pas encore définitif, la prévenue bénéficie toujours de la présomption d’innocence et il n’a jamais été question de l’exécuter à la fin du Ramadan.

- 6. Me Javid Houstan Kian, qui est présenté comme l’avocat de Mme Mohammadi-Ashtiani, est un imposteur. Il est lié au fils de la prévenue, mais n’a jamais eu de mandat de cette dame et n’a jamais eu de contact avec elle. Il est membre des Moujahidines du Peuple, une organisation terroriste protégée par Israël et les néconservateurs [5].

- 7. Le fils de la prévenue vit normalement à Tabriz. Il peut s’exprimer sans entraves et téléphone fréquemment à M. Lévy pour critiquer son pays, ce qui illustre le caractère libre et démocratique de son gouvernement.

En définitive, rien, absolument rien de la version Lévy-Sarkozy de l’histoire de Mme Sakineh Mohammadi-Ashtiani, n’est vrai. Peut-être Bernard-Henry Lévy a t-il relayé de bonne foi des imputations fausses qui servaient sa croisade anti-iranienne. Le président Nicolas Sarkozy ne peut invoquer quant à lui la négligence. Le service diplomatique français, le plus prestigieux du monde, lui a certainement adressé tous les rapports utiles. C’est donc délibérément qu’il a menti à l’opinion publique française, probablement pour justifier a posteriori les sanctions drastiques prises contre l’Iran au détriment notamment de l’économie française, pourtant déjà gravement blessée par sa politique.

Source:www.voltaire.org

 
mercredi 15 septembre 2010
 
Au nom de la democratie, de la liberté et de laicité : tuez des villageois (vidéo) !



15 sep, 2010
Auteur: davidel

Il n'est pas nécessaire de traduire cette vidéo, le texte en lien reprend globalement les déclarations sur la destruction et le meurtre de masse de musulmans par les civilisaSionistes oxidentaux au prix nobel de la pais. Si c'est cela leur paix, qu'est ce que leur guerre :

Source:www.planètenonviolence.org
 
 
 
samedi 11 septembre 2010
 

Neuf ans après



le


11-Septembre


Le temps passe. Neuf ans après les attentats qui endeuillèrent les États-Unis, la lucidité et la ténacité de Thierry Meyssan portent leurs fruits : une large majorité de personnes dans le monde ne croient plus à la version gouvernementale des États-Unis. Ce phénomène s’observe jusqu’aux États-Unis, où un dernier sondage évalue à 74 % le nombre de citoyens pris par le doute. Même les responsables de la commission d’enquête présidentielle admettent ne pas être convaincus par le rapport qu’ils ont signé. Pour l’initiateur opiniâtre de ce débat, le temps n’est plus à discuter de l’impossibilité de la version officielle, il faut maintenant saisir l’ONU et poursuivre les réels coupables.


Thierry Meyssan

Île de Manhattan, New York     Photo : Ann Althouse
Île de Manhattan, New York Photo : Ann Althouse


Nous commémorons le neuvième anniversaire des attentats du 11-Septembre qui marquèrent le début d’une guerre que ses promoteurs voulaient sans fin. Après avoir tué près de 3 000 personnes aux États-Unis, les commanditaires des attentats causèrent la mort de plus d’un million de personnes supplémentaires en Afghanistan et en Irak. Leur plan prévoyait de poursuivre ce carnage en détruisant la Syrie et l’Iran, mais ils n’ont pu —pour le moment— mener cette phase à exécution.
À l’occasion de ce triste anniversaire, ceux qui ont rejeté la responsabilité de leur propre crime sur des islamistes avant de ravager le Proche-Orient musulman nous offrent une nouvelle mise en scène. Un faux débat agite les États-Unis à propos de la construction d’un centre culturel musulman à Manhattan, et un autre faux débat accompagne l’autodafé annoncé de Corans. À l’issue de ces provocations, les autorités US ne manqueront pas de nous expliquer qu’elles sont intervenues pour garantir la liberté religieuse dans leur pays, espérant ainsi nous faire oublier que les crimes de masse qu’elles ont commis au Proche-Orient le furent dans une ambiance de croisade contre l’islam.
Elles voudraient aussi nous empêcher de prendre conscience de leur échec à convaincre. Il y a neuf ans, j’étais seul à réfuter les mensonges du 11-Septembre, à dénoncer un coup d’État du complexe militaro-industriel, et à alerter sur les projets bellicistes du nouvel Empire. Malgré les insultes, les menaces et les attaques, j’ai parcouru le monde pour éclairer l’opinion publique internationale et désamorcer l’idéologie de guerre des civilisations. Je n’ai pas pu développer ce travail aux États-Unis, où j’ai été déclaré persona non grata. Cependant, une fois le choc assimilé et le deuil accepté, de courageux États-uniens ont porté le flambeau dans leur propre pays. Chaque année les sondages montrent que 10 % d’Américains supplémentaires doutent de la version établie par la Commission Kean-Hamilton. Aujourd’hui plus de 70 % des États-uniens doutent, y compris MM. Kean et Hamilton, les co-présidents de la commission chargée de graver dans le marbre la version gouvernementale. À ce rythme constant, la totalité de la population US aura rejeté cette version dans trois ans.
Nous sommes désormais une large majorité dans le monde à exiger que toute la lumière soit faite sur ces crimes. Le 11-Septembre ayant été utilisé par les États-Unis et le Royaume-Uni devant l’ONU pour justifier de leur invasion de l’Afghanistan et de l’Irak, cette affaire n’est plus nationale, mais internationale. Le temps est venu pour que l’Assemblée générale des Nations Unies désigne une commission d’enquête, réunisse les éléments déjà connus du public et prépare la mise en accusation des suspects.
Que nous ayons perdu des parents sous les décombres du World Trade Center ou sous ceux des maisons bombardées de Kaboul et de Bagdad, que nous ayons perdu des enfants tués par l’occupant ou tué en occupant le Proche-Orient, nous sommes tous victimes du même système. Nous devons ensemble lutter pour établir toute la vérité et punir les coupables, parce que nous ne parviendrons pas à la paix sans la justice.


Thierry Meyssan
Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007)
 
jeudi 9 septembre 2010
 

La barbarie yankee et

Le scalp des civils

afghans

Mais ou sont ces grands moralistes du droit de lhommisme et de la civilisation moderne oxidentale (occident sionisé). Ou est BHL, ramayade et autres sionistes qui utilise le cas d’une meurtrière pour détourner l’attention des français des reformes criminelles du sioniste sarkoze. UNE CAUSE NATIONALE ? Kouchner et sa copine sioniste ramayade.

Les amis de ces sionistes ont une drôle de manière de s’amuser :

Selon les journaux yankees, obama, grand maitre en prix Nobel de la paix (je vous laisse rire), a enterré le dossier des enlèvements, de torture, et d’assassinat de musulmans civils a travers le monde pour ne pas ternir l’image de la civilisation yankee. C’était peut être une mission civilisatrice pour libérer la femme de l’homme musulman… allez savoir.

Cette guerre contre les musulmans, a n’en pas douter, a été menée par des néoconservateurs sionistes tous, et sans exception des agents sionistes. Néoconservateurs, en terme oxidentale veut dire fasciste voir même néonazi. Vous pensez que j’exagère ? Voyez ce qui suit :

Des soldats mercenaire yankees, par amusement, ont assassiné au hasard des civils et collectés leur doigts en guise de trophée. Douze soldats yankees sont accusés d’avoir lancé des grenade sur des civils pour le sport et collecté des trophées afin de se faire concurrence dans la barbarie.
L’une des attaques a été menée contre des civils de Kandahar, en Afghanistan. Selon les rapports, la tuerie systématique de civils avait commencé après l’arrivé du sergent d’état major gibbs calvin en Novembre 2009a la base d’opérations avancée de Ramrod.

Dans l’enquête, un soldat mercenaire a rapporté que gibbs se vantait qu’il pouvait lancer des grenade sur quelqu’un pour l’exécuter sans raison et sans aucune conséquence sur lui. gibbs, 25 ans, avec l’un de ses amis Morlock, 22 ans, ont créé une équipe de tueur. En patrouille, ils ont tué Monsieur Gul Mudin avec un grenade a fragmentation jetée sur lui lorsque la patrouille a pénétré dans le village de Mohammad kalay en Janvier 2010.

Ils ont coupé les doigts des morts puis ont posé pour des photos. Chacun d’eux ont juré de garder le silence sur ces meurtres. Selon la justice yankees, ils risquent la peine de mort voir la prison a vie. Mais réellement, ils n’auront rien a craindre en raison de la torture systémique, du meurtre de masse ordonné par les bush et obama et leurs abrutis yankees.

Ces histoires ont été dévoilées alors qu’un soldat avait accusé ses collègues d’avoir consommé de la drogue en Afghanistan. L’Army Times a rapporté que des membres de cette unité fumaient régulièrement de la drogue en service et parfois commandé auprès des civils afghans.

Deux jours après cette dénonciation sur la drogue, gibbs et morlokk ont accusé le soldat de délateur et lui ont donné une raclé pour lui apprendre a se taire. C’est après cela que ce soldat a accusé ses amis meurtrier d’avoir organisé des séances de tueries sur des civils.

Mission démocratique et civilisatrice accompli pour cette purulence yankee qui continue a donner des leçons de droit de l’hommisme et d’exemplarité humaine
 
mercredi 8 septembre 2010
 

Vatican: Brûler le



Coran serait



"une grave



offense" à un



"livre sacré"





Vatican: Brûler le Coran serait "une grave offense" à un "livre sacré"
Le projet du pasteur américain Terry Jones de brûler le Coran serait "un geste de grave offense envers un livre considéré comme sacré par une communauté religieuse", c’est ce qu’a averti, ce mercredi, dans un communiqué le Conseil pontifical du Vatican pour le dialogue interreligieux.

Le Conseil pontifical, décastère de la Curie romaine -- équivalent d'un ministère -- a dit avoir "accueilli avec une vive préoccupation la nouvelle du projet d'un +Koran Burning Day+ pour le 11 septembre".

"On ne peut pas remédier à des actes de violence aussi déplorables" que les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, avec un projet comme celui promu par le groupe fondamentaliste chrétien "Dove World Outreach Center", installé en Floride, a souligné le Conseil pontifical.

"Chaque religion avec ses livres sacrés, ses lieux de culte et symboles, a droit au respect et à la protection", a ajouté le Conseil pontifical.

"Il s'agit du respect dû à la dignité des personnes qui y adhèrent et à leur libre choix en matière religieuse", a poursuivi le dicastère.

"Tous les responsables religieux et tous les croyants sont appelés à renouveler leur ferme condamnation de toute forme de violence en particulier celle commise au nom de la religion", a ajouté le Conseil pontifical.

Le journal officiel du Vatican l'Osservatore Romano s'était déjà fait l'écho mardi sous le titre "que personne le brûle le Coran", des multiples condamnations du projet de l'église du pasteur Terry Jones de brûler un Coran le 11 septembre.

Mercredi 8 Septembre 2010
 
samedi 4 septembre 2010
 
Négociations israélo-palestiniennes : La fausse paix sioniste de la “pax americana”

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Amar Djerrad




Ces énièmes négociations, qui entrent dans le cadre d’un processus de paix interminable, obéissent en fait à une “Pax Americana” dont les conditions sont l’apanage des lobbies toujours en veille pour imposer leur volonté.

La nouvelle tentative d’arranger une paix entre eux par des négociations dites directes et “sans conditions”, ce 2 septembre, est présentés par l’Administration d’Obama sous forme d’un nouveau plan pour mettre un terme au conflit, et voudrait que les deux parties signent un accord sur le cadre d’une solution définitive dans un an.

La relance faite par la secrétaire d'État américaine — qui rejette “toute référence devant servir de base pour les négociations” en exigeant que “Palestiniens et Israéliens devraient s’entendre pour déterminer ensemble la référence qui leur convient par négociations bilatérales” — présente déjà les signes d’un échec au regard du monopole des États-Unis dans ce processus qui néglige les autres parties arabes concernées et des enjeux contradictoires des antagonistes. Surtout l’entêtement de la partie israélienne à poursuivre la colonisation avec, en plus, des conditions pour le “futur” État palestinien qui s’apparentent à un “État vassal” (poursuite de la colonisation, reconnaître Al Qods (Jérusalem) capitale éternelle d’Israël ainsi que sa judaïté, démilitarisation du futur État, tenir compte des considérations de sécurité israéliennes). En somme, des négociations “sans conditions préalables” dans le cadre des “conditions d'Israël”.

La fin de ce conflit signifierait, sans aucun doute, aussi une paix à l’échelle continental. Mais cette paix se heurte à une idéologie qui lui est antinomique, à savoir le “sionisme”.

Selon R. Malley, directeur du Programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à l’International Crisis Group, “pour le mouvement national palestinien, le choix était entre aller à des pourparlers auxquels il ne croit pas et pas d’alternative du tout”. Pour lui, l’Administration américaine bénéficie “d’avoir vu ce qui s’est passé en 2000” et au “corpus de négociations” qui en est sorti en précisant que l’“on a déjà balisé le chemin”.

Le président de l'Autorité palestinienne justifie sa participation “sur la base du communiqué publié par le Quartette sur le Proche-Orient” dont le texte affirme, selon lui, “la nécessité de mettre fin à l'occupation qui dure depuis 1967, la non-reconnaissance de l'annexion de l’est de Jérusalem ou de toute mesure visant à modifier le caractère de la ville, la nécessité d'établir un État palestinien indépendant et viable, et le refus de la colonisation, y compris ce que l'on appelle la ‘croissance naturelle’ dans les colonies et que le gouvernement d'Israël assumera l'entière responsabilité du risque d'échec et d'effondrement des négociations si la colonisation continue dans l'ensemble des territoires palestiniens occupés en 1967”. Le Hamas rejette à l’avance ces négociations qui, selon Khaled Mechaâl, “ne donneraient rien... que le Quartette est une tromperie car incapable d'adopter une position indépendante de la position israélo-américaine”. Pendant que Hanane Achraoui, membre du CEOLP, y voit “une dernière chance, il n’y aura pas de direction palestinienne aussi souple que celle-ci”, d’autres factions y perçoivent une “liquidation de la cause”.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a déclaré : “(…) Nous sommes très pessimistes quant à la viabilité du processus de paix, compte tenu de ce qui s'est déjà passé.”

Netanyahu espère “trouver un partenaire de paix courageux comme Sadat”, tout en rassurant le Likoud et la principale organisation de colons, la ‘Yesha’ — qui s'opposent à la prolongation éventuelle du gel des colonisations qui s'achève le 26 septembre — par “vous ne devez pas être inquiets. Personne ne m'apprendra ce qu'est l'amour d'Eretz Israël (la terre d'Israël)”. A. Lieberman reconnaît son scepticisme sur ce sommet de Washington qu’il qualifie d’“un autre événement festif, qui ne peut pas aboutir en un an à un accord de paix”.

Quant à Kouchner, qui place les intérêts d’Israël avant toutes considérations, il avait proposé “la reconnaissance d’un État palestinien avant un accord sur des frontières”. Si reconnaissance il y a, pourquoi faudra-t-il que cet État soit sans frontières alors qu’il a celles de 1967 fixées par l’ONU ?

Ces énièmes négociations, qui entrent dans le cadre d’un processus de paix interminable, obéissent en fait à une “Pax Americana” dont les conditions sont l’apanage des lobbies toujours en veille pour imposer leur volonté. La dernière démonstration de force du courant conservateur est bien la manifestation de ces lobbies financiers et industriels que dominent les sionistes.

En faisant le point, il a fallu donc plus de 18 années de “processus de paix” pour aboutir à une guerre contre Gaza et à son blocus, à plus de colonisation, d’expropriations et d’expulsions, à plus d’assassinats politiques, à plus d’instabilité, pour arriver à nouveau à des négociations. Comment donc négocier avec un adversaire non crédible et versatile, qui a toujours renié ses engagements, et des médiateurs partiaux ? De quelle solution pourrait-il s’agir quand Ariel Sharon conseillait aux militants du parti Tsomet que “tout le monde doit bouger, courir et s'emparer d'autant de collines qu'il est possible pour agrandir les colonies parce que tout ce que l'on prendra maintenant restera à nous. Tout ce que nous ne prendrons pas par la force ira à eux” ? Ou quand il donnait cette sentence à Shimon Pérès en 2001 : “À chaque fois que nous faisons quelque chose, vous me dites que l'Amérique fera ceci ou fera cela. Je veux te dire une chose très claire : ne t'inquiète pas des pressions américaines sur Israël. Nous, le peuple juif, contrôlons l'Amérique, et les Américains le savent.”

Comment se fait-il que l’Occident s’intéresse, maintenant, avec empressement à ce conflit pour en rechercher une solution, lui qui tergiversait depuis plus d’un demi-siècle ? En fait, il y a le nouveau rapport de force que bouleverse l’Iran suite au développement de son industrie militaire de défense, de son option réussie pour l’énergie nucléaire civile et de sa puissance incontournable dans la solution et la prévention des conflits de la région. Ce rapport de force est consolidé par le camp dit de la résistance (Iran, Syrie, Liban et Hamas) que l’Occident s’évertue à diviser sur des bases surtout religieuses ou communautaires (entre chiites et sunnites) dans le but d’isoler l’Iran du monde arabe, principalement sunnite.

Ce basculement n’est pas pour arranger le sionisme qui a aussi d’autres objectifs. Le sionisme, qui s’enlise dans une situation paradoxale de “ni guerre ni paix”, doit son existence à la perpétuation du conflit du MO dont il se sert comme alibi. Sa finalité de création d’un “État juif” — suite duquel il aurait dû être aboli — vise désormais la domination des gouvernements occidentaux, par l’infiltration, en s’appuyant sur des lobbies juifs puissants. C’est la raison pour laquelle toutes les solutions avancées pour mettre fin au conflit au MO, par lequel il se perpétue, sont systématiquement sabordées. La réponse de Netanyahu à l’Amérique par un refus de l’arrêt de la colonisation est des plus logiques, car obéissant à une doctrine dont il n’est pas le maître ! Le sionisme est d'essence colonialiste et expansionniste. Il ne peut survivre sans ces conditions. La paix signifierait la fin de l’alibi permettant l’existence de cette idéologie et donc la “fin de mission” de toutes les organisations sur lesquelles s’appuie le sionisme pour imposer son hégémonie et une nouvelle guerre pourrait signifier sa disparition du fait du nouveau rapport de force.

En ce qui concerne les Arabes, il s’agit d’un moment historique qui leur est favorable. Leur “choix de la paix” ne recevant comme réponse que l’option de défi et d’adversité du côté israélien, ils doivent d’abord admettre l’impossible solution et rejoindre le camp de la résistance ensuite, mettre leurs pouvoirs économique, financier et politique contre le sionisme et ses soutiens comme option de défense légale. Si cette option devait être retenue, le conflit israélo-palestinien et par extension israélo-arabe serait définitivement clos et l’idéologie sioniste arriver au bout de son évolution historique.

Avant de terminer, il est bon de rappeler les propos du général de Gaulle, lors d’une conférence de presse, en 1967, faite au sujet de ce conflit : “Une fois mis un terme à l’affaire algérienne, nous avions repris avec les peuples arabes d’Orient la même politique d’amitié, de coopération qui avaient été pendant des siècles celle de la France… Bien entendu, nous ne laissions pas ignorer aux Arabes que, pour nous, l’État d’Israël était un fait accompli… De sorte qu’on pouvait imaginer qu’un jour viendrait où notre pays pourrait aider directement à ce qu’une paix fût conclue et garantie en Orient, pourvu qu’aucun drame nouveau ne vint la déchirer. Hélas ! Le drame est venu (...) J’avais (…) déclaré (…) à Monsieur Eban (…) ‘si Israël est attaqué’ (…) ‘nous ne le laisserons pas détruire, mais si vous attaquez, nous condamnerons votre initiative’. (…) Mais ensuite, vous vous trouveriez engagés sur le terrain et au point de vue international, dans des difficultés grandissantes, d’autant plus que la guerre en Orient ne peut pas manquer d’augmenter dans le monde une tension déplorable et d’avoir des conséquences (…) pour beaucoup de pays, si bien que ce serait à vous, devenus des conquérants, qu’on en imputerait peu à peu les inconvénients (…) Israël, ayant attaqué (…) Maintenant, il organise sur les territoires qu’il a pris l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions, et il s’y manifeste contre lui une résistance, qu’à son tour il qualifie de terrorisme (…) Un règlement dans cette voie (solution par la voie internationale) (…) doit avoir pour base l’évacuation des territoires qui ont été pris par la force, la fin de toute belligérance et la reconnaissance réciproque de chacun des États en cause par tous les autres. Après quoi, par des décisions des Nations unies, en présence et sous la garantie de leurs forces, il serait probablement possible d’arrêter le tracé précis des frontières, les conditions de la vie et de la sécurité des deux côtés, le sort des réfugiés et des minorités et les modalités de la libre navigation pour tous (…) Pour qu’un tel règlement puisse être mis en œuvre, il faudrait qu’il y eût l’accord des grandes puissances (…) Mais on ne voit pas comment un accord quelconque pourrait naître (…) par une action commune, tant que l’une des plus grandes des quatre ne se sera pas dégagée de la guerre odieuse qu’elle mène ailleurs (Vietnam) (…) car tout se tient dans le monde d’aujourd’hui (…).”

Amar Djerrad
4 septembre 2010

Article paru dans le quotidien Liberté
 
"Si vous n’y prenez pas garde, les journaux finiront par vous faire haïr les opprimés et adorer les oppresseurs." Malcom X

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