ELWATAN-ALHABIB
samedi 21 mars 2009
  Le 11 septembre 2001:une provocation mondiale

Vu de Russie
Le 11 septembre 2001 : une provocation mondiale
par Général Leonid Ivashov*

Politologue russe influent, issu des milieux nationalistes, le général Léonid Ivashov était chef d’état-major des armées le 11 septembre 2001. Ce jour-là, il avait placé ses satellites en alerte pour observer les manœuvres militaires aériennes annoncées aux USA, mais c’est un tout autre spectacle auquel il fut confronté. Au vu des analyses de cet événement par ses experts, il a écarté l’hypothèse Al-Qaïda et conclu à une provocation de l’élite financière anglo-saxonne. Sur cette base, il a développé la vision stratégique russe du monde post-11-Septembre. Nous reproduisons ici un de ses articles, représentatif de sa pensée et de celle des officiers supérieurs russes. Le lecteur sera surpris de constater que ce qui est considéré comme un délire dans les pays de l’OTAN est une vérité d’évidence en Russie, comme d’ailleurs dans de nombreux autres régions du monde. Au-delà de la question d’établir la vérité, l’honnêteté intellectuelle exige de comprendre et d’accepter la relativité des points de vue. Cet article sera particulièrement précieux pour les militaires français au moment où le ministre de la Défense a engagé une chasse aux sorcières contre les enseignants de l’École de guerre qui ont osé rendre compte de la diversité des interprétations du 11-Septembre.





L’expérience de l’humanité montre que le terrorisme apparaît partout où se produit à un moment donné une aggravation des contradictions, où les relations commencent à se dégrader au sein de la société et où l’ordre social change, où surgit l’instabilité politique, économique et sociale, où se libèrent des potentiels d’agressivité, où les valeurs morales périclitent, où triomphent le cynisme et le nihilisme, et où la criminalité explose.

Les processus liés à la mondialisation créent des conditions favorables à ces phénomènes extrêmement dangereux. Ils entraînent un redécoupage de la carte géopolitique du monde, une redistribution des ressources planétaires, violent la souveraineté et effacent les frontières des États, démantèlent le droit international, anéantissent la diversité culturelle, appauvrissent la vie spirituelle et morale.

Je pense que nous sommes en droit aujourd’hui de parler de crise systémique de la civilisation humaine. Elle se manifeste de manière particulièrement aiguë au niveau de l’interprétation philosophique de la vie. Ses manifestations les plus spectaculaires concernent le sens donné à la vie, l’économie et le domaine de la sécurité internationale.

L’absence de nouvelles idées philosophiques, la crise morale et spirituelle, la déformation de la perception du monde, la diffusion de phénomènes amoraux contraires à la tradition, la course à l’enrichissement illimité et au pouvoir, la cruauté, conduisent l’humanité à la décadence et peut-être à la catastrophe.

L’inquiétude, ainsi que le manque de perspectives de vie et de développement de nombreux peuples et états constituent un important facteur d’instabilité mondiale.
L’essence de la crise économique se manifeste dans la lutte sans merci pour les ressources naturelles, dans les efforts déployés par les grandes puissances du monde, avant tout par les États-Unis d’Amérique, mais aussi par des entreprises multinationales pour soumettre à leurs intérêts les systèmes économiques d’autres États, prendre le contrôle des ressources de la planète et surtout des sources d’approvisionnement en hydrocarbures.

La destruction du modèle multipolaire qui assurait l’équilibre des forces dans le monde a entraîné également la destruction du système de sécurité internationale, des normes et des principes qui régissaient les relations entre États, ainsi que du rôle de l’ONU et de son Conseil de sécurité.
Aujourd’hui les États-Unis d’Amérique et l’OTAN se sont arrogés le droit de décider du destin d’autres États, de commettre des actes d’agression, de soumettre les principes de la Charte des Nations Unies à leur propre législation.

Ce sont précisément les pays occidentaux qui, par leurs actions et agressions contre la République fédérale de Yougoslavie et l’Irak, ainsi qu’en permettant de toute évidence l’agression israélienne contre le Liban et en menaçant la Syrie, l’Iran et d’autres pays, ont libéré une énorme énergie de résistance, de vengeance et d’extrémisme, énergie qui a renforcé le potentiel de la terreur avant de se retourner, comme un boomerang, contre l’Occident.

L’analyse de la substance des processus de mondialisation, ainsi que des doctrines politiques et militaires des États-Unis d’Amérique et d’autres États, permet de se convaincre que le terrorisme favorise la réalisation des objectifs de domination du monde et la soumission des États aux intérêts de l’oligarchie mondiale. Cela signifie qu’il ne constitue pas un sujet en tant que tel de la politique mondiale mais un simple instrument, le moyen d’instaurer un nouvel ordre unipolaire ayant un centre de commandement mondial unique, d’effacer les frontières nationales et d’assurer la domination d’une nouvelle élite mondiale. C’est elle qui constitue le sujet principal du terrorisme international, son idéologue et son « parrain ». C’est elle aussi qui s’efforce de diriger le terrorisme contre d’autres États, y compris contre la Russie.

La principale cible de la nouvelle élite mondiale est la réalité naturelle, traditionnelle, historique et culturelle qui a jeté les bases du système de relations entre les États, de l’organisation de la civilisation humaine en États nationaux, de l’identité nationale.

Le terrorisme international actuel est un phénomène qui consiste, pour des structures gouvernementales ou non gouvernementales, à utiliser la terreur comme moyen d’atteindre des objectifs politiques en terrorisant, déstabilisant les populations sur le plan socio-psychologique, en démotivant les structures du pouvoir d’État et en créant les conditions permettant de manipuler la politique de l’État et le comportement des citoyens.

Le terrorisme est un moyen de faire la guerre de manière différente, non conventionnelle. Simultanément, le terrorisme, allié aux médias, se comporte comme un système de contrôle des processus mondiaux.
C’est précisément la symbiose des médias et de la terreur qui crée les conditions favorables à des bouleversements dans la politique mondiale et dans la réalité existante.
Si l’on examine dans ce contexte les événements du 11 septembre 2001 aux États-Unis d’Amérique, on peut en tirer les conclusions suivantes :

- l’attentat terroriste contre les tours jumelles du World Trade Center a modifié le cours de l’histoire du monde en détruisant définitivement l’ordre mondial issu des accords de Yalta-Potsdam ;

- il a délié les mains des États-Unis d’Amérique, de la Grande-Bretagne et d’Israël, leur permettant de mener des actions contre d’autres pays en faisant fi des règles de l’ONU et des accords internationaux ;

- il a stimulé l’amplification du terrorisme international.

D’autre part, le terrorisme se présente comme un instrument radical de résistance aux processus de mondialisation, comme un moyen de lutte de libération nationale, de séparatisme, un moyen de résoudre les conflits entre les nations et entre les religions, ainsi que comme in instrument de lutte économique et politique.

En Afghanistan, au Kosovo, en Asie centrale, au Proche Orient et dans le Caucase nous constatons que la terreur sert aussi à protéger des narcotrafiquants en déstabilisant leurs zones de passage.
On peut constater que dans un contexte de crise systémique mondiale la terreur est devenue une sorte de culture de la mort, la culture de notre quotidien. Il a fait irruption dans la prospère Europe, tourmente la Russie, secoue le Proche-Orient et l’Extrême-Orient. Il favorise l’accoutumance de la communauté internationale à des ingérences violentes et illégales dans les affaires intérieures des États et à la destruction du système de sécurité internationale.

La terreur engendre le culte de la force et lui soumet la politique, le comportement des gouvernements et de la population. Le plus effrayant est que le terrorisme a un grand avenir en raison de la nouvelle spirale de guerre qui s’annonce pour la redistribution des ressources mondiales et pour le contrôle des zones clé de la planète.
Dans la stratégie de sécurité nationale des États-Unis d’Amérique, approuvée cette année par le Congrès états-unien, l’objectif avoué de la politique de Washington est « de s’assurer l’accès aux régions clé du monde, aux communications stratégiques et aux ressources mondiales », avec comme moyen pour y parvenir de procéder à des frappes préventives contre n’importe quel pays. Du point de vue du Congrès, les États-Unis d’Amérique peuvent donc adopter une doctrine de frappes nucléaires préventives qui s’apparente à du terrorisme nucléaire.
Cela implique l’utilisation à grande échelle de substances nocives et d’armes de destruction massive. On ne s’embarrassera pas de scrupules pour choisir les moyens de répondre à une attaque. Pour se défendre les parties n’auront que le choix des moyens.

La provocation par un acte terroriste devient un moyen d’atteindre des objectifs politiques d’ampleur globale, régionale et locale. Ainsi, une provocation organisée dans la localité de Rachic (Kosovo, Serbie) a fini par entraîner le changement de régime politique en Serbie et l’effondrement de la République fédérée de Yougoslavie, tout en servant de prétexte à l’agression de l’OTAN et à la séparation du Kosovo de la Serbie. Il s’agit d’une provocation d’ampleur régionale.

Les explosions dans le métro de Londres, les désordres à Paris en 2005-2006 sont des provocations locales qui ont eu des répercussions sur la politique et l’opinion publique en Grande Bretagne et en France.
Pratiquement chaque acte terroriste dissimule des forces politiques puissantes, des entreprises transnationales ou des structures criminelles ayant des objectifs précis. Et presque tous les actes terroristes, à l’exception des activités de libération nationale) sont en réalité des provocations.

Même en Irak, les explosions dans les mosquées sunnites et shiites ne sont rien d’autre que des provocations organisées en vertu du principe « diviser pour régner ». Il en va de même de la prise en otage et de l’assassinat de membres de la mission diplomatique russe à Bagdad.
L’acte terroriste commis à des fins de provocation est aussi ancien que l’humanité elle-même. Ce sont précisément des provocations terroristes qui ont servi de prétextes au déclenchement des deux guerres mondiales. Les événements du 11 septembre 2001 constituent une provocation mondiale. On peut parler d’opération d’ampleur mondiale. De telles opérations permettent en général de résoudre plusieurs problèmes mondiaux à la fois. On peut les définir comme suit :

- 1. L’oligarchie financière mondiale et les États-Unis d’Amérique ont obtenu le droit non formel de recourir à la force contre n’importe quel État.

- 2. Le rôle du Conseil de sécurité s’est trouvé dévalué. Il fait de plus en plus figure d’organisation criminelle complice de l’agresseur et alliée à la nouvelle dictature fasciste mondiale.

- 3. Grâce à la provocation du 11 septembre, les États-Unis d’Amérique ont consolidé leur monopole mondial et ont obtenu l’accès à n’importe quelle région du monde et à ses ressources.

Dans le déroulement d’une opération-provocation il y a toujours trois éléments obligatoires : le commanditaire, l’organisateur et l’exécutant. En ce qui concerne la provocation du 11 septembre et contrairement à l’opinion dominante, « Al-Qaida » ne pouvait être ni le commanditaire, ni l’organisateur, ne disposant pas des moyens financiers suffisants (et ils sont énormes) pour commander une action d’une telle ampleur.

Toutes les opérations menées par cette organisation ne sont que des actions locales et assez primitives. Elle ne dispose pas des ressources humaines, d’un réseau d’agents suffisamment développé sur le territoire des États-Unis d’Amérique, pour réussir à pénétrer les dizaines de structures publiques et privées qui assurent le fonctionnement des transports aériens et veillent à sa sécurité. Al-Qaida ne saurait donc avoir été l’organisateur de cette opération (sinon à quoi peuvent bien servir le FBI et la CIA ?). Ces gens pourraient en revanche fort bien avoir été de simples exécutants de cet acte terroriste.

À mon avis, le commanditaire de cette provocation pourrait avoir été l’oligarchie financière mondiale, dans le but d’installer une fois pour toutes « la dictature fasciste mondiale des banques » (l’expression appartient à l’économiste états-unien bien connu Lyndon LaRouche) et d’assurer le contrôle de ressources mondiales en hydrocarbures limitées. Il se serait agi par la même de s’assurer la domination mondiale pour longtemps.

L’invasion de l’Afghanistan, riche en ressources gazières, de l’Irak et peut-être aussi de l’Iran, qui possèdent des réserves mondiales de pétrole, mais aussi l’instauration d’un contrôle militaire sur les communications pétrolières stratégiques et l’augmentation radicale du prix du pétrole sont des conséquences des événements du 11 septembre 2001.

L’organisateur de l’opération pourrait avoir été un consortium bien organisé et abondamment financé formé de représentants (anciens et actuels) des services secrets, d’organisations maçonniques et d’employés des transports aériens.

La couverture médiatique et juridique a été assurée par des organes de presse, des juristes et des politiciens stipendiés. Les exécutants ont été choisis sur la base de leur appartenance ethnique à la région qui possède les ressources naturelles d’importance mondiale.

L’opération a réussi, les objectifs sont atteints.

L’expression « terrorisme international » en tant que principale menace pour l’humanité a fait irruption dans le quotidien politique et social.
Cette menace a été identifiée en la personne d’un islamiste, ressortissant d’un pays disposant d’énormes ressources en hydrocarbures.
Le système international mis sur pied à l’époque où le monde était bipolaire a été détruit et les notions d’agression, de terrorisme d’État et de droit a la défense ont été altérées.

Le droit des peuples de résister aux agressions et aux activités subversives des services secrets étrangers ainsi que de défendre leurs intérêts nationaux est foulé aux pieds.
Toutes les garanties sont assurées en revanche aux forces qui cherchent à instaurer une dictature mondiale et à dominer le monde.
Mais la guerre mondiale n’est pas encore finie. Elle a été provoquée le 11 septembre 2001 et elle n’est que le prélude à de grands événements à venir.

 Général Leonid Ivashov

Le général Leonid Ivashov est vice-président de l’Académie des problèmes géopolitiques. Il fut chef du département des Affaires générales du ministère de la Défense de l’Union soviétique, secrétaire du Conseil des ministres de la Défense de la Communauté des États indépendants (CEI), chef du Département de coopération militaire du ministère de la Défense de la Fédération de Russie. Il était chef d’état-major des armées russes, le 11 septembre 2001

 
vendredi 20 mars 2009
 

Durban II : les défections sont une gifle aux victimes de l’apartheid


De plus en plus de pays occidentaux annoncent leur boycott ou menacent de boycotter Durban II, la Conférence des Nations-Unies programmée en avril prochain à Genève pour examiner les progrès réalisés depuis la Conférence Mondiale contre le Racisme (CMCR) qui s’était tenue à Durban, Afrique du Sud, en 2001, communément appelée Durban I.

Arjan El Fassed - The Electronic Intifada






Israël a convaincu ses alliés de boycotter la prochaine Conférence anti-raciste qui, dans le passé, a critiqué le traitement des Palestiniens par Israël dans les territoires occupés (Wissam Nassar/MaanImages)
Israël a convaincu ses alliés de boycotter la prochaine Conférence anti-raciste qui, dans le passé, a critiqué le traitement des Palestiniens par Israël dans les territoires occupés (Wissam Nassar/MaanImages)

Au début de ce mois, l’Italie a été le premier état-membre de l’UE à faire défection, déclarant qu’elle ne pouvait approuver l’avant-projet d’ordre du jour qui critique Israël. L’Italie emboîtait le pas à Israël, au Canada et aux USA. La France et les Pays-Bas menacent par ailleurs de boycotter. Maxime Verhagen, le ministre néerlandais des Affaires étrangères expliquait récemment que « Les Pays-Bas ne seront pas complices d’un cirque de propagande ». En décembre 2008, Verhagen déclarait que le sommet de 2001 avait été « une chasse aux sorcières antisémite ».

En septembre 2001, le monde n’était peut-être pas encore prêt à accepter l’idée qu’Israël pratique de fait l’apartheid. Mais de plus en plus d’observateurs en arrivent précisément à cette conclusion. Thomas Friedman, chroniqueur du New York Times, avertissait il y a quatre ans que « si Israël ne renonce pas à la Cisjordanie et à Gaza, les Palestiniens seront bientôt plus nombreux que les juifs et Israël deviendra soit un état d’apartheid soit un état non-juif ».

Quatre ans plus tard, Friedman écrivait : « Eh bien, ayant fait un petit tour à travers une partie de la Cisjordanie, comme je le fais toujours quand je suis en visite, ce qui me frappe plus que jamais c’est que non seulement il est minuit cinq, mais qu’il est minuit cinq plus une semaine ».

L’organisation israélienne Peace Now déclarait début mars que le Ministre israélien du Logement avait des plans qui doubleraient pratiquement le nombre de colons en Cisjordanie, rendant impossible la solution des deux états. Selon ce mouvement, Israël a prévu 73.000 nouvelles unités de logement en Cisjordanie occupée, dont 15.000 auraient déjà été approuvées. En outre, le premier ministre désigné Benyamin Netanyahou a annoncé qu’un gouvernement qu’il dirige étendrait les colonies de peuplement.

Israël a travaillé dur pour influencer ses alliés afin qu’ils ne participent pas à la prochaine Conférence de suivi. Ce n’est pourtant pas une première. Les deux premières Conférences de 1978 et 1983 avaient pris des positions fermes contre l’apartheid en Afrique du Sud et les observateurs leur attribuent un grand rôle dans la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. En 1978 les Etats-Unis avaient mené un boycott de la CMCR, suivis par un certain nombre de pays européens, parce que le document de cette Conférence, qui faisait référence à l’ère de l’apartheid en Afrique du Sud, contenait également une condamnation des violations systématiques des droits palestiniens par Israël.

En 1983, la CMCR déclarait : « l’apartheid en tant que forme institutionnalisée de racisme est un affront délibéré et totalement répugnant à la conscience et à la dignité humaines, un crime contre l’humanité et une menace contre la paix et la sécurité internationales ». En septembre 2001, les Etats-Unis et Israël quittaient Durban I. Cette année-là, avant la Conférence des Nations Unies, le Congrès National Africain (ANC) affirmait qu’ayant mis en échec l’apartheid, l’Afrique du Sud était directement concernée par l’éradication des pratiques d’apartheid à une échelle mondiale et en particulier par rapport à la détresse du peuple palestinien.

Depuis Durban I, un nombre croissant d’observateurs distingués ont témoigné de la réalité de la vie palestinienne sous l’occupation. Parmi eux, les plus prestigieux sont les lauréats du Nobel de la Paix, l’archevêque Desmond Tutu et l’ancien Président étatsunien Jimmy Carter, ainsi que des vétérans ANC du combat anti-apartheid.

Même le premier ministre sortant Ehud Olmert avait reconnu la véracité de l’analogie avec l’apartheid, quoique sans l’endosser, quand il mettait en garde, en novembre 2007, contre le fait que les Palestiniens, déjà égaux en nombre aux juifs israéliens dans les frontières de la Palestine historique, pourraient bientôt exiger des droits politiques dans un état unique. Olmert avertissait qu’Israël aurait à « affronter une lutte dans le style Afrique du Sud pour l’égalité du droit de vote, et dès que cela arriverait, c’en serait fini de l’état d’Israël ».

Plus récemment, Avigdor Lieberman, le dirigeant d’Israël Beiténou, proposait que des centaines de milliers de Palestiniens des villes du nord d’Israël soient privés de leur citoyenneté israélienne et transférés vers une future entité palestinienne.

L’an dernier, le Président de l’Assemblée Générale des Nations Unies, l’ambassadeur Miguel d’Escoto Brockmann du Nicaragua, déclarait : « bien que différent, ce qui est en train d’être commis contre le peuple palestinien me semble être une version de la hideuse politique d’apartheid. Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas permettre que cela continue ».

Il faudra sans doute du temps pour que ces dures vérités soient complètement absorbées, mais de plus en plus d’individus qui font l’effort de comprendre le conflit israélo-palestinien et recherchent des solutions créatives sont convaincus que l’occupation doit cesser et que les peuples ont besoin de vivre libres et d’être respectés sur la base d’une pleine égalité, où qu’ils vivent.

* Arjan El Fassed est cofondateur de The Electronic Intifada et auteur de « Niet iedereen kan stenen gooien » [« Tout le monde ne peut pas lancer des pierres »] (éditions Uitgeverij Nieuwland, 2008). En 2001 il faisait partie de la délégation non-gouvernementale à la Conférence Mondiale Contre le Racisme à Durban, Afrique du Sud.

18 mars 2009 - The Electronic Intifada - Vous pouvez consulter cet article à :
http://electronicintifada.net/v2/ar...
Traduction de l’anglais : Marie Meert

http://www.info-palestine.net

 
dimanche 8 mars 2009
 
L'Occident et le gâteau du monde,
Tibet, Soudan, Ukraine, Gaza...


Editorial d'Eva


Chers amis républicains,

L'Occident essaie de déstabiliser le monde entier, sous couvert de démocratie, de liberté, du Bien. On a vu les conséquences extrêmes en Irak : Tout un pays détruit, démantelé, au profit des multinationales de l'Occident anti-démocratique, assassinant la liberté, et apportant le malheur aux populations.

Pour l'Occident judéo-chrétien, avide de se confronter au monde musulman - le fameux choc de civilisations, dicté par des motifs purement impérialistes, coloniaux, de domination des pays et de dépossession des richesses -, il s'agit de s'affirmer, au détriment des pays souverains.

Cet Occident carnassier a sévi en URSS, qu'il a réussi à affaiblir - et qui, réduit à la Russie, tente désormais, légitimement, de retrouver sa place dans le monde (et donc accusé de tous les maux) -, il a sévi en Yougoslavie, en détruisant cette fédération slave et alliée à la Russie - pour en faire un territoire éclaté essentiellement soumis à l'OTAN, avec un Kosovo mafieux hébergeant la plus grande base militaire américaine aux portes de la Russie - , il détruit des pays souverains au Moyen Orient, les uns après les autres, pour dominer les ressources de la région et contrôler des zones stratégiques au détriment d'autres puissances émergentes, - une sauvage course de vitesse - , il a asservi d'anciens territoires soviétiques comme l'Ukraine et la Georgie, infestés de pseudos ONG aux ordres de Washington et de Tel-Aviv, et maintenant il cherche à détacher le Tibet de la Chine, pour affaiblir ce pays émergent (qui se dit toujours communiste, bien que libéral sur le plan économique), afin d'y placer ses hommes, des marionnettes serviles, comme au Kosovo otanisé, en Irak, en Afghanistan...

Le Tibet était un Etat féodal, en partie dominé par des moine d'une cruauté rare, il a été libéré par les Chinois, modernisé, mais l'Elite locale cherche à retrouver ses prérogatives, et elle s'est placée sous la protection de Washington qui rêve d'avoir un Etat à sa botte dans la région, et, en même temps, d'affaiblir le puissant futur rival. Le Tibet représente en effet un tiers à un quart de la superficie de la Chine, et il détient certainement d'importantes ressources. La Chine ne peut accepter, bien évidemment, de voir son territoire amputé, et surtout d'avoir l'Occident à sa frontière.

Aujourd'hui, les "gentils" moines tibétains sont financés par la CIA, et le Dalaï-Lama est une "créature" de Washington, entretenue par les Américains, et icône de la soi-disant lutte pour la Liberté. En réalité au service de l'Occident, nous devons le faire savoir, car le Dalaï-Lama jouit d'un crédit usurpé, et parce que les médias sont défaillants.



La bataille qui se prépare est donc âpre, et les événements risquent de se précipiter; l'Occident mené par l'OTAN ne songe qu'à renforcer son hégémonie, au détriment bien sûr des puissances émergentes, mais aussi des Etats souverains - et des peuples du monde.

Ce qui se passe au Soudan est identique. Etat islamique, allié de l'Iran, membre de la Ligue arabe, il est aujourd'hui mis au ban de la Communauté sur ordre de l'Occident, à travers le TPI qui a lancé un mandat d'arrêt international, sans précédent, contre son dirigeant. Toujours le deux poids deux mesures, des mesures même d'exception sont vite prises quand il s'agit de défendre la puissance de l'Occident, et les pouvoirs se taisent lorsqu'un Etat comme Israël viole toutes les règles internationales, le Droit en temps de guerre, et les territoires. La boucherie de Gaza n'a été dénoncée par personne, au contraire, on accorde à Israël des prérogatives uniques au monde, scandaleuses (comme le rehaussement de cet Etat au sein de l'Europe). Les crimes ne sont dénoncés que lorsqu'ils nuisent aux intérêts des multinationales euro-atlantiques et israéliennes.

Au Soudan, donc, il y a du pétrole, de grandes richesses, et les puissances financières et industrielles de l'Occident souhaitent les soustraire au peuple, au Pouvoir local, islamiste - qui fait obstacle aux intérêts usraéliens. On élabore donc des juridictions spéciales contre cet Etat, pour mieux mettre la main sur lui, ensuite. Ce qui se joue, là-bas, n'est en réalité que le fameux choc de civilisations, qui met aux prises un Etat musulman, souverain, et l'Occident hégémonique, impérialiste, colonisateur, prédateur.

Les ONG priées de rentrer chez elle ? Il s'agit, comme en Russie il y a quelques années, d'une mesure de protection, d'auto-défense. Elles sont en réalité, souvent, le sous-marin d'un Etat avide, la couverture humanitaire d'agents très spéciaux, chargés, de l'intérieur, de destabiliser les Etats. Et, ensuite, les puissances de l'Occident font main-basse sur eux, et sur les ressources du pays. Il s'agit d'une mesure de sécurité publique, non de "vengeance" comme les médias menteurs le prétendent. Souvenez-vous : En Ukraine, des ONG "charitables", juives, solidement implantées pour des raisons prétendûment humanitaires, en réalité géo-strétégiques, ont offert des soupes chaudes aux manifestants pro-occidentaux assiégeant le Parlement nuit et jour, dans le froid. Pour pousser l'Ukraine à l'indépendance - en réalité, à se détacher de la puissante URSS. On sait ce qu'il advint par la suite, avec une Ukraine désormais complètement asservie... à l'Occident, contre ses intérêts propres.

Tibet, Soudan, Ukraine : Destabilisations, ONG ambigües, conflits, guerres, luttes géo-stratégiques pour le Pouvoir, l'hégémonie, les ressources. Au bénéfice de l'Occident, encore et toujours, contre les intérêts des peuples, des nations, des puissances émergentes pouvant ré-équilibrer la planète.



D'énormes gisements de gaz ont été découverts au large de Gaza, Israël tente d'exterminer les Gazaouis pour faire main-basse sur leurs ressources futures. D'énormes gisements ont été trouvés en Australie, prometteurs, les Chinois à l'affût de ressources achètent des pans entiers de l'économie et des zones juteuses.

Mais dans ce cas, et c'est ce qui fait toute la différence, d'un côté il y a une stratégie économique amicale, la chinoise, de l'autre, une stratégie militaro-financière violente, criminelle, détruisant vies, infrastructures et logements, celle d'Israël.

On voit d'où vient le danger, encore et toujours : De l'occident, qui impose sa domination en destabilisant des régions entières, en divisant pour régner (comme en Amérique Latine, en Bolivie, surtout, - en essayant de détacher des provinces entières - , mais aussi au Vénézuela, pour ne citer que ces exemples), en provoquant des conflits, en mettant en place marionnettes ou dictateurs (au nom de la démocratie ?), en installant des guerres un peu partout.

L'Occident constitue aujourd'hui la principale menace pour le monde, les Etats souverains, les peuples, la paix. A nous d'en tirer les conclusions...

Eva
 
samedi 7 mars 2009
 
VASTE GUIGNOLADE AU DÎNER DU CRIF !




Publié le 3 mars 2009 par KAMERUN SCOOP

J’ai ri de bon cœur, j’ai même pleuré de rire, hier, pendant le dîner médiatique, antidémocratique et communautariste du CRIF. La bande de comiques ne m’a pas fait bondir de ma chaise. Ils sont tellement prévisibles que le sempiternel refrain ne peut que faire rire. Antisémitisme à toutes les sauces. Selon machin chouette, les chiffres ont augmenté. L’intervention du chef de l’Etat était très attendue, alors que le nombre de faits antisémites a bondi en janvier en raison de « l’importation » en France du conflit dans la bande de Gaza. C’est vrai qu’en organisant une marche pour soutenir Tsahal, on n’importe pas le conflit. Nous sommes inquiets insistent-ils.. etc. Sarkozy, FUTUR PRIX NOBEL DE LA PAIX[fr], est resté sur place, pendant 30 mn.

Avec une société aussi répressive comme la notre, il y a de quoi avoir marre de ces pleurnicheries perpétuelles. C’est quand même hallucinant de voir des personnes qui soutiennent des tueurs d’enfants, oser pleurer comme des bébés à chaque instant. Ceux-là même qui vous donnent un violent coup et se couchent en premier pour crier, en faisant semblant d’être atteint. Pfff !

De vous à moi, que penser lorsqu’un juif, parce qu’il est juif, soutient le carnage de Gaza et le vol manifeste qu’on appelle colonisation ? Rien ? Et, va-t-on m’accuser d’antisémitisme alors que je combats le sionisme qui est une forme de racisme et de néo-colonialisme mais, on va m’accuser de racisme et d’antisémitisme. Vous voyez comme ces imbéciles sont habiles pour bannir toute critique ?

Je pense à Fillon, qui a dit que les antisémites n’ont pas leur place en France. Il va les expulser où ? Et les anti-gazaouis, qui sont aussi des antisémites, qu’on comptait par centaines lors du dîner du CRIF, puisque les Arabes sont aussi sémites, seront-ils envoyés manu militari vers Israël ? La séparation entre le religieux et l’Etat, je n’en parle même pas.

Pour finir, mais quelle guignolade ce dîner ! Avec l’argent public, le contribuable français va reconstruire Gaza bombardé par Israël. En même temps nous dinons au CRIF et faisons la bise aux israéliens du CRIF. C’est merveilleux la politique, non ? Israéliens, ne vous gênez pas. Bombardez, tuez, assassinez, nous reconstruirons. Quelle tristesse. Quand se décidera-t-on à distinguer les juifs de la Shoah et les israéliens extrémistes ?

PARALLAX

source : http://kamerunscoop.wordpress.com/2...

 
mardi 3 mars 2009
 


Effacez le nom de notre grand-mère du mur de Yad Vashem
publié le samedi 28 février 2009

Michael Neumann et Osha Neumann
Au président de l’Etat d’Israël et au directeur du Mémorial de Yad Vashem : Selon l’exemple de Jean-Moise Braitberg [1], nous exigeons que le nom de notre grand-mère soit retiré du mur de Yad Vashem. Son nom est Gertrud Neumann. Vos archives disent qu’elle est née le 6 juin 1875 à Kattowitz et mourut au camp de concentration de Terezín (Theresienstadt en allemand, aujourd’hui en république Tchèque).

M. Braitberg a fondé sa requête sur d’excellentes raisons et sur un témoignage personnel éloquent. Ses paroles frappent l’imagination, mais elles vous donnent - ainsi qu’à ceux qui vous soutiennent - trop d’importance. Je serais donc bref. S’il vous plait, considérez cette lettre comme l’expression de mon dégoût et de mon mépris pour votre Etat et tout ce qu’il représente.


Notre grand-mère fut la victime de ce même idéal de souveraineté ethnique, cause pour laquelle Israël a depuis de si longtemps répandu tant de sang. J’ai fait partie de ces nombreux Juifs qui embrassèrent cet idéal sans état d’âme, malgré la souffrance qu’il infligea à notre propre race. Il aura fallu la mort de milliers de Palestiniens avant que je réalise enfin notre folie.


Notre complicité fut méprisable. Je ne croîs pas que le peuple Juif, au nom duquel vous commettez tant de crimes avec une telle satisfaction, puisse jamais se débarrasser de la honte que vous jetez sur nous. La propagande Nazie, malgré toutes ses calomnies, n’a jamais discrédité ni corrompu les Juifs ; vous avez réussi à le faire. Vous n’avez même pas le courage de prendre vos responsabilités pour vos propres actes de sadisme : avec une insolence inégalée vous vous présentez comme le porte-parole de toute une race, comme si votre existence même légitimait votre conduite. Et vous salissez nos noms non seulement par vos actes, mais par les mensonges, les fausses excuses, l’arrogance suffisante, et le côté moralisateur dont vous enrobez votre histoire.


Pour terminer, vous donnerez aux Palestiniens un succédané d’état. Vous ne serez jamais puni pour vos crimes et continuerez à vous auto congratuler, à vous bercer de l’illusion de votre grandeur morale. Mais, avant d’en arriver là, vous continuerez de tuer, tuer et tuer encore, juste pour assouvir votre brutalité d’enfant gâté. Notre grand-mère à assez souffert durant sa vie. Ne l’associez pas à ces horreurs maintenant qu’elle est morte.

Michael Neumann


Je me joins à mon frère Michael Neumann, pour exiger que toute référence à notre grand-mère soit effacée de Yad Vashem, le mémorial de l’Holocauste.


J’ai visité ce mémorial. Ses bâtiments, ses cours pavées et ses places recouvrent avec autorité des milliers de mètres carrés de paysage. Il met en scène l’Holocauste, prélude à la création de l’Etat d’Israël. Il statufie la Mémoire des Camps de la Mort et les préserve comme Trésors Nationaux. Ce Trésor n’appartient pas à Israël. Ce n’est un Trésor que s’il sert de Souvenir pour ne jamais autoriser aucune Nation à réclamer en faveur de son peuple élu, une exemption à la morale et à la décence.


Israël a transformé l’Holocauste en une excuse pour perpétrer encore plus de sacrifices. Il a dépensé le trésor de sympathie du monde pour les victimes de l’Holocauste en essayant vainement de s’en protéger contre toute critique quand il massacre et torture les Palestiniens et les écrase sous le joug d’une occupation brutale. Je ne souhaite pas que la mémoire de ma grand-mère soit enrôlée dans ce projet illégitime.


J’ai grandi en croyant que les Juifs étaient un groupe ethnique dont la mission historique était de transcender l’ethnicité dans un front uni contre le Fascisme. Etre Juif, c’était être anti-Fasciste. Il y a longtemps, Israël m’a sorti de mon sommeil dogmatique au sujet de cette relation immuable entre les Juifs et les Fascistes. Il a réalisé une fusion entre des images de Juifs tortureurs et criminels de guerre et celles des victimes émaciées des camps de concentration. Je trouve ce mélange obscène. Je ne veux pas en faire partie. Vous avez perdu le droit d’être les gardiens de la Mémoire de ma grand-mère. Je ne veux pas que Yad Vashem soit son mémorial.

Osha Neumann


Michael Neumann est professeur de philosophie dans une université canadienne. Il est l’auteur de "What’s Left : Radical Politics and the Radical Psyche and The Case Against Israel." Il a aussi contribué à l’essai "Qu’est ce que l’antisémitisme"", et au livre de CounterPunch "Politique de l’antisémitisme". On peut le joindre à : mneumann@live.com

Osha Neumann est avocat à Berkeley et l’auteur de "Against the Wall MotherF**ker : a Memoir of the 60s with Notes for Next Time. "

publié par Counterpunch http://www.counterpunch.org/neumann02202009.html

Traduction Laurent Emor pour le Grand Soir

http://www.legrandsoir.info/spip.php ?article8099


Ce à quoi ni Prasquier ni qui que ce soit n'a rigoureusement rien à dire. Si des descendants de victimes de la Shoah comparent ce qui s'est passé à Gaza à l'holocauste, c'est un droit que nul ne peut leur retirer. Il y a des limites au rapt de la parole et du vécu d l'autre pour servir ses objectifs propagandistes.

par Nicole publié dans : Pour le rétablissement de la résolution 3379 communauté : Pour la démission de Sarkozy
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